Là-haut - Le test blu-ray
Publié le 2010-04-09 15:54:41 par Remy
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Co-réalisé par Pete Docter (Monstres et Cie) et Bob Peterson, Là-Haut est le dixième long-métrage issu de chez Pixar.
Ce film nous raconte l'histoire de Carl Fredriksen qui va accrocher des ballons sur sa maison et partir dans une contrée éloignée.
Réduire Là-Haut à un simple film d'aventures serait une grossière erreur. Ce genre cinématographique est certes présent, c'est même l'axe central du film, mais il y a aussi beaucoup d'autres thèmes qui feront que chacun y trouvera son compte. Des thèmes bien plus adultes qu'on ne le croit.
Tout d'abord, celui de l'odyssée de l'enfance. On se prend à rêver qu'on est un aventurier, ou on s'invente tout un tas de choses, notre imagination débordante nous permettant de nous soustraire à une réalité que l'on ne comprend pas forcément, bref faire comme ces personnages que l'on idolâtre : que celui qui n'a jamais rêvé d'être Luke Skywalker me jette la première pierre.
Puis vient le temps d'une autre aventure : celle d'être un homme, un adulte... Aventure par laquelle on balaiera d'un revers de la main tous nos rêves d'enfant, tout ce dont on s'émerveillait. Ça sera également le temps des responsabilités, des factures, de l'envie ou non de fonder une famille, de se justifier de certains de ses choix et de les assumer.
Puis, viendra le temps de la dernière aventure, celle où certains renoueront avec leur âme d'enfant, où tout nous paraîtra clair, la vie n'étant qu'un éternel recommencement.
Cette partie de notre vie, on la fera seul ou accompagné, mais elle sera indubitablement marquée par nos actes d'avant.
Place donc à un sujet central dans ce film, touchant autant les enfants que les adultes, l'amour. On se démène pour plaire à l'autre, pour capter son regard ne serait-ce qu'une seule seconde.
Dans les vingt-cinq premières minutes, c'est l'odyssée de l'enfance qui est mise en scène. Puis vient l'histoire d'amour, d'adulte, celle qui marque sa vie et prépare notre héros à l'affrontement de sa dernière ligne droite. Dans cette partie (la plus importante du métrage) Carl sera confronté à l'aventure qu'il a toujours rêvé de vivre,
celle que lui dictait son imagination, sa femme et leurs errances enfantines.
Il sera accompagné d'un enfant se prénommant Russel. Très méthodique, bruyant, à la pointe de la technologie, en somme l'antithèse exact de Carl mais aussi son ange gardien un peu encombrant.
Mais il s'agit d'un film signé Pixar et ce qui paraît évident au début, le devient de moins en moins et on découvrira finalement que Carl et Russel ont plus de points en commun qu'on ne le pensait au départ.

Cette partie du film (appelons la l'expédition), nous montrera aussi Carl sous un nouveau jour. Pétillant, plein de vie et de forces, il ne se dégonflera pas et ne ratera pas la dernière et seule vraie aventure de toute sa vie.
Il se dépassera pour sauver ce qui lui est cher et, surtout, ce qui le deviendra.
Au cours de son périple, il sera aussi confronté à l'idole de son enfance, comme qui dirait : "La boucle est bouclée". Cette confrontation entre Carl et Muntz sera un franc moment de rigolade, où nos deux petits vieux rivaliseront d'astuces pour ralentir l'autre dans sa quête. Et celui que Carl adorait deviendra son pire ennemi. Les temps changent mais l'émotion reste intacte.
Dans cette partie on rigole beaucoup il est vrai, mais l'émotion n'est clairement pas mise de côté bien au contraire. A l'instar de la première partie, nous passerons du rire aux larmes en très peu de temps. Un moment de répit laissera même à Carl le temps de faire le point sur ce qu'il a vraiment fait de sa vie.
Moment assez grave qui pose une question : que laissons-nous, quelle trace, empreinte, de notre vie et de notre passage sur terre ?
Sera-t-on oublié ? Avons-nous réalisé tout ce que nous voulions ? Si nous partagions la vie de quelqu'un, l'être aimé a-t-il été comblé ? Avons-nous été au bout de nos choix, de nos décisions ? Quels seront nos regrets ? Et pourquoi ?

En l'espace de cinq minutes, voilà les questions que Pete Docter et Bob Peterson nous amènerons à nous poser par l'intermédiaire du personnage, de son regard et de ses émotions, personnage que nous pourrions tous devenir un jour.
Et, comme c'est toujours le cas avec Pixar, ce ne sera pas une émotion anodine.
