Rencontres du Troisième Type - Le test blu-ray
Publié le 2010-05-01 09:52:21 par Jeremy
10/10
9/10
8/10
10/10
- Acheter le blu-ray Rencontres du Troisième Type sur :
- Amazon.fr
Attention Chef d'Oeuvre !!
Les origines d'une Rencontre du Troisième Type
Le titre Rencontres du Troisième Type est issu de la classification de Hynek. Cette classification (qui va jusqu'au 5ème stade) est utilisée en ufologie pour classer les Rencontres Rapprochées (avec les extraterrestres). Le premier stade est la vision d'un OVNI, la rencontre du deuxième type est une trace laissée par un OVNI, et les Rencontres du Troisième Type sont le fait de voir un OVNI et ses occupants ou uniquement ses derniers.
Pour plus d'informations sur le système de classification de Hynek : le site en français
D'ailleurs, le film ne devait pas être titré Close Encounters of the Third Kind (Rencontres du Troisième Type), mais Watch the Skies (Scrutez le Ciel), qui se trouve être la dernière phrase du film La Chose d'un Autre Monde de Christian Nyby.
L'origine d'un film personnel, une vitrine du réalisateur
En 1977, pour son quatrième film, après Duel, Sugarland Express et les Dents de la Mer, Steven Spielberg, alors âgé de 31 ans, réalise son premier film personnel.
Personnel dans le sens où le sujet du film lui tient à coeur, mais aussi parce que c'est la première fois qu'il écrit le scénario de son propre film (pour Sugarland Express, il n'avait écrit que les grandes lignes de l'histoire).
Mais pourquoi une telle fascination pour les OVNIS ?
Éveillé en pleine nuit, comme le reste de la famille, par son père qui les tire du lit avant de les emmener en voiture, sans rien dire, jusqu'à un parc où se trouvent d'autres groupes de gens, Steven Spielberg, enfant, voit son père étaler une grande couverture sur l'herbe et inviter sa famille à se coucher sur le dos, les yeux rivés vers le ciel. Une étoile filante passe. Puis une autre. Et encore une. La famille Spielberg, à l'instar de nombreux autres témoins présents ce soir-là, assiste à une pluie de météores. "C'était mon initiation au monde au-delà du nôtre", déclare aujourd'hui Steven Spielberg. (Notez que cette anecdote deviendra même une scène de Rencontres du Troisième Type.
Par la suite, Steven Spielberg sera passionné, voire obsédé, par ceux qui vivent ailleurs...
En 1975, Spielberg avait presque inventé le concept du blockbuster estival avec Les Dents de la Mer, premier gros succès du réalisateur. Deux ans plus tard, son ami George Lucas entérine définitivement la chose avec La Guerre des Étoiles. Et c'est pendant ce même été que sort Rencontres du Troisième Type, premier film du réalisateur attendu par le public et la critique.

Un film personnel également, car il introduit un autre événement qui l'a marqué : le divorce de ses parents alors qu'il était tout jeune. Et dans Rencontres du Troisième Type, ce thème de la famille se déchirant est on ne peut plus présent, puisque le père, véritable immature, sera obsédé par une forme non identifiée (la montagne) et les extra-terrestres, délaissant peu à peu son épouse et ses enfants.
Par ailleurs, Spielberg aime introduire des jeux de pistes dans ses films, et ici, c'est la forme obsédante, recherchée par Roy (fabuleusement interprété par Richard Dreyfuss).
Tout le monde croit que la forme apparait comme ça d'un coup à Roy, mais non. Le réalisateur l'introduit déjà lorsque les extra-terrestres vont chez le petit garçon. Les appareils ménagers et une radio se mettent en marche, et c'est cette dernière qui distille un air qui dit : "Look with care, for the shape of a square", signifiant: "Cherchez attentivement la forme d'un carré".
Puis Roy, à son tour, sera obsédé par cette forme. Dans sa mousse à raser, dans sa purée (scène fabuleuse), il percera le mystère après avoir tout abandonné pour le résoudre, et rencontrera Jill, maman du petit garçon enlevé par les E.T., elle aussi obsédée par cette forme, mais aussi d'autres personnes, toutes obsédées par une forme qu'ils ne connaissent pas, mais qu'ils se sentent obligés de trouver, afin de communiquer avec d'autres formes de vie.
