Red State - Le test blu-ray

Publié le 2012-01-13 09:22:41 par Jeremy
Pochette du film Red State
  • Note HD Avis 8.5/10
  • Note Vidéo 10/10
  • Note Audio 10/10
  • Note Bonus 7.5/10

Note : Ce Blu-Ray est Region A only, et ne dispose que d'une VO avec sous titres anglais et sous titres anglais SDH optionnels.

Grand fan de Kevin Smith depuis son premier long métrage, Clerks en 1994 (ouhla, déjà !), le gros bonhomme m'avait déçu avec son Top Cops. J'attendais depuis belle lurette son nouveau long, et pour cause, dès la mise en chantier de son antépénultième film, Zack & Miri make a Porno, il désirait tourner Red State.
Smith alla voir les Weinstein Brothers, qui ont financé tous ses films exceptés Mallrats et Top Cops. Ils acceptèrent de financer Zack & Miri, mais pas Red state, car selon eux, le sujet était trop négatif et trop incisif pour se trouver un public. Qu'à cela ne tienne, Kevin Smith rangea Red state dans l'un de ses tiroirs, et continua son bonhomme de chemin, non sans garder à l'esprit qu'il voulait tourner ce film.
Il ne faut pas oublier que dès 2006, Smith annonça à la Wizard World Chicago Convention que son prochain film serait un film d'horreur.
Le temps passa, et quatre années après cette déclaration, il annonça que Michael Parks avait rejoint le casting, tout comme Matt L. Jones et John Goodman.



Mais au fait, qu'est-ce que Red state, qu'est-ce qu'un Red State ?

Un Red State -Etat Rouge- est un état pro parti républicain (le parti du comique George W. Bush), considéré comme beaucoup plus conservateur que le parti Démocrate (celui de Barack Obama). En réalité, il s'agit d'un code couleur utilisé aux Etats-Unis pour différencier les votants Républicains ou Démocrates. Il suffit de jeter un coup d'oeil à l'image ci-dessous pour comprendre : 



Vous l'aurez compris : rouge pour les Républicains et bleu pour les Démocrates. Le résultat est que beaucoup de ces sympathisants sont également des pro-NRA (National Rifle Association (l'association qui prône la détention d'armes). Les Républicains n'ont pas bonne presse concernant les athées, et surtout les homosexuels, qu'ils prennent en grippe régulièrement, même si les têtes pensantes (celles qui passent à la télévision) disent le contraire ! Rappelez-vous le chanteur de Frankie Goes To Hollywood, qui avait été interdit d'entrée aux Etats-Unis dans les années 80, à cause des Républicains.
En plus de cela, les Républicains sont également réputés pour être très catholique, ultra pratiquant, ou Mormons.

Bon, j'ai résumé au maximum, hein, mais toujours est-il que ces Red States sont situés au centre et au sud du pays. Et c'est dans l'un de ces Etats Rouges que le dernier film de Kevin Smith prend place.

Résumons un brin : 
Middle-West des Etats-Unis, alors que les membres de la paroisse d'un pasteur fanatique manifestent contre l'homosexualité devant une église célébrant l'enterrement d'un jeune homosexuel retrouvé mort, Travis va à l'école, et retrouve ses deux meilleurs amis. Tous trois parlent d'une application smartphone permettant de rencontrer d'accortes bougresses à la cuisse légère et à l'appétit sexuel indéniable. L'un deux affirme qu'il est impossible de trouver telle gentille dame dans leur patelin, mais voilà, il y en a une, et Travis communique avec cette dernière depuis plusieurs jours, et celle-ci serait très intéressée par une partie fine à quatre !
Ni une ni deux, les trois jeunes hommes, se disent que ça va les détendre, et se rendent chez la dame.  En chemin, ils accrochent une voiture, qui s'avèrera être celle du shérif local, occupé à se faire faire une fellation, par son compagnon. Les jeunes gens arrivent chez la dame, boivent quelques bières, avant de comprendre que cette chère donzelle les a drogués afin de les livrer au pasteur fanatique en question.
Alors qu'ils vont passer un sale quart d'heure, les forces de ATF (Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives) arrivent sur les lieux afin de déloger ces dévots apparemment surarmés...

Je ne vous en dis pas plus, mais sachez que ce film fût une véritable claque pour moi et je vais tenter de vous expliquer pourquoi tout au long de ce test.