Néanmoins, et parce qu'avec mon seul avis on ne le croirait sans doute pas, on rigole quand même beaucoup dans Là-Haut.
Déjà, grâce au duo Carl/Russel, d'un côté un personnage posé, de l'autre un énergumène qui ne jure que par ses hauts-faits de scouts.
La scène de la tente est très drôle et démonstrative de ce qu'est ce duo.
Russel est aussi un personnage un peu naïf et impressionnable sur les bords, sa rencontre avec Kevin en est l'exemple même. Il est l'archétype de l'enfant un peu à part.
Pour faire les présentations, Kevin est un oiseau imaginaire qui porte le nom de dabou. Grand, coloré, il n'a pas son pareil pour faire entendre et comprendre ce qu'il pense. Bien plus qu'un simple animal de compagnie (pas au sens de "pets" - chien, chat, rat, cochon d'inde ou poisson rouge hein - mais au sens de compagnon, de route en l'occurrence), il apportera de bons moments de plaisir, surtout quand il imite Carl en train de lui dire de dégager.
Ce grand oiseau est poursuivi par une bande de quatre chiens à la solde de Muntz. Enfin quatre, plutôt trois, Doug étant un peu à part.
L'ingéniosité de Pixar se voit encore ici : ils ont eu la bonne idée de faire parler les chiens (je vous laisse découvrir le procédé). Comparé à son chef de bande, Doug est un canidé un peu foufou, ne se contrôlant que très rarement et faisant preuve d'un comportement pour le moins enfantin.
Il ne comprend pas vraiment ce qu'il fait là, mais il s'attachera à nos trois compères. Il sera aussi un bon vecteur d'émotion.
Des moments hilarants Là-Haut en est blindé.
De la glissade de Russel sur les vitres du dirigeable, à la voix du Dobermann, en passant par la bataille des deux papys.
Et puis, par moment, on se surprend à avoir les yeux remplis de larmes, parce qu'on y voit quelque chose de très vrai, qui nous arrivera probablement à tous.

Les gens qui composent Pixar nous prouvent une fois de plus qu'ils sont de bons conteurs et avec Là-Haut, ils se rapprochent de l'émotion d'un dessin-animé sorti tout droit des studios Ghibli (pas étonnant quand on sait que Pete Docter a travaillé pour Miyazaki himself sur le casting vocal américain du Voyage de Chihiro).
Ce film s'adresse donc à tout le monde, aux petits comme aux grands. Ceux-là même qui ont gardé leur âme d'enfant, qui rêvent de choses imaginaires, grandioses et magiques et qui pourraient facilement s'exclamer : "L'aventure c'est extra!".
Ce film nous raconte l'histoire de Carl Fredriksen qui va accrocher des ballons sur sa maison et partir dans une contrée éloignée.
Réduire Là-Haut à un simple film d'aventures serait une grossière erreur. Ce genre cinématographique est certes présent, c'est même l'axe central du film, mais il y a aussi beaucoup d'autres thèmes qui feront que chacun y trouvera son compte. Des thèmes bien plus adultes qu'on ne le croit.
Tout d'abord, celui de l'odyssée de l'enfance. On se prend à rêver qu'on est un aventurier, ou on s'invente tout un tas de choses, notre imagination débordante nous permettant de nous soustraire à une réalité que l'on ne comprend pas forcément, bref faire comme ces personnages que l'on idolâtre : que celui qui n'a jamais rêvé d'être Luke Skywalker me jette la première pierre.
Puis vient le temps d'une autre aventure : celle d'être un homme, un adulte... Aventure par laquelle on balaiera d'un revers de la main tous nos rêves d'enfant, tout ce dont on s'émerveillait. Ça sera également le temps des responsabilités, des factures, de l'envie ou non de fonder une famille, de se justifier de certains de ses choix et de les assumer.
Puis, viendra le temps de la dernière aventure, celle où certains renoueront avec leur âme d'enfant, où tout nous paraîtra clair, la vie n'étant qu'un éternel recommencement.
Cette partie de notre vie, on la fera seul ou accompagné, mais elle sera indubitablement marquée par nos actes d'avant.
Place donc à un sujet central dans ce film, touchant autant les enfants que les adultes, l'amour. On se démène pour plaire à l'autre, pour capter son regard ne serait-ce qu'une seule seconde.