Ce qu'il y a de drôle, c'est la petite allégorie christique, où la Devil's Tower devient en quelque sorte le Mont Sinaï (là où Charlton Heston, pardon Moïse, recevra les 10 Commandements). Par ailleurs, ces visiteurs font également office de divinité. Et pour enfoncer le clou, le film Les Dix Commandements de Cecil B. DeMille est diffusé à la télévision pendant le film...
Toujours en ce qui concerne l'aspect personnel, Rencontres du Troisième Type est le premier film du réalisateur à introduire le thème de l'enfance, thème cher au réalisateur, qui sera toujours plus ou moins marqué dans ses films suivants.
Outre l'immaturité de Roy Neary, sujet souvent abordé par l'auteur dans ses films, comme Peter Pan dans Hook, ou encore le professeur Malcolm (Jeff Goldblum - La Mouche) dans Jurassic Park, on retrouve le personnage incarné par un enfant. Ici, Barry, petit garçon enlevé par les E.T, mais plus tard, Demi-Lune dans Indiana Jones et le Temple Maudit. La figure de l'enfant est importante pour Steven Spielberg.
Même si ce dernier a longtemps été surnommé le "wunderkind d'Hollywood", conteur d'histoires pour grands gosses, Spielberg est un technicien hors pair, et Rencontres du Troisième Type jouera le rôle de vitrine technique du réalisateur pour nombre de ses films suivants. Comme le plan made in Spielberg, qui filme les acteurs étonnés de voir quelque chose hors cadre. Une marque de fabrique.
Enfin, le final du film alliant musique et technologie se voit être une apparition des parents de Spielberg, puisque sa mère était musicienne et son père informaticien. Il ne s'en était pas rendu compte jusqu'à ce que le journaliste James Lipton le lui fasse remarquer.

Le film de Science Fiction d'une génération
Beaucoup d'entre nous ont grandi avec ce film et il tient une place particulière dans nos coeurs. Mais ce film a aussi influencé nombre de métrages, bons ou mauvais. La structure narrative a été calqué dans, Independence Day, de Roland Emmerich, les enfants précoces, au coeur de l'histoire font penser aux films de M. Night Shyamalan, et je pourrais en citer encore des pages pleines, tant ce film a influencé d'autres réalisateurs. Par ailleurs, le film est profondément ancré dans une Amérique des années Soixante-dix (post-Watergate), désireuse de croire en l'avenir et de tirer un trait sur le passé, notamment sur l'affaire du Watergate. De l'espoir donc.
Plusieurs montages
Le film est sorti durant l'été 77 et Steven Spielberg a toujours déclaré qu'il n'était pas satisfait de son film. Mais à l'époque où il fût tourné, Columbia connaissait des difficultés financières et du coup, le réalisateur n'avait pas pu mettre en scène certaines séquences originalement prévues. C'était à tel point que l'avenir de Columbia dépendait du succès de ce film ! De ce fait, en 1979, Columbia fit un chèque de 2,5 millions de dollars à Spielberg afin qu'il puisse tourner les séquences manquantes. La seule condition était que le réalisateur devait filmer l'intérieur du vaisseau-mère afin que Columbia puisse établir une nouvelle campagne marketing. Cette version sera baptisée la Special Edition et sortie en Août 1979 aux États-Unis. La critique fût unanime : cette version du film était bien meilleure. Steven Spielberg n'a jamais aimé le fait d'avoir montré l'intérieur du vaisseau-mère.
En 1998, Spielberg reprend son métrage et crée une nouvelle version, baptisée Collector's Edition. Dans celle-ci, il reprend des éléments de la version de 77 et de la version de 80, mais n'inclue pas l'intérieur du vaisseau-mère. Heureusement pour nous, ces trois versions sont dorénavant visibles grâce à cette édition Blu-ray.
Une musique interplanétaire
TOUT le monde connaît les 5 notes de musique utilisées pour communiquer avec les extra-terrestres :
Sol (4) La (4) Fa (4) Fa (3) Do (4). Les chiffres entre parenthèses indiquent le numéro de l'octave.