Dès le départ, et ce, dès les premières minutes, on ressent la volonté affichée de Kevin Smith de régler ses comptes avec cette Amérique bien pensante, où l'homosexuel est assimilé au diable (voir le panneau : Anal Penetration = Eternal Damnation), et si l'on a un peu peur d'un film pour teenager, il saura nous démontrer le contraire durant tout le reste du métrage !
Qui dit film de Kevin Smith, dit séances de verbe travaillées ! Et si le réalisateur de Chasing Amy m'avait convaincu depuis bien bien longtemps qu'il est un dialoguiste hors pair, il confirme ici ce talent indéniable. En effet, lorsque nous entendons le pasteur Abin Cooper, magistralement interprété par Michael Parks (le shérif attitré de Tarantino, dans Boulevard de la Mort, les deux Kill Bill et Planète Terreur), nous sommes hypnotisés par son très long discours sur l'homosexualité. En effet, l'interprétation n'y est pas pour rien non plus, mais ce mélange d'assurance du propos, couplé aux inepties les plus incroyables nous laisse bouche bée ! Et pour couronner le tout, à la fin de chacune de ses phrases sortent un rituel "Amen", comme pour confirmer que ce saint homme est dans le vrai ! L'hypnose vient du fait également que l'on se demande comment ce film a bien pu se faire. 
Et bien, c'est tout simple : pour s'éloigner du tout promo, Kevin Smith a décidé avec Red State d'autoproduire (en étant aidé d'autres personnes), d'éditer et de distribuer son film, en se baladant de festival en festival avec ses péloches sous le bras, à l'ancienne quoi !

Toujours est-il que Kevin Smith n'a pas inventé le personnage du pasteur, il s'est fortement inspiré du pasteur Fred Phelps, officiant dans une église Baptiste indépendante au Kansas. Personnage assez extrême, puisque c'est à lui que l'on doit le slogan malheureusement connu : "God Hate Fags" (Dieu hait les pédés), manifestations durant la Gay Pride avec panneaux et tout le tremblement, et même durant les enterrements de soldats morts au combat (George W. Bush dut même créer une loi de respect envers les héros tombés au champ d'honneur). Dans Red state, Abin Cooper est du même tonneau, puisqu'il organise des manifestations contre les homosexuels en particulier, mais désapprouve également l'avortement, les relations sexuelles avant le mariage, bref, une vie selon les archaïques saintes écritures. 

Ainsi plusieurs niveaux de lecture du film peuvent être intégrées par le spectateur, comme cette dévotion des fidèles du pasteur, quitte à en perdre leur libre arbitre, ou encore mentionner les effets de certains amendements, comme le surarmement, voire de mettre une tape sur les agences gouvernementales américaines. Les religieux de Red state sont quant à eux violents ! Si l'on comprend rapidement que leur manifestation lors des obsèques d'un jeune homosexuel retrouvé mort est une mascarade, puisqu'ils l'ont tué, on les verra surtout être une micro-société ultra organisée, et on comprend cela dès la scène de l'église, où cet homosexuel est attaché ou plutôt "cellophanisé" au crucifix de l'église, dans l'attente d'être froidement abattu par ceux qui croient en Dieu (vous savez, celui qui n'a sorti que des messages d'amour...).

Ce que j'ai trouvé réellement bon, c'est que Kevin Smith nous glisse gentiment le fait que ces hommes et femmes croient dur comme fer à l'existence d'un Dieu, celui là même dont le fils n'a émis que des paroles sur l'amour, le pardon, et tout ça, et qu'au final, il n'y a pas plus intransigeant, fermés d'esprits, haineux même, que ces religieux. Bref, c'est le moyen pour le réalisateur de nous donner son avis sur la religion qui est la première source de guerre (ou l'un des premières) et la première excuse pour s'entretuer des hommes, alors qu'à la base, ces religions prônent l'amour. Véritable manne de faux-culs (suffit de voir les anciens sortir de l'église, et préférer regarder leurs pompes plutôt que de donner une pièce à un nécessiteux, alors qu'ils sortent de l'endroit même où générosité est un leitmotiv), que Smith s'empresse de nous montrer dans le cas le plus extrême.
Bon, autant vous le dire immédiatement je ne crois pas à tout cela Dieu et compagnie, et mieux encore, le concept de religion n’écœure un peu, pour ce qu'il sous-entend, puisque le Tout-Puissant avait quand même dit : Tu n’idolâtreras point, tandis que de nos jours, on se met à genou devant un homme meurtri sur une croix... Ainsi dès qu'il m'est possible de voir un film qui en parle, je me jette dessus, comme la misère sur le pauvre monde (Kaamelott inside). Et de fait, j'aime que l'on débatte de ce sujet, et même si Smith oublie un peu son sujet en route, au profit de la longue (et non pas longuette) fusillade, reste que Red state est un joli petit pamphlet, traitant des dérives d'extrémistes catholiques (Si, si, il y en a !! Souvenez, à la sortie de La Dernière Tentation du Christ, certains de ces extrémistes catholique avaient brulé un cinéma projetant le film de Scorsese).