Dans les vingt-cinq premières minutes, c'est l'odyssée de l'enfance qui est mise en scène. Puis vient l'histoire d'amour, d'adulte, celle qui marque sa vie et prépare notre héros à l'affrontement de sa dernière ligne droite. Dans cette partie (la plus importante du métrage) Carl sera confronté à l'aventure qu'il a toujours rêvé de vivre,
celle que lui dictait son imagination, sa femme et leurs errances enfantines.
Il sera accompagné d'un enfant se prénommant Russel. Très méthodique, bruyant, à la pointe de la technologie, en somme l'antithèse exact de Carl mais aussi son ange gardien un peu encombrant.
Mais il s'agit d'un film signé Pixar et ce qui paraît évident au début, le devient de moins en moins et on découvrira finalement que Carl et Russel ont plus de points en commun qu'on ne le pensait au départ.

Cette partie du film (appelons la l'expédition), nous montrera aussi Carl sous un nouveau jour. Pétillant, plein de vie et de forces, il ne se dégonflera pas et ne ratera pas la dernière et seule vraie aventure de toute sa vie.
Il se dépassera pour sauver ce qui lui est cher et, surtout, ce qui le deviendra.
Au cours de son périple, il sera aussi confronté à l'idole de son enfance, comme qui dirait : "La boucle est bouclée". Cette confrontation entre Carl et Muntz sera un franc moment de rigolade, où nos deux petits vieux rivaliseront d'astuces pour ralentir l'autre dans sa quête. Et celui que Carl adorait deviendra son pire ennemi. Les temps changent mais l'émotion reste intacte.
Dans cette partie on rigole beaucoup il est vrai, mais l'émotion n'est clairement pas mise de côté bien au contraire. A l'instar de la première partie, nous passerons du rire aux larmes en très peu de temps. Un moment de répit laissera même à Carl le temps de faire le point sur ce qu'il a vraiment fait de sa vie.
Moment assez grave qui pose une question : que laissons-nous, quelle trace, empreinte, de notre vie et de notre passage sur terre ?
Sera-t-on oublié ? Avons-nous réalisé tout ce que nous voulions ? Si nous partagions la vie de quelqu'un, l'être aimé a-t-il été comblé ? Avons-nous été au bout de nos choix, de nos décisions ? Quels seront nos regrets ? Et pourquoi ?

En l'espace de cinq minutes, voilà les questions que Pete Docter et Bob Peterson nous amènerons à nous poser par l'intermédiaire du personnage, de son regard et de ses émotions, personnage que nous pourrions tous devenir un jour.
Et, comme c'est toujours le cas avec Pixar, ce ne sera pas une émotion anodine.
Néanmoins, et parce qu'avec mon seul avis on ne le croirait sans doute pas, on rigole quand même beaucoup dans Là-Haut.
Déjà, grâce au duo Carl/Russel, d'un côté un personnage posé, de l'autre un énergumène qui ne jure que par ses hauts-faits de scouts.
La scène de la tente est très drôle et démonstrative de ce qu'est ce duo.
Russel est aussi un personnage un peu naïf et impressionnable sur les bords, sa rencontre avec Kevin en est l'exemple même. Il est l'archétype de l'enfant un peu à part.
Pour faire les présentations, Kevin est un oiseau imaginaire qui porte le nom de dabou. Grand, coloré, il n'a pas son pareil pour faire entendre et comprendre ce qu'il pense. Bien plus qu'un simple animal de compagnie (pas au sens de "pets" - chien, chat, rat, cochon d'inde ou poisson rouge hein - mais au sens de compagnon, de route en l'occurrence), il apportera de bons moments de plaisir, surtout quand il imite Carl en train de lui dire de dégager.
Ce grand oiseau est poursuivi par une bande de quatre chiens à la solde de Muntz. Enfin quatre, plutôt trois, Doug étant un peu à part.
L'ingéniosité de Pixar se voit encore ici : ils ont eu la bonne idée de faire parler les chiens (je vous laisse découvrir le procédé). Comparé à son chef de bande, Doug est un canidé un peu foufou, ne se contrôlant que très rarement et faisant preuve d'un comportement pour le moins enfantin.
Il ne comprend pas vraiment ce qu'il fait là, mais il s'attachera à nos trois compères. Il sera aussi un bon vecteur d'émotion.
Des moments hilarants Là-Haut en est blindé.
De la glissade de Russel sur les vitres du dirigeable, à la voix du Dobermann, en passant par la bataille des deux papys.
Et puis, par moment, on se surprend à avoir les yeux remplis de larmes, parce qu'on y voit quelque chose de très vrai, qui nous arrivera probablement à tous.