Ce véritable trait de génie est dû au fabuleux compositeur John Williams. Cet homme est à l'origine des plus grands thèmes de musiques de films, comme Star Wars, Indiana Jones, Les Dents de la Mer, Superman, Jurassic Park ou encore Harry Potter. Mais ces 5 notes, même ceux qui n'ont pas vu Rencontres du Troisième Type les connaissent !! Elles ont été reprises maintes et maintes fois, par différents artistes, ou pour différents films, comme le récent Monstres contre Aliens, ou encore le groupe acid-house belge, Lords of Acid, groupe des années 90, très orienté sexe, qui avait utilisé ces notes pour leur morceau Deep Sexy Space dans l'album Our Little Secret (1997), ou encore repris par Daft Punk lors de leur tournée Alive 2007, voire du groupe Muse, qui entame une de leurs chansons en live par ces notes. Par ailleurs la musique, tellement importante pour Steven Spielberg, a été composée avant le film et le réalisateur a monté le film en fonction de la musique.

Un casting éternel
Sous ce titre qui se la raconte, je veux bien entendu parler de Richard Dreyfuss (Les Dents de la Mer), qui est le véritable alter égo filmique de Spielberg. Mais je veux bien évidemment parler des autres acteurs et actrices, comme Teri Garr, jouant son épouse, qui jouait dans l'hilarant Frankenstein Junior de Mel Brooks. Citons également le gigantesque acteur/réalisateur François Truffaut, véritable mentor de Spielberg, qui tenait à faire un film avec François Truffaut. Le personnage de notre frenchie, n'est autre que Claude Lacombe, scientifique français, inspiré de l'ufologue Jacques Vallée, véritable scientifique. Bien évidemment je ne saurais faire l'impasse sur Melinda Dillon, qui joua l'année suivante dans F.I.S.T., avec Stallone. Enfin, comment ne pas parler du petit garçon, Cary Guffey, qui ne joua dans rien d'autre de bien intéressant, et qui cessa toute carrière cinématographique en 1985. Ce petit garçon, si surpris et ensuite amusé, lorsque les petits extra-terrestres sont chez lui, n'a jamais rien fait d'autre... D'ailleurs pour cette scène, un comédien était déguisé en Gorille (effet de surprise pour le petit garçon), puis il ôta son masque, ce qui le fit rire.
Notons une apparition d'un jeune comédien, peu connu à l'époque : Lance Henriksen (le bishop d'Aliens)...
Conclusion
Encore un film qui a bercé mon enfance. La naïveté enfantine dégagée par le film en a fait rêvé plus d'un, dont je fais partie. Chaque tranche d'âge y trouve son compte et ce film restera pour moi l'un des meilleurs de Steven Spielberg. Assurément un film qui rend heureux, même si la mélancolie n'est jamais très loin. Une musique, une technique, des acteurs, tout y est de très haute volée, au point de devenir aussitôt culte. Sans parler des SFX réalisés par le regretté Douglas Trumbull, véritable artiste visionnaire. A voir AB-SO-LU-MENT !! Passer à côté de ce film serait manquer un des chef-d'oeuvres de la science-fiction et du cinéma tout court !! Vous voilà prévenus... Notez que Jean Renoir a déclaré que Spielberg avait le talent de conteur d'un Jules Verne ou d'un Méliès... Vous voyez : je ne suis pas le seul à le dire que c'est un chef-d'oeuvre...
Les origines d'une Rencontre du Troisième Type
Le titre Rencontres du Troisième Type est issu de la classification de Hynek. Cette classification (qui va jusqu'au 5ème stade) est utilisée en ufologie pour classer les Rencontres Rapprochées (avec les extraterrestres). Le premier stade est la vision d'un OVNI, la rencontre du deuxième type est une trace laissée par un OVNI, et les Rencontres du Troisième Type sont le fait de voir un OVNI et ses occupants ou uniquement ses derniers.
Le film montre également le 5ème stade, puisqu'il y a communication avec les extraterrestres.
Pour plus d'informations sur le système de classification de Hynek : le site en français
D'ailleurs, le film ne devait pas être titré Close Encounters of the Third Kind (Rencontres du Troisième Type), mais Watch the Skies (Scrutez le Ciel), qui se trouve être la dernière phrase du film La Chose d'un Autre Monde de Christian Nyby.
