The Fountain - Le test blu-ray
Publié le 2009-12-01 20:08:47 par burtoniac
8/10
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C'était un vieil homme qui allait bientôt mourir. Il écrivit ainsi ses dernières volontés :
"J'aimerais qu'on plante au-dessus de ma tombe un arbre. Cet arbre se nourrira de mon corps et de sa vie, il y puisera l'énergie pour grandir et fleurir. Chaque fois qu'un ami viendra me visiter, il verra cet arbre et je vivrai dedans. Je vivrai dans chaque bourgeon, dans chaque branche, dans chaque oiseau venu picorer un peu d'écorce. Je vivrai peut être dans une femme qui viendra y croquer un fruit, et dans l'enfant à qui elle prêtera la vie."
Darren Aronofsky avait choqué avec son Requiem for a dream, viscéral et dérangeant. The Fountain est avant tout, un film expérimental. Il ne sera pas apprécié par beaucoup de gens car on ne sait pas trop où le réalisateur veut nous emmener et son rythme lent peut lasser. Mais si on accepte le brin philosophique et le fil des réflexions sur la vie et la mort qui est au centre du récit, alors le film d?Aronovsky prend aux tripes. Le réalisateur développe avec beaucoup de talent sa vision de l?au-delà.
La mort est la route vers la renaissance :
La vie ne naît pas de rien, ne meurt pas sans se renouveler. La vie ne nous appartient pas. Elle circule. Comment avoir la prétention de vouloir être immortel et garder jalousement le trésor de la vie pour soi? La vie se partage, la mort est un acte de création. Est-ce qu?être maître de la mort, c'est être immortel ? Être maître de la mort, c'est être capable de l'accepter, de la subir sans en avoir peur. C'est l'affronter. Croire en ça, en ce que la vie circule, et mourir, c'est donner la vie et passer le témoin, ça aide à accepter la mort. Dans le sens où même si on n'est plus là, la vie elle, est toujours quelque part, là, chez quelqu'un d'autre, elle restera à jamais.
La perception de la mort est optimiste. La vie ne s?arrête pas. Il faut se délier de cet égoïsme et accepter son sort. Cela est très difficile comme le montre le film avec le personnage de Tommy dans notre époque. Il ne l?acceptera que tard, après avoir compris le sens de la mort telle que décrit par sa femme. C?est ici que se heurte le monde de la science et des croyances. Le passé décrit dans le film, durant l?inquisition, révèle nombre de mythes et légendes, que l?esprit de Tomas à du mal à croire. Dans le présent, il est scientifique et à encore du mal à croire aux paroles de sa femme, qui "métaphorise" leur histoire d?amour à travers un livre. Dans le futur Tommy sera seul et acceptera enfin ces croyances jusque là réfutée pour enfin se libérer de la vie et accepter la mort?
Le jeu des acteurs est juste : Rachel Weisz en tête. C'est l'innocence et la naïveté incarnée ! Hugh Jackman est vulnérable, ça le change.
La BO signée Clint Mansell est à nouveau un pur chef d'?uvre. La musique nous trotte dans la tête longtemps encore après la fin du film. Comme pour Requiem for a dream, il joue le thème principal du film sur plusieurs niveaux suivant l'intensité du film.
Pour tout les curieux et amoureux d'originalité et d'expérience, ce film qui plonge dans les abysses de l'humanité, comblera sans mal vos désirs.
"J'aimerais qu'on plante au-dessus de ma tombe un arbre. Cet arbre se nourrira de mon corps et de sa vie, il y puisera l'énergie pour grandir et fleurir. Chaque fois qu'un ami viendra me visiter, il verra cet arbre et je vivrai dedans. Je vivrai dans chaque bourgeon, dans chaque branche, dans chaque oiseau venu picorer un peu d'écorce. Je vivrai peut être dans une femme qui viendra y croquer un fruit, et dans l'enfant à qui elle prêtera la vie."