Les gens qui composent Pixar nous prouvent une fois de plus qu'ils sont de bons conteurs et avec Là-Haut, ils se rapprochent de l'émotion d'un dessin-animé sorti tout droit des studios Ghibli (pas étonnant quand on sait que Pete Docter a travaillé pour Miyazaki himself sur le casting vocal américain du Voyage de Chihiro).
Ce film s'adresse donc à tout le monde, aux petits comme aux grands. Ceux-là même qui ont gardé leur âme d'enfant, qui rêvent de choses imaginaires, grandioses et magiques et qui pourraient facilement s'exclamer : "L'aventure c'est extra!".
De film en film, Pixar atteint toujours un palier supplémentaire au niveau de la technique et c'est encore le cas avec Là-Haut.
Ici, le plus difficile a été de recréer artificiellement un univers crédible.
En effet, l'aventure que Carl va vivre se déroule sur un tépui qui est une espèce de plateau. Tantôt désert rocheux, tantôt immense champ de plantes, la création de Pixar donne quelque chose de tout à fait vraisemblable : on a vraiment la sensation d'être devant une représentation réelle des lieux. C'en est bluffant.
Une autre chose fascinante qui m'a littéralement scotché est le soucis du détail de ces gars-là. Un truc qui peut paraît tout bête : la saleté sur le visage des personnages. Au fur et à mesure que le film progresse, on se rend compte de ça, du fait que le visage des personnages est patiné par l'Aventure comme une évolution en temps réel, et ça c'est vraiment énorme. Sans parler de la barbe de Carl qui poussera sans que l'on s'en rende compte. Bluffant vous dis-je.
Le Blu-ray rend merveilleusement ce travail de fou furieux qu'ils ont accompli. Profondeur de champs, piqué, netteté, tout y est pour nous offrir le plus beau Blu-ray de cette année.
RIEN ne viendra assombrir ce tableau idyllique. Un Blu-ray de démo de la part de Disney tout simplement.
Un respect immense, autant pour le travail de Pixar que pour le travail d'édition de Walt Disney Studios Home Entertainment.
Ici, le plus difficile a été de recréer artificiellement un univers crédible.
En effet, l'aventure que Carl va vivre se déroule sur un tépui qui est une espèce de plateau. Tantôt désert rocheux, tantôt immense champ de plantes, la création de Pixar donne quelque chose de tout à fait vraisemblable : on a vraiment la sensation d'être devant une représentation réelle des lieux. C'en est bluffant.
Une autre chose fascinante qui m'a littéralement scotché est le soucis du détail de ces gars-là. Un truc qui peut paraît tout bête : la saleté sur le visage des personnages. Au fur et à mesure que le film progresse, on se rend compte de ça, du fait que le visage des personnages est patiné par l'Aventure comme une évolution en temps réel, et ça c'est vraiment énorme. Sans parler de la barbe de Carl qui poussera sans que l'on s'en rende compte. Bluffant vous dis-je.
Le Blu-ray rend merveilleusement ce travail de fou furieux qu'ils ont accompli. Profondeur de champs, piqué, netteté, tout y est pour nous offrir le plus beau Blu-ray de cette année.
RIEN ne viendra assombrir ce tableau idyllique. Un Blu-ray de démo de la part de Disney tout simplement.
Un respect immense, autant pour le travail de Pixar que pour le travail d'édition de Walt Disney Studios Home Entertainment.
A chaque fois que j'ai vu un Pixar, j'ai longtemps eu les différentes musiques dans la tête. C'est encore le cas avec Là-Haut.
Les musiques sont signées Michael Giacchino. Les images, qui étaient très bien remplies à ce niveau-là, le sont encore plus grâce à la partition musicale.
Elles savent aussi se faire discrètes pour, encore une fois, appuyer certains sentiments.
Le thème principal sera utilisé de façon subtile pour plusieurs situations, il reviendra comme une boucle, tout comme certaines thématiques du film. Une vraie bonne idée qui donne une réelle identité sonore à Là-Haut.
N'oublions pas le casting vocale qui est à la hauteur des personnages, aucune fausse notes là non plus. Edward Asner (JFK, Pluie d'enfer...) campe un Carl Fredriksen très crédible, Christopher Plummer (Inside Man, Numero 9...) est très impressionnant en tant que Muntz, l'explorateur prêt à tout, mais la palme revient au jeune et inconnu Jordan Nagai qui prouve que l'on peut être un enfant et apporter vraiment quelque chose à son personnage.
Jamais niais ni lourd, Jordan donne vie à Russel, et je n'imagine pas du tout une autre voix pour ce personnage.