Bien entendu, le spectateur lambda trouvera ce film ennuyeux au possible, notamment à cause de ces séquences de dialogues que certains qualifieront d'interminables, alors qu'elles ne font que renforcer le propos, et le final.
Puis arrive le gunfight entre les forces de l'ATF et les grenouilles de bénitier. Aussi soudaine que brutale, cette bataille rangée entre les forces de l'homme et les forces de Dieu ne fait pas dans la dentelle, et se donne des allures de prise du fort Alamo. Bien sûr, force est de constater que cette séquence n'a pas les proportions de Heat et malgré tout, et selon le (maigre) budget du film, cela reste très violent, et surtout sans aucune pitié. On ne fait aucun cadeau au spectateur, et les pertes sont aussi lourdes chez les ATF que chez les cul-bénis. 
Je ne peux pas vous expliquer pourquoi (ni comment), au risque de spoiler de belles choses, mais la coupure de ce gunfight est brute, franche, pour enchainer sur une ultime séquence de dialogues où le réalisateur va taper sur la tête une nouvelle fois des agences de son pays.



Un bon scénario n'est rien sans les acteurs qui vont avec, et là, Kevin Smith a su s'adjoindre les services d'acteurs talentueux, comme Michael Parks dans le rôle du Pasteur Cooper, mais aussi John Goodman, dans le rôle de l'agent Keenan, chef des forces de l'ATF, devant obéir à des ordres assez inhumains, mais aussi, Kevin Pollack (l'un des Usual Suspects), ou Melissa Leo, l'une des dévotes que n'aurait pas renié Ken Russell. Cette actrice était le personnage principal de Frozen. Elle est très impressionnante, dans son rôle, et Kevin Smith lui en doit une belle, au vu de son investissement.
Citons également Kevin Alejandro, l'un des tacticiens des forces de l'ATF, et qui jouait Jesus Velasquez, le petit ami de Lafayette dans True Blood, mais également Stephen Root, dans le rôle du Shérif, et qui est l'un des acteurs favoris des frères Coen (il est l'embaucheur de Woody Harrelson dans No Country for Old Men, pour ne citer que celui là). Impossible de faire l'impasse sur Betty Aberlin, la doyenne des bigots, qui jouait déjà dans Dogma, Jersey Girl (Père et Fille en VF) et (non créditée) dans Zack & Miri. Un casting quatre étoiles qui a dû plus être attiré par le scénario que par le cachet... Le reste du casting (notamment les familles de dévots) est interprété par des amis ou de la famille (comme l'épouse du réalisateur, ou sa file, voire le fils de Michael Parks). Au vu du maigre budget, tout le monde a mis la main à la patte.

On pourra reprocher à Kevin Smith de ne pas approfondir ses personnages durant Red state, alors que des films comme Clerks ou Dogma nous prouvent qu'il excelle en la matière, mais cela n'est pas pénalisant pour le film. Conscient que cette petite production pourra ne pas plaire, sachez que le discours dans son ensemble m'a fait penser à ... Kevin Smith. Je m'explique. Smith est un éternel adolescent, et avec Red state, on croirait qu'il vient de décourvrir la révolte, alors c'est agréable de le voir faire autre chose et encore plus (mais ça, c'est pour moi, parce que j'aime ça), le voir critiquer cette frange des catholiques haïssant l'homosexualité.



Pour terminer, je vous parlerais de la fin dite alternative, qui ne fût -malheureusement- pas tournée, cette révélation ne spoilera pas le film, je vous l'assure.