Darren Aronofsky avait choqué avec son Requiem for a dream, viscéral et dérangeant. The Fountain est avant tout, un film expérimental. Il ne sera pas apprécié par beaucoup de gens car on ne sait pas trop où le réalisateur veut nous emmener et son rythme lent peut lasser. Mais si on accepte le brin philosophique et le fil des réflexions sur la vie et la mort qui est au centre du récit, alors le film d?Aronovsky prend aux tripes. Le réalisateur développe avec beaucoup de talent sa vision de l?au-delà.
La mort est la route vers la renaissance :
La vie ne naît pas de rien, ne meurt pas sans se renouveler. La vie ne nous appartient pas. Elle circule. Comment avoir la prétention de vouloir être immortel et garder jalousement le trésor de la vie pour soi? La vie se partage, la mort est un acte de création. Est-ce qu?être maître de la mort, c'est être immortel ? Être maître de la mort, c'est être capable de l'accepter, de la subir sans en avoir peur. C'est l'affronter. Croire en ça, en ce que la vie circule, et mourir, c'est donner la vie et passer le témoin, ça aide à accepter la mort. Dans le sens où même si on n'est plus là, la vie elle, est toujours quelque part, là, chez quelqu'un d'autre, elle restera à jamais.
La perception de la mort est optimiste. La vie ne s?arrête pas. Il faut se délier de cet égoïsme et accepter son sort. Cela est très difficile comme le montre le film avec le personnage de Tommy dans notre époque. Il ne l?acceptera que tard, après avoir compris le sens de la mort telle que décrit par sa femme. C?est ici que se heurte le monde de la science et des croyances. Le passé décrit dans le film, durant l?inquisition, révèle nombre de mythes et légendes, que l?esprit de Tomas à du mal à croire. Dans le présent, il est scientifique et à encore du mal à croire aux paroles de sa femme, qui "métaphorise" leur histoire d?amour à travers un livre. Dans le futur Tommy sera seul et acceptera enfin ces croyances jusque là réfutée pour enfin se libérer de la vie et accepter la mort?
Le jeu des acteurs est juste : Rachel Weisz en tête. C'est l'innocence et la naïveté incarnée ! Hugh Jackman est vulnérable, ça le change.
La BO signée Clint Mansell est à nouveau un pur chef d'?uvre. La musique nous trotte dans la tête longtemps encore après la fin du film. Comme pour Requiem for a dream, il joue le thème principal du film sur plusieurs niveaux suivant l'intensité du film.
Pour tout les curieux et amoureux d'originalité et d'expérience, ce film qui plonge dans les abysses de l'humanité, comblera sans mal vos désirs.
Le blu-ray est indéniablement le support idéal pour un tel film. Contraste appuyé, noir sans faille, le master est d?une propreté incroyable. Les détails foisonnent notamment au niveau de l?écorce de l?arbre de la vie d?un réalisme bluffant.
Le film possède un filtre doux. Mais les textures de peau ne sont pas trop atteintes par ce voile et restent très naturelles. Il manque, je dirai, juste un effet de relief. Mais pour un film si stylisé dans ses images, le blu-ray s?en sort parfaitement.
the-fountain-02
Le film possède un filtre doux. Mais les textures de peau ne sont pas trop atteintes par ce voile et restent très naturelles. Il manque, je dirai, juste un effet de relief. Mais pour un film si stylisé dans ses images, le blu-ray s?en sort parfaitement.
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On gagne, comparé au blu-ray US, des pistes DTS HD en VO et VF. C?est un plus indéniable. La musique trouve sa voie, est elle quasiment omniprésente, et emplie votre salon de sa majesté. Mais il manque un léger « punch » encore pour vraiment faire vibrer vos murs.
1h45 de bonus pour comprendre le pourquoi du comment. Ils sont relativement passionnants et instructifs. Notamment sur les effets visuels, c?est assez bluffant?
- Mort et renaissance : documentaire sur le tournage.
- Dans la tête de Darren : comparatif film / storyboard.
- Les effets visuels.
- Life on a ship : Clip vidéo.
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