L'origine d'un film personnel, une vitrine du réalisateur
En 1977, pour son quatrième film, après Duel, Sugarland Express et les Dents de la Mer, Steven Spielberg, alors âgé de 31 ans, réalise son premier film personnel.
Personnel dans le sens où le sujet du film lui tient à coeur, mais aussi parce que c'est la première fois qu'il écrit le scénario de son propre film (pour Sugarland Express, il n'avait écrit que les grandes lignes de l'histoire).
Mais pourquoi une telle fascination pour les OVNIS ?
Éveillé en pleine nuit, comme le reste de la famille, par son père qui les tire du lit avant de les emmener en voiture, sans rien dire, jusqu'à un parc où se trouvent d'autres groupes de gens, Steven Spielberg, enfant, voit son père étaler une grande couverture sur l'herbe et inviter sa famille à se coucher sur le dos, les yeux rivés vers le ciel. Une étoile filante passe. Puis une autre. Et encore une. La famille Spielberg, à l'instar de nombreux autres témoins présents ce soir-là, assiste à une pluie de météores. "C'était mon initiation au monde au-delà du nôtre", déclare aujourd'hui Steven Spielberg. (Notez que cette anecdote deviendra même une scène de Rencontres du Troisième Type.
Par la suite, Steven Spielberg sera passionné, voire obsédé, par ceux qui vivent ailleurs...
En 1975, Spielberg avait presque inventé le concept du blockbuster estival avec Les Dents de la Mer, premier gros succès du réalisateur. Deux ans plus tard, son ami George Lucas entérine définitivement la chose avec La Guerre des Étoiles. Et c'est pendant ce même été que sort Rencontres du Troisième Type, premier film du réalisateur attendu par le public et la critique.

Un film personnel également, car il introduit un autre événement qui l'a marqué : le divorce de ses parents alors qu'il était tout jeune. Et dans Rencontres du Troisième Type, ce thème de la famille se déchirant est on ne peut plus présent, puisque le père, véritable immature, sera obsédé par une forme non identifiée (la montagne) et les extra-terrestres, délaissant peu à peu son épouse et ses enfants.
Par ailleurs, Spielberg aime introduire des jeux de pistes dans ses films, et ici, c'est la forme obsédante, recherchée par Roy (fabuleusement interprété par Richard Dreyfuss).
Tout le monde croit que la forme apparait comme ça d'un coup à Roy, mais non. Le réalisateur l'introduit déjà lorsque les extra-terrestres vont chez le petit garçon. Les appareils ménagers et une radio se mettent en marche, et c'est cette dernière qui distille un air qui dit : "Look with care, for the shape of a square", signifiant: "Cherchez attentivement la forme d'un carré".
Puis Roy, à son tour, sera obsédé par cette forme. Dans sa mousse à raser, dans sa purée (scène fabuleuse), il percera le mystère après avoir tout abandonné pour le résoudre, et rencontrera Jill, maman du petit garçon enlevé par les E.T., elle aussi obsédée par cette forme, mais aussi d'autres personnes, toutes obsédées par une forme qu'ils ne connaissent pas, mais qu'ils se sentent obligés de trouver, afin de communiquer avec d'autres formes de vie.
Ce qu'il y a de drôle, c'est la petite allégorie christique, où la Devil's Tower devient en quelque sorte le Mont Sinaï (là où Charlton Heston, pardon Moïse, recevra les 10 Commandements). Par ailleurs, ces visiteurs font également office de divinité. Et pour enfoncer le clou, le film Les Dix Commandements de Cecil B. DeMille est diffusé à la télévision pendant le film...
Toujours en ce qui concerne l'aspect personnel, Rencontres du Troisième Type est le premier film du réalisateur à introduire le thème de l'enfance, thème cher au réalisateur, qui sera toujours plus ou moins marqué dans ses films suivants.