Un petit mot sur la VF, Carl est doublé par Charles Aznavour, qui lui aussi est très juste, crédible et vraiment méconnaissable, chapeau.
Le reste des personnages est doublé par des comédiens de doublage, aucun d'entre eux n'est vraiment connu mais leur travail est tout aussi convaincant.
Quant à la qualité technique du Blu-ray, celui-ci fait encore une fois des merveilles.
La piste VO en DTS-HD MA est énorme de sensations, si bien que votre installation sonore en prendra pour son grade. Pas forcément explosante sur la durée du film, mais tellement limpide, englobante, claire qu'on a vraiment l'impression de faire partie de l'aventure.
La maison craque de partout et chaque détail sonore la rend vivante. Encore une fois : bluffant.
La piste VF en Dolby Digital n'est pas mauvaise du tout et sera vraiment intéressante, mais la différence est tout de même flagrante, moins puissante et ça s'entend de suite.
La VF sur ce Blu-ray est la VF Canadienne, Carl est toujours doublé par Aznavour et les autres doubleurs collent tout aussi bien aux personnages, sans apporter d'accent, ou alors il est imperceptible.
Ne l'ayant vu qu'une seule fois en français en salle je n'ai pas vu de différence dans le ton.
Les musiques sont signées Michael Giacchino. Les images, qui étaient très bien remplies à ce niveau-là, le sont encore plus grâce à la partition musicale.
Elles savent aussi se faire discrètes pour, encore une fois, appuyer certains sentiments.
Le thème principal sera utilisé de façon subtile pour plusieurs situations, il reviendra comme une boucle, tout comme certaines thématiques du film. Une vraie bonne idée qui donne une réelle identité sonore à Là-Haut.
N'oublions pas le casting vocale qui est à la hauteur des personnages, aucune fausse notes là non plus. Edward Asner (JFK, Pluie d'enfer...) campe un Carl Fredriksen très crédible, Christopher Plummer (Inside Man, Numero 9...) est très impressionnant en tant que Muntz, l'explorateur prêt à tout, mais la palme revient au jeune et inconnu Jordan Nagai qui prouve que l'on peut être un enfant et apporter vraiment quelque chose à son personnage.
Jamais niais ni lourd, Jordan donne vie à Russel, et je n'imagine pas du tout une autre voix pour ce personnage.
Un petit mot sur la VF, Carl est doublé par Charles Aznavour, qui lui aussi est très juste, crédible et vraiment méconnaissable, chapeau.
Le reste des personnages est doublé par des comédiens de doublage, aucun d'entre eux n'est vraiment connu mais leur travail est tout aussi convaincant.
Quant à la qualité technique du Blu-ray, celui-ci fait encore une fois des merveilles.
La piste VO en DTS-HD MA est énorme de sensations, si bien que votre installation sonore en prendra pour son grade. Pas forcément explosante sur la durée du film, mais tellement limpide, englobante, claire qu'on a vraiment l'impression de faire partie de l'aventure.
La maison craque de partout et chaque détail sonore la rend vivante. Encore une fois : bluffant.
La piste VF en Dolby Digital n'est pas mauvaise du tout et sera vraiment intéressante, mais la différence est tout de même flagrante, moins puissante et ça s'entend de suite.
La VF sur ce Blu-ray est la VF Canadienne, Carl est toujours doublé par Aznavour et les autres doubleurs collent tout aussi bien aux personnages, sans apporter d'accent, ou alors il est imperceptible.
Ne l'ayant vu qu'une seule fois en français en salle je n'ai pas vu de différence dans le ton.
Disney nous sort le Blu-ray parfait et ils ne se sont pas laissés aller pour les bonus. Ils sont TOUS en HD et sur un tel support ça fait vraiment plaisir.
J'aimerai bien que certains en prennent de la graine.
Ils ne sont certes pas nombreux mais apportent vraiment quelque chose et ne m'ont pas semblé inutiles ou lourds. Et c'est un féru des bonus qui vous le dit.

Alternate scene : Married Life (9 mins 15, HD) : comme son nom l'indique, nous avons ici affaire à une version différente de la scène qui résume la vie de Carl. Les choix sont argumentés et bien exposés. Tout en story-board, on peut vraiment voir où les réalisateurs veulent en venir.
Up Promo Montage (6 mins, HD) : ici on se retrouve avec un montage des différentes vidéos promo que l'on a pu voir, que ce soit au cinéma ou sur internet. Certaines sont drôles, d'autres moins. Peut-être le bonus le moins intéressant du lot.