Lorsque les trompettes résonnent, annonçant le "Rapture" comme le dit Cooper, et que ce dernier et sa bande vont à la rencontre des ATF, soudain, le torse de Cooper explose, suivi par l'explosion du torse des autres membres de sa cohorte, et même tarif pour les agents de l'ATF. Durant ces morts, la Terre se met à trembler, et Keenan tombe au sol, et ferme les yeux. Quand il les rouvre, il voit le torse de l'un de ses collègues traversé par une longue épée, portée par un énorme ange en armure. Ce dernier regarde Keenan, pose un doigt sur ses lèvres et dit "chuuuuuuuuuuut". L'ange s'envole, et alors qu'il commence à quitter le champ de la caméra, les quatre cavaliers de l'apocalypse descendent sur Terre.

Cette fin n'a jamais été tournée, ce qui est dommage car elle aurait pu être incluse dans le Blu-Ray, d'autant que ça donne envie raconté comme ça, non ? Peut-être pour une autre édition qui serait pourquoi pas prévue pour le 21 décembre 2012...

Vous l'aurez compris, ce mélange de longs dialogues, et autres tirades, mélés à cette fusillade m'ont plaqué dans mon canapé, car plus le film avançait, et plus je me demandais où le réalisateur voulait en venir, et pour cela, sa conclusion, qui fait froid dans le dos, me place dans le cas suivant : je vous pourri le film, ou je vous garde la surprise ?
Kevin Smith prouve qu'il sait faire autre chose avec ce film glacial, et j'en redemande !

En tournant avec la caméra RED, il fallait s'attendre à quelque chose de beau, et l'encodage en AVC est une pure merveille, propulsant ce disque dans la catégorie démo du support ! Superbes couleurs (même si le rouge sang tire vers le marron), profondeur de champ exemplaire, aucune compression, pas de bruit, et un grain cinéma du plus bel effet ! Ne cherchez pas, c'est tout simplement magnifique !

L'image est une démo ? Le son aussi ! Pourvu d'une seule et unique piste VO DTS-HD Master Audio 5.1, c'est un véritable exemple de mixage intelligent, comme lorsque Travis demande la voiture de ses parents qui regardent la télévision : nous sommes face à eux, Travis parle doucement, mais les dialogues sont audibles, ses parents répondent : itou, en plus sur les enceintes arrières, c'est le bruit de la télé qui court gentiment, preuve, que le DTS-HD Master Audio n'est pas QUE fait pour les bandes sons qui envoient du gros (copyright Jean-Claude Convenant).
Toutes les séquences relativement calmes sont maitrisées, et lorsque la fusillade démarre, je peux vous assurer, que tout s'est produit chez moi ! Coups de feu, balles qui fusent, ricochets, toutes les enceintes fonctionnent à plein régime, caisson compris (voir la séquence où les forces de l'ATF entrent dans l'enceinte de la propriété des religieux).
Impressionnant, immersif, le top !

Par contre, n'oubliez pas que ce disque ne propose aucune VF, ni aucun sous titres français. Seuls des sous titres anglais, des sous titres anglais SDH, et des sous titres espagnols sont proposés.

 


Curieusement, là où je m'attendais à un festival, c'est pas comme d'habitude avec Kevin Smith, car si ses précédents films regorgent de bonus tous plus intéressants les uns que les autres, là, on reste un peu sur sa faim, et j'aurais aimé un peu d'explication sur le houleux parcours du film... Reste que l'ensemble des bonus est excellent, mais compte tenu de ce que le joufflu réalisateur a l'habitude de nous proposer, je suis un peu  "déçu". Tous les bonus sont en HD 1080i, et comprennent : 

  • The Making of : divisé en deux parties, ce making of est introduit par Kevin Smith, et il y fait de nombreux commentaires durant ce bonus, qui se contente grosso modo d'interviewer les acteurs, et surtout de souligner à quel point ils étaient troublés par le scénario. Intéressant, mais en VO non sous titrée. (AVC - 43'50")
  • SModcasts Commentaries : divisés en sept parties, qui jouent en lieu et place de la bande son du film alors qu'on le visionne. Très souvent intéressant, parfois passionnant. Voici la liste et leur durée respective :
    • Hear the Teaser (41'10")
    • The Harvey Boys (27'39")
    • Splinter's of the Klein's Eye (37'06")
    • Caster Master (1h04'03")
    • Canado ! (1h10'55")
    • Brains & Braun (52'35")
    • Parks City (1h28'00")
  • Deleted Scenes : trois scènes coupées, parfaitement dispensables, sauf pour la dernière, qui est une fin alternative, projetée uniquement lors du festival de Sundance, et qui prouve une fois de plus l'implication et le talent de Michael Parks. Chacune de ces scènes est introduite par Kevin Smith.
  • The Sundance Speech : Introduit par le réalisateur une fois de plus, nous pouvons assister à son speech d'après film lors du festival de Sundance avec force implication du réalisateur. (AVC - 35'37")
  • A Conversation with Michael Parks : Une fois de plus une intro du réalisateur, et une interview de l'acteur principal de Red state, qui nous donne ses impressions sur le film, sans être promo, et qui nous apprend qu'il était chanteur dans un groupe où il se la jouait voix à la Johnny Cash, mais avec des chants catholiques (AVC - 17'58")
  • Poster Gallery : une courte introduction du réal, et neuf posters/affiches de teasing absolument magnifiques !
  • Trailers : une intro du réal, et 3 minutes et 37 secondes de bandes annonces de Red state. Certaines sont vraiment excellentes !
  • Also from Lionsgate : les trailers de Religulous, Kick-Ass, Warrior, Conan le Barbare, Reservoir Dogs, les films de Filmnet Originals, et la plateforme VOD HD Epix.
  • Bookmarks : Possibilité de placer des favoris sur le film, option que j'ai trouvé intéressante.