Outre l'immaturité de Roy Neary, sujet souvent abordé par l'auteur dans ses films, comme Peter Pan dans Hook, ou encore le professeur Malcolm (Jeff Goldblum - La Mouche) dans Jurassic Park, on retrouve le personnage incarné par un enfant. Ici, Barry, petit garçon enlevé par les E.T, mais plus tard, Demi-Lune dans Indiana Jones et le Temple Maudit. La figure de l'enfant est importante pour Steven Spielberg.
Même si ce dernier a longtemps été surnommé le "wunderkind d'Hollywood", conteur d'histoires pour grands gosses, Spielberg est un technicien hors pair, et Rencontres du Troisième Type jouera le rôle de vitrine technique du réalisateur pour nombre de ses films suivants. Comme le plan made in Spielberg, qui filme les acteurs étonnés de voir quelque chose hors cadre. Une marque de fabrique.
Enfin, le final du film alliant musique et technologie se voit être une apparition des parents de Spielberg, puisque sa mère était musicienne et son père informaticien. Il ne s'en était pas rendu compte jusqu'à ce que le journaliste James Lipton le lui fasse remarquer.

Le film de Science Fiction d'une génération
Beaucoup d'entre nous ont grandi avec ce film et il tient une place particulière dans nos coeurs. Mais ce film a aussi influencé nombre de métrages, bons ou mauvais. La structure narrative a été calqué dans, Independence Day, de Roland Emmerich, les enfants précoces, au coeur de l'histoire font penser aux films de M. Night Shyamalan, et je pourrais en citer encore des pages pleines, tant ce film a influencé d'autres réalisateurs. Par ailleurs, le film est profondément ancré dans une Amérique des années Soixante-dix (post-Watergate), désireuse de croire en l'avenir et de tirer un trait sur le passé, notamment sur l'affaire du Watergate. De l'espoir donc.
Plusieurs montages
Le film est sorti durant l'été 77 et Steven Spielberg a toujours déclaré qu'il n'était pas satisfait de son film. Mais à l'époque où il fût tourné, Columbia connaissait des difficultés financières et du coup, le réalisateur n'avait pas pu mettre en scène certaines séquences originalement prévues. C'était à tel point que l'avenir de Columbia dépendait du succès de ce film ! De ce fait, en 1979, Columbia fit un chèque de 2,5 millions de dollars à Spielberg afin qu'il puisse tourner les séquences manquantes. La seule condition était que le réalisateur devait filmer l'intérieur du vaisseau-mère afin que Columbia puisse établir une nouvelle campagne marketing. Cette version sera baptisée la Special Edition et sortie en Août 1979 aux États-Unis. La critique fût unanime : cette version du film était bien meilleure. Steven Spielberg n'a jamais aimé le fait d'avoir montré l'intérieur du vaisseau-mère.
En 1998, Spielberg reprend son métrage et crée une nouvelle version, baptisée Collector's Edition. Dans celle-ci, il reprend des éléments de la version de 77 et de la version de 80, mais n'inclue pas l'intérieur du vaisseau-mère. Heureusement pour nous, ces trois versions sont dorénavant visibles grâce à cette édition Blu-ray.
Une musique interplanétaire
TOUT le monde connaît les 5 notes de musique utilisées pour communiquer avec les extra-terrestres :
Sol (4) La (4) Fa (4) Fa (3) Do (4). Les chiffres entre parenthèses indiquent le numéro de l'octave.
Ce véritable trait de génie est dû au fabuleux compositeur John Williams. Cet homme est à l'origine des plus grands thèmes de musiques de films, comme Star Wars, Indiana Jones, Les Dents de la Mer, Superman, Jurassic Park ou encore Harry Potter. Mais ces 5 notes, même ceux qui n'ont pas vu Rencontres du Troisième Type les connaissent !! Elles ont été reprises maintes et maintes fois, par différents artistes, ou pour différents films, comme le récent Monstres contre Aliens, ou encore le groupe acid-house belge, Lords of Acid, groupe des années 90, très orienté sexe, qui avait utilisé ces notes pour leur morceau Deep Sexy Space dans l'album Our Little Secret (1997), ou encore repris par Daft Punk lors de leur tournée Alive 2007, voire du groupe Muse, qui entame une de leurs chansons en live par ces notes. Par ailleurs la musique, tellement importante pour Steven Spielberg, a été composée avant le film et le réalisateur a monté le film en fonction de la musique.