Worlwide trailers (1 mins 48 & 2 mins 29HD) : deux trailers, tout ce qu'il y a de plus simple. Par contre, on notera deux apparitions fulgurantes de Pixar inédits en HD. Et ça donne vachement envie.
Global Guardian Badge Game : un jeu qui nous demande de situer géographiquement des lieux. Pas franchement évident, un peu lent, mais qui a le mérite de proposer du contenu éducatif sans être trop niais. A faire essayer à vos enfants (7 ans environ).
Bonus caché : je ne vous dirai rien sur ce bonus mais vous donnerai la marche à suivre, ouais on est comme ça sur Planète-HD. Que ceux qui veulent être fier et trouver la solution tout seul, ne clique pas.
Learn how to take your favorite movies on the go : un bête tutorial sur la copie digitale.

J'aimerai bien que certains en prennent de la graine.
Ils ne sont certes pas nombreux mais apportent vraiment quelque chose et ne m'ont pas semblé inutiles ou lourds. Et c'est un féru des bonus qui vous le dit.

- Dug's Special Mission (4 mins 40, HD) : un court qui nous montre comment Doug en est arrivé à trouver nos amis. Pas inoubliable mais qui montre à quel point ce chien peut être carrément à côté de la plaque.
- Partly Cloudy (5 mins 46, HD) : le court-métrage d'avant film que l'on a pu voir au cinéma. On y découvre un ensemble de nuages créateurs de vie. Grâce à la HD j'ai trouvé ça bluffant techniquement, on a vraiment l'impression que les nuages sont vrais. Rien qu'avec deux personnages, Pixar arrive à faire passer une certaine forme d'émotion qui pourrait préfigurer celle de Là-Haut (dans une moindre mesure) mais sans oublier un humour qui fait mouche. Faut dire que l'oiseau à un look de névrosé qui aide beaucoup.
- Cine Explore : sous ce nom se cache en fait un commentaire audio où les réalisateurs reviendront sur ce qui les a inspirés. Je n'ai pas tout regardé, c'était soit en VO pure soit doublé en Canadien, et je n'ai pas pu aller au bout. Mais au final, et de ce que j'en ai vu, ça restait assez redondant avec les petits documents.
- The many endings of Muntz (4 mins 56, HD) : la fin que rencontre Muntz a connu bien des changements pour arriver à celle que l'on connait.
Montrer ce qui lui arrive sans être trop froid ou direct, voilà ce qu'on peut voir dans ce document intéressant. - Adventure is out there (22 mins 17, HD) : document très enrichissant qui nous montre l'équipe de Là-Haut séjourner quelques temps sur un tépui. Un tépui est un genre de plateau aux environnements variés. On les voit gravir cette "montagne", découvrir des lieux sublimes, s'émerveiller de tout un tas de choses. On y apprend également beaucoup de choses sur la création du film. Très intéressant et vraiment impressionnant.
- Documentaries : Une série de petits documentaires qui reviendront sur les influences pour créer les personnages, la maison, Kevin, les 10286 ballons et une featurette vraiment intéressante sur la création de la musique. Foisonnant d'informations mais jamais lourd.
- Geriatric Hero(6 mins 24, HD)
- Canine Companions (8 mins 26, HD)
- Russel : Wilderness Explorer (9 mins, HD)
- Our Giant Flighless friend Kevin (5 mins 04, HD)
- Homemakers of Pixar (4 mins 38, HD)
- Balloons and Flight (6 mins 25, HD)
- Composing for characters (7 mins 37, HD)
- Geriatric Hero(6 mins 24, HD)
Une fois dans le menu du Blu-ray, appuyez sur la flèche de gauche pour arriver au titre du bonus. Simple non ?

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Commentaires
Jungle-Nath
09/04/2010 16:02
MAGNIFIQUE !
09/04/2010 16:07 - Edite le 09/04/2010 16:08
Je me répète à chaque fois je sais (c'est mon grand âge ça ) mais c'est le seul dessin animé (oooops pardon "film d'animation ) avec Le Tombeau des Lucioles de Takahata à m'avoir fait chialer.
Le film de Pixar le plus chargé en émotion. C'est impressionnant
P.S. : je veux le même chien
Le film de Pixar le plus chargé en émotion. C'est impressionnant
P.S. : je veux le même chien
09/04/2010 16:12
J'ai déja dit le plus grand bien sur la haut dans les commentaires de Wall E ! Pour moi le film le plus abouti de Pixar à ce jour !
Tellement beau
Tellement beau
09/04/2010 16:54
Surtout, je crois que rarement et ce tout média confondu je n'avais été autant touché par la simple évocation de la vie qui passe !! Et ici c'est fait avec tellement de tendresse, de justesse et d'amour .... magnifique !