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Commentaires

13/01/2012 09:26
Depuis que tu en as parlé, j'ai une GROSSE envie de le voir. Je croise donc les doigts pour que quelqu'un se bouge le cul en France, puisque visiblement tout le monde (US, UK, Allemagne) l'a ou va l'avoir.

13/01/2012 10:14
Pour moi aussi, Red State a été une énorme claque . Une claque à laquelle je ne m'attendais pas.
Red State prouve que Kevin Smith est un réalisateur qui a des choses intéressantes à dire et qu'il peut en plus dépasser le simple stade de la comédie.
L'audio est assez impressionnant, pour peu que vous mettez le son fort chez vous, vous aurez vraiment l'impression d'assister à une fusillade et que chaque balle tirée vous fera mal au coeur.
Bref, un test que j'attendais sur Planète-HD et c'est fait. Tout ça sans trop spoiler le film dans ses dialogues ou son exact déroulement même si on peut comprendre aisément la structure du scénario en lisant le test.
Bon sinon, moi je m'attendais à voir débarquer le nom de Kerry Bishé dans le résumé du casting, c'est quand même la remplaçante de JD dans Scrubs et le personnage est assez intéressant et important dans le film. Elle t'as pas fait de forte impression Jéremy ?  
J'espère de tout coeur que Kevin Smith ne s'arrêtera pas à ça et continuera de réaliser des films. Mais surtout qu'un éditeur français aura les couilles de nous sortir le film en France !

13/01/2012 10:14 - Edite le 13/01/2012 10:15
Kevin Smith Rules !!! (fanboy inside!).
Si j'ai réussi à te donner envie, je suis content ! (du coup, faut que j'essuie mon bureau...  )

13/01/2012 11:38
pour moi GROSSE DECEPTION ! Pourquoi cette trop longue fusillade "a l'americaine" ? Dommage...

13/01/2012 14:13
@Manic : Ben elle est jolie, et même si son personnage est intéressant, je le trouve assez maladroit, dans le sens où "comme de par hasard" y'en a une qui retorune sa veste, c'était couru d'avance, le cliché de base, dans un film comme celui-ci. Mais sinon, je dois reconnaitre qu'elle joue très bien.

13/01/2012 14:25 - Edite le 13/01/2012 14:26
Très envie de le voir ce film même si je sais que ça va me déprimer et me foutre en rogne vu le sujet. Je l'ai commandé et je l'attend là justement. Je reviendrai après visonnage te pourrir ton test    

13/01/2012 14:36
C'est vrai que Smith sur un film d'horreur ça a tout du truc intéressant. En tout cas, je vais y jeter un oeil :)

Par contre c'est moi ou, sur les caps, John Goodman a pris un sacré coup de vieux ? :/

13/01/2012 18:49
@Remy: non, non, ce n'est pas toi, John Goodman a pris un méchant coup de vieux

13/01/2012 20:01
ça fait un sacré bail que je l'attends ce Red State, du coup désolé mais je lirai ton test après avoir vu le film... donc pas tout de suite  

15/01/2012 11:39
Ce test met l'eau à la bouche Jerem  
Il y a des news pour une éventuelle sortie française pour éviter la case import ?

16/01/2012 08:04
Etant donné qu'en Angleterre, c'est E one qui s'occupe de le sortir, et comme on a également des films de chez eux (Dorian Gray), il y a des chances que ça arrive, mais quand...