Un casting éternel
Sous ce titre qui se la raconte, je veux bien entendu parler de Richard Dreyfuss (Les Dents de la Mer), qui est le véritable alter égo filmique de Spielberg. Mais je veux bien évidemment parler des autres acteurs et actrices, comme Teri Garr, jouant son épouse, qui jouait dans l'hilarant Frankenstein Junior de Mel Brooks. Citons également le gigantesque acteur/réalisateur François Truffaut, véritable mentor de Spielberg, qui tenait à faire un film avec François Truffaut. Le personnage de notre frenchie, n'est autre que Claude Lacombe, scientifique français, inspiré de l'ufologue Jacques Vallée, véritable scientifique. Bien évidemment je ne saurais faire l'impasse sur Melinda Dillon, qui joua l'année suivante dans F.I.S.T., avec Stallone. Enfin, comment ne pas parler du petit garçon, Cary Guffey, qui ne joua dans rien d'autre de bien intéressant, et qui cessa toute carrière cinématographique en 1985. Ce petit garçon, si surpris et ensuite amusé, lorsque les petits extra-terrestres sont chez lui, n'a jamais rien fait d'autre... D'ailleurs pour cette scène, un comédien était déguisé en Gorille (effet de surprise pour le petit garçon), puis il ôta son masque, ce qui le fit rire.
Notons une apparition d'un jeune comédien, peu connu à l'époque : Lance Henriksen (le bishop d'Aliens)...
Conclusion
Encore un film qui a bercé mon enfance. La naïveté enfantine dégagée par le film en a fait rêvé plus d'un, dont je fais partie. Chaque tranche d'âge y trouve son compte et ce film restera pour moi l'un des meilleurs de Steven Spielberg. Assurément un film qui rend heureux, même si la mélancolie n'est jamais très loin. Une musique, une technique, des acteurs, tout y est de très haute volée, au point de devenir aussitôt culte. Sans parler des SFX réalisés par le regretté Douglas Trumbull, véritable artiste visionnaire. A voir AB-SO-LU-MENT !! Passer à côté de ce film serait manquer un des chef-d'oeuvres de la science-fiction et du cinéma tout court !! Vous voilà prévenus... Notez que Jean Renoir a déclaré que Spielberg avait le talent de conteur d'un Jules Verne ou d'un Méliès... Vous voyez : je ne suis pas le seul à le dire que c'est un chef-d'oeuvre...
Attention!
J'ai mis 9/10 pour la qualité de l'image de ce film, mais si un autre film plus récent obtient cette note, les raisons seront complètement différentes!
Le transfert de Sony est de bonne qualité : détails, contrastes et luminosité sont au rendez-vous. Du grain vient pointer le bout de son nez par moments et l'utilisation de la lumière naturelle par Vilmos Zsigmond, le directeur de la photographie, combiné au montage parfois rapide, entraine l'apparition parfois massive de grain. Quelques points blancs sur le master, mais malgré tout, la plus belle façon de (re)voir ce chef-d'oeuvre!
J'ai mis 9/10 pour la qualité de l'image de ce film, mais si un autre film plus récent obtient cette note, les raisons seront complètement différentes!
Le transfert de Sony est de bonne qualité : détails, contrastes et luminosité sont au rendez-vous. Du grain vient pointer le bout de son nez par moments et l'utilisation de la lumière naturelle par Vilmos Zsigmond, le directeur de la photographie, combiné au montage parfois rapide, entraine l'apparition parfois massive de grain. Quelques points blancs sur le master, mais malgré tout, la plus belle façon de (re)voir ce chef-d'oeuvre!
Étant donné que nous pouvons voir les 3 cuts du film en seamless branching, il faut savoir que la VF a été modifiée. Mais si un film DOIT être regardé en VO, c'est bien Rencontres du Troisième Type. En effet, François Truffaut y joue un scientifique français, Claude Lacombe. Et il ne s'exprime presque qu'en français, alors que les autres sont des américains. Difficile lors du passage à la VF de garder cette barrière linguistique. Par ailleurs, la VO montre une belle ampleur (notamment lors du final) contrairement à son homologue française.