09/04/2010 17:11 - Edite le 09/04/2010 17:12
J'adore ce film!
La-haut m'a surtout plu parce qu'en cours de projection, à un moment clé de l'histoire j'ai échafaudé une théorie parfaitement cohérente selon moi, me faisant encore plus ressentir d'empathie avec le personnage principal. Que je sois dans le vrai ou pas, c'est cela la magie du cinéma, que chaque spectateur appréhende un film d'une manière différente, sans pour autant nuire à la qualité du long métrage.
Je vous expose ma théorie (déjà écrite dans une critique sur mon ancien blog):
Désolé pour ce commentaire très très long. Promis, je ne recommencerai plus.
La-haut m'a surtout plu parce qu'en cours de projection, à un moment clé de l'histoire j'ai échafaudé une théorie parfaitement cohérente selon moi, me faisant encore plus ressentir d'empathie avec le personnage principal. Que je sois dans le vrai ou pas, c'est cela la magie du cinéma, que chaque spectateur appréhende un film d'une manière différente, sans pour autant nuire à la qualité du long métrage.
Je vous expose ma théorie (déjà écrite dans une critique sur mon ancien blog):
On ne va pas se voiler la face, au-delà de l'esthétique très cartoon si chère à Pixar, la première partie du film est troublante de réalisme, je fais allusion à la dureté de la vie, la perte d'un être cher, les décisions de justice, la vieillesse et la solitude, l'impossibilité d'avoir des enfants, le sentiment de constat d'échec et de rêve que l'on ne réalisera jamais fatalement. La deuxième partie (commençant avec le décollage de la maison) bascule complètement dans le cartoon, avec ses incohérences et facilités scénaristiques obligatoires (une maison qui s'envole avec des ballons, le fait qu'on ne voit pas Russel devant la porte de la maison quand elle s'envole, l'arrivée "très précise" de la maison en Amérique du sud pile poil face aux chutes, l'oiseau "Kevin", etc.).
Bref, je reste persuadé que tout le film, à partir du moment où la maison s'envole se passe dans l'imagination de Carl. Rappelez-vous, suite à l'agression involontaire de Carl sur un ouvrier abîmant sa boîte aux lettres, Carl est forcé de déménager dans une maison de retraite. L'histoire bascule juste après que Carl ait remis sa valise aux deux infirmiers qui expliquent que ça se passe toujours comme ça, que les personnes âgées souhaitent toujours rester seules 5 dernières minutes dans leur futur ex domicile. Il me semble donc évident que Carl partira bien avec les infirmiers et que tous le reste n'est qu'imagination, rêve, hallucination ou pur fantasme pour fuir la réalité. Un indice: dans la deuxième partie, Carl rêve tout éveillé qu'il pend Russel au-dessus du vide et des buildings et qu'il le lâche.
De plus Russel, c'est un peu Carl, ou l'inverse. Jamais nous ne verrons les parents de Carl. Carl et Russel ont la même passion pour l'exploration. A un moment Russel explique qu'il ne voit jamais son père et qu'il n'a pas de mère (mais une belle-mère), mais il y a contradiction puisque plus tard Russel explique qu'il jouait sur le trottoir avec son père (chose qu'il fera à la fin avec Carl). La vie et les souvenirs de Russel semblent bizarrement étroitement liés avec ceux de Carl. Et à la fin du film, pas de père de Russel, même à la cérémonie de remise des badges (Carl jouera d'ailleurs le rôle père), et nous savons que Carl et Ellie n'ont jamais pu avoir d'enfant suite à des complications médicales.
Pour conclure, prenons le livre d'aventure. Dans la partie fantasmée de Carl (partie du film où la maison s'envole), la section "trucs à faire" est vierge quand Carl la feuillète puisqu'il souhaite plus que tout remonter le temps. Mais la découverte qu'il fait à la fin du film (la section "trucs à faire" n'est plus vierge et remplie de photos) correspond à la dure réalité, Carl a toujours su qu'avec sa femme ils avaient entièrement rempli leur "livre d'aventure", mais il préférait se mentir à lui-même.
Bref, je reste persuadé que tout le film, à partir du moment où la maison s'envole se passe dans l'imagination de Carl. Rappelez-vous, suite à l'agression involontaire de Carl sur un ouvrier abîmant sa boîte aux lettres, Carl est forcé de déménager dans une maison de retraite. L'histoire bascule juste après que Carl ait remis sa valise aux deux infirmiers qui expliquent que ça se passe toujours comme ça, que les personnes âgées souhaitent toujours rester seules 5 dernières minutes dans leur futur ex domicile. Il me semble donc évident que Carl partira bien avec les infirmiers et que tous le reste n'est qu'imagination, rêve, hallucination ou pur fantasme pour fuir la réalité. Un indice: dans la deuxième partie, Carl rêve tout éveillé qu'il pend Russel au-dessus du vide et des buildings et qu'il le lâche.
De plus Russel, c'est un peu Carl, ou l'inverse. Jamais nous ne verrons les parents de Carl. Carl et Russel ont la même passion pour l'exploration. A un moment Russel explique qu'il ne voit jamais son père et qu'il n'a pas de mère (mais une belle-mère), mais il y a contradiction puisque plus tard Russel explique qu'il jouait sur le trottoir avec son père (chose qu'il fera à la fin avec Carl). La vie et les souvenirs de Russel semblent bizarrement étroitement liés avec ceux de Carl. Et à la fin du film, pas de père de Russel, même à la cérémonie de remise des badges (Carl jouera d'ailleurs le rôle père), et nous savons que Carl et Ellie n'ont jamais pu avoir d'enfant suite à des complications médicales.
Pour conclure, prenons le livre d'aventure. Dans la partie fantasmée de Carl (partie du film où la maison s'envole), la section "trucs à faire" est vierge quand Carl la feuillète puisqu'il souhaite plus que tout remonter le temps. Mais la découverte qu'il fait à la fin du film (la section "trucs à faire" n'est plus vierge et remplie de photos) correspond à la dure réalité, Carl a toujours su qu'avec sa femme ils avaient entièrement rempli leur "livre d'aventure", mais il préférait se mentir à lui-même.
Désolé pour ce commentaire très très long. Promis, je ne recommencerai plus.
09/04/2010 17:18
neocalimero > Ah ouais effectivement je n'avais pas appréhendé l'histoire de cette manière. Du coup, c'est ce que je vais faire la prochaine que je le regarderai et je sent que je risque de chialer encore un peu plus O_O J'aime beaucoup ta théorie en tout cas.
09/04/2010 17:20 - Edite le 09/04/2010 17:21
Je suis assez d'accord avec cette théorie J'y avais d'ailleurs pensé pendant le visionnage !
Mais pour le plaisir, je vais partir du principe que ce qu'il vit est bien réel, comme ça c un peu moins noir
C'est là que tu vois toute la force de Pixar, chacun y trouve ce qu'il veut !
C'est là que tu vois toute la force de Pixar, chacun y trouve ce qu'il veut !
09/04/2010 18:11
C'est une constante dans chaque Pixar, chacun y verra ce qu'il veut et c'est encore plus flagrant avec Là-Haut.
Ton analyse me plaît bien Neocalimero mais comme Jungle, je la laisse de côté pour plus de rêverie ;)
Ton analyse me plaît bien Neocalimero mais comme Jungle, je la laisse de côté pour plus de rêverie ;)
09/04/2010 19:03
Aimé, pour faire une conclusion a ce titre et tous les autres films pixar:
merci disney pixar pour tous ces chef d'oeuvres qui melangent humour, poesie, suspenses... Michael jackson est le king of pop, Pixar est tout simplement the king of movie! ces titres resteront gravés dans toutes nos memoires et feront decouvrir aux generations futurs que les films d'animations peuvent nous faire réver et nous emerveiller aussi bien les enfants que les adultes!
merci pixar
merci disney pixar pour tous ces chef d'oeuvres qui melangent humour, poesie, suspenses... Michael jackson est le king of pop, Pixar est tout simplement the king of movie! ces titres resteront gravés dans toutes nos memoires et feront decouvrir aux generations futurs que les films d'animations peuvent nous faire réver et nous emerveiller aussi bien les enfants que les adultes!
merci pixar
09/04/2010 19:43
Dire que je ne l'ai jamais vu! Faut vraiment que j'arrange ça,le test me fait très envie.
09/04/2010 21:16
ah oui quel merveille celui-là... même si il laisse ce petit arrière goût douce-amère parce que c'est la vie, le temps qui passe et qui nous efface...
10/04/2010 14:43
Le film ne m'a guère stimulé sur la longueur. Le premier quart d'heure est troublant et juste mais la suite peut être trop excentrique, j'aime l'analyse de neocalimero qui finalement me donne envie de redécouvrir le film ^^































