Quoiqu'il en soit, ne comptez pas faire une démo de votre Home Cinéma Full HD à vos amis avec Rencontres du Troisième Type car la première partie est davantage centrée sur les dialogues, mais la musique John Williams viendra envoyer de belles choses dans vos enceintes. Dans la deuxième partie, là, c'est le festival pour toutes vos enceintes!
Effets tournoyants lors du passages des petits ovnis qui virevoltent à l'image et caisson de basses se déchainant lors des séquences de communication par le vaisseau mère.
La VF et la VO sont toutes deux en Dolby TrueHD et font leur travail correctement.
Le souffle qui pouvait s'entendre sur le DVD a complètement disparu, pour le plus grand plaisir de nos oreilles !
Très bonne piste son.
Quoiqu'il en soit, ne comptez pas faire une démo de votre Home Cinéma Full HD à vos amis avec Rencontres du Troisième Type car la première partie est davantage centrée sur les dialogues, mais la musique John Williams viendra envoyer de belles choses dans vos enceintes. Dans la deuxième partie, là, c'est le festival pour toutes vos enceintes!
Effets tournoyants lors du passages des petits ovnis qui virevoltent à l'image et caisson de basses se déchainant lors des séquences de communication par le vaisseau mère.
La VF et la VO sont toutes deux en Dolby TrueHD et font leur travail correctement.
Le souffle qui pouvait s'entendre sur le DVD a complètement disparu, pour le plus grand plaisir de nos oreilles !
Très bonne piste son.
Une montagne de bonus, tous plus intéressants les uns que les autres. Un chef-d'oeuvre pour le film, la même chose pour les bonus !! Ils sont tous en HD et VOST-F sauf précision.
Sur le disque 1 :
La possibilité de visionner le film, dans ses trois versions (enfin !) en seamless branching, avec annotations des scènes supplémentaires par rapport aux autres cuts, nommée "Vue du Ciel". Les versions sont :
Sur le disque 2 :

Films Annonces Specifiques : les bandes-annonces des trois cuts. Livret : enfin, pour ceux qui la trouveront, sachez qu'il existe une édition de Rencontres du Troisième Type, qui comprend un livret de 64 pages en anglais, titré: Close Encounters of the Third Kind : 30th anniversary ultimate edition.
Dans ce livret, vous trouverez :
Définitivement l'édition que les fans attendaient !


Sur le disque 1 :
La possibilité de visionner le film, dans ses trois versions (enfin !) en seamless branching, avec annotations des scènes supplémentaires par rapport aux autres cuts, nommée "Vue du Ciel". Les versions sont :
- Le film en version originale (1977)
- Le film en version édition spéciale (1981)
- Le film en version Director's Cut (1998)
Sur le disque 2 :
- Steven Spielberg : 30ème cnniversaire du film : Ceci est le bonus exclusif de cette édition. Il s'agit d'un résumé (et même sacrément résumé) du making-of ci-dessous. Assez décevant au final, mais on sent que Spielberg connaît son métrage. (21 minutes et 22 secondes)
- Le Making-of de Rencontres du Troisième Type : Alors là, c'est un mastodonte du Making-of ! Réalisé par Laurent Bouzereau, ce making-of est un concentré d'anecdotes sorties par tous les membres de l'équipe. Le seul bémol : pas ou peu d'images de tournage d'époque, mais des photographies et de beaux témoignages. Durée record : 101 minutes et 48 secondes !! Impressionnant et passionnant du début à la fin. Une séquence très émouvante sur François Truffaut et un passionnant (ce sera le leitmotiv de ces bonus) retour sur l'artiste des effets spéciaux : Douglas Trumbull. A noter que ce making-of était déjà présent sur la précédente édition DVD. Bonus en SD.
- Surveillez le ciel : bonus déjà présent sur la précédente édition DVD. De belles images de tournage et une belle séparation de l'écran en trois parties, avec explications des trois types de rencontres. (5minutes et 54 secondes)
- 9 scènes supplémentaires : chose rare, les scènes supplémentaires sont loin d'être inintéressantes comme dans de nombreux métrages ! Peut-être une nouvelle édition, avec les scènes supplémentaires en seamless branching ?

- Exploration : un coffre à jouets pour le passionné ! Ici vous pourrez consulter de nombreuses choses, mais sachez que cela pourrait être le bonus qui vaudrait presque l'achat du Blu-ray, tant son contenu est riche, dense et passionnant. Vous pouvez compter plusieurs heures rien que pour ce module fourre-tout, qui comprend :
- Comparaison Storyboard : comparaison film/storyboard de 5 scènes.
- Galerie de Storyboard : les storyboard de deux versions de la séquence finale.
- Les Extérieurs : Photos de Reconnaissance : des photos de décors envisagés avant que le choix définitif ne soit Devil's Tower.
- Dessin du Vaisseau-Mère par Ralph MacQuarrie : les "early sketches" du vaisseau-mère par l'un de mes dessinateurs préférés. Du caviar pour moi ! Dommage qu'il y en ai si peu...
- Derrière la caméra : des dizaines et des dizaines de photos de tournages. Non, en fait, il y en a des centaines. Passionnant.
- Post Production : des photos de certains des membres ayant participé au film, comme le directeur de la photographie, Vilmos Zsigmond, le compositeur John Williams, ou encore le superviseur des effets visuels, Douglas Trumbull.
- Galerie de portraits : des portraits de Spielberg, Dreyfus, Garr, Melinda Dillon, François Truffaut, Cary Guffey, Bob Balaban et le docteur Hynek (de la classification).
- Marketing : Première sortie du film : des affiches, des trading cards et les photos d'exploitation françaises.
- Edition Spéciale : photos du tournage de la dite édition et photos d'exploitation françaises.
Dans ce livret, vous trouverez :
- Cast & Crew Biographies : les biographies (qui occupent la grosse partie de ce livret).
- Behind the Scenes : an insider's look at the making of the film : des photos de tournage.
- Special Effects : from ordinary to extraordinary : a special efect odyssey : la même, mais sur les effets spéciaux.
Définitivement l'édition que les fans attendaient !


- Acheter le blu-ray Rencontres du Troisième Type sur :
- Amazon.fr
Commentaires
Aimé
01/05/2010 14:01
Bah encore une fois un très joli article et vraiment c'est cool que Sony ai décidé de nous livrer les 3 versions du film dans une seule édition. Comme tu le dis c'est ZE édition a avoir et que tous les fans attendaient. In-dis-pen-sable dans tout blu-ray thèque qui se respecte :))
01/05/2010 14:15
"c'est ZE édition a avoir et que tous les fans attendaient. In-dis-pen-sable dans tout blu-ray thèque qui se respecte" : Exactement !! Indispensable dans une bonne blu-raythèque.
Merci
Merci
02/05/2010 08:47
Va falloir que je me procure cette édition BR parce que, honte à moi, je n'ai jamais vu ce film de Spielberg.
Merci Facz de m'avoir donné envie de le voir
Merci Facz de m'avoir donné envie de le voir
02/05/2010 09:37
bin je l'ai vu et j'ai pas tenue jusqu'au bout... c'est pas de la SF pour les filles comme moi trop haut de gamme, je n'atteinds pas de tels sommets mais notre blu-raythèque se respecte puisque cette édition y figure
02/05/2010 14:20
J'ai du le voir deux ou trois fois, mais pas encore en BR. J'aime la naïveté des personnages et de la mise en scène ;)
02/05/2010 14:56
Très bonne chronique effectivement.
Quand tu parles de "VF changée", il faut préciser que ce n'est pas la VF d'époque qui se trouve sur ce blu-ray, mais du re-doublage effectué lors de la première sortie dvd du film au début des années 2000. (politique éditoriale malheureusement trop fréquante: Superman, Apocalypse Now,...)
Mais effectivement ce film est à voir absolument en VO pour les raisons évoquées dans la chronique.
Quand tu parles de "VF changée", il faut préciser que ce n'est pas la VF d'époque qui se trouve sur ce blu-ray, mais du re-doublage effectué lors de la première sortie dvd du film au début des années 2000. (politique éditoriale malheureusement trop fréquante: Superman, Apocalypse Now,...)
Mais effectivement ce film est à voir absolument en VO pour les raisons évoquées dans la chronique.

