New-York 1997 - Le test blu-ray
Publié le 2010-05-07 10:04:57 par Jeremy
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New York 1997. N'importe quel trentenaire (minimum) ayant grandi avec ce film vous le dira : on rêvait (en tous cas, j'en rêvais) d'être Snake Plissken!! Et autant vous le dire d'emblée, ce film fait partie de mes all time favorites. Trêve de nostalgie, passons aux choses sérieuses...
Revenons un peu en arrière. John Carpenter est connu et reconnu après avoir réalisé Halloween, traduit en France à l'époque sous le titre La Nuit des Masques, dont le test se trouve ICI. Il réalise l'angoissant Fog après avoir signé un contrat avec AVCO Embassy.
Le problème est que le contrat implique la réalisation de deux films. Le patron de l'époque de l'AVCO Embassy, Bob Rehme, veut que Carpenter réalise The Philadelphia Experiment, dont John est l'auteur. Malheureusement, Big J. lui explique qu'il n'arrive pas à boucler le script, notamment le dernier acte.
Il va alors supplier Rehme de lui laisser réaliser autre chose en plaidant sa cause et, je cite : "Je ne sais pas comment finir le film". La question ne se fait pas attendre : "Tu n'as rien d'autre dans ta manche ?" Carpenter ne sait pas trop quoi répondre et lui dit : "J'ai ce film dont personne ne veut et qui s'appelle New York 1997".
Rehme le lit et accorde un budget de 7 millions de dollars. Et une somme pareille pour un film avec cette ambition, c'est comme les pois chiches dans le couscous : ça fait pas beaucoup !!
Notre Big J. a écrit ce scénario à la fin de ses études de cinéma, en 1975, en réaction au scandale du Watergate. Et si personne ne veut de ce film (voir plus haut), c'est parce que Carpenter avoue qu'il ne sait absolument pas comment il pourrait tourner le film vers ce scandale.

Pour ce qui est de l'origine du scénario, John Carpenter l'explique ainsi : "J'étais un fan de SF et j'avais été particulièrement impressionné par plusieurs livres dont Soleil Vert et Planet of the Damned de Harry Harrison. Même si ce dernier roman n'a à priori rien à voir avec New York 1997, il racontait l'histoire d'un homme contraint de se rendre dans l'un des endroits les plus dangereux de la planète. Je tenais là un pitch fascinant : nous nous trouvions dans l'endroit le plus vicieux de la planète sous la forme d'une prison new-yorkaise. C'est ce qui m'a donné l'idée de base pour New York 1997."
Ça y est, Escape from New York est lancé, et il est nécessaire de savoir que ce film est une histoire de "famille". En effet, le scénario a été co-écrit par Nick Castle, présent sur le premier court-métrage de Carpenter, La résurrection de Bronco Billy, il était assistant caméraman sur Dark Star et le tueur de Halloween, c'est lui !!
Par ailleurs, Adrienne Barbeau, l'épouse de Carpenter, ayant déjà joué dans Fog, joue ici le rôle de Maggie. Debra Hill, qui a débuté sur Assaut et continué avec John Carpenter sur Halloween et Fog est aussi de la partie.
Donald Pleasance a déjà collaboré avec Big J. sur Halloween, et les noms de Charles Cyphers, Frank Doubleday, Larry J. Franco, Dean Cundey, et Tom Atkins ont tous déjà été crédité aux génériques de Carpenter.
Le réalisateur va se faire deux nouveaux amis, voire deux frères : Alan Howarth, puisqu'il co-signera bon nombre de bandes originales des films du maître, et Kurt Russell, qui avait certes déjà travaillé avec lui (dans la mini série le Roman d'Elvis), mais c'est bel et bien ce film qui marquera le début d'une véritable amitié qui dure encore aujourd'hui.
A la base, la production voulait engager Tommy Lee Jones (revu dans Sans Issue, dont le scénario est signé Carpenter) ou Charles Bronson (le Justicier dans la Ville) qui était intéressé par le rôle, et aussi et surtout, parce que Kurt Russell était cantonné à des rôles sages dans des productions Disney. Carpenter n'en démord pas et affirme son choix : il veut Kurt Russell !! Il obtient gain de cause et le bon Kurt va s'investir dans son personnage, faire des suggestions qui laisseront des marques dans le cinéma, voire plus : il va souffler l'idée du bandeau pour Plissken à John Carpenter ! Il s'inspirera pour son jeu de celui de Clint Esatwood dans L'Inspecteur Harry et du personnage de bandes dessinées Nick Fury pour la dégaine, le look d'ensemble.
Petite anecdote : la voix off du début du film est assurée, en VO, par Jamie Lee Curtis, mais son caméo est non crédité.

Voilà de quoi être en confiance pour un tournage qui ne s'annonce pas facile, car reproduire un Manhattan sous forme de prison avec 7 millions de dollars, risque d'être une sacré entreprise ?
Heureusement pour notre réalisateur, il s'adjoint les services Joe Alves, directeur artistique sur les Dents de la Mer et Rencontres du Troisième Type de Steven Spielberg (pas mal comme CV, non ?); ce dernier va ainsi devoir transformer les rues de Saint Louis, dont le centre ville avait été victime d'un gigantesque incendie dans les années 70.
Beaucoup d'ingéniosité de la part d'Alves, mais aussi de celle de Dean Cundey, directeur de la photographie, qui va aller jusqu'à expérimenter de nouveaux objectifs qui ont l'avantage d'obtenir une plus grande profondeur de champ et surtout d'être adaptés aux tournages nocturnes. Bien évidemment, tout cela ne serait rien sans le talent et la maestria de John Carpenter, et ils réussiront à créer l'illusion de ce Manhattan-Prison.
Le script est très concis et en montre plus qu'il n'en dit, obligeant le cinéaste à filmer de longs plans séquences sur les première scènes, ce qui impose une mise en espace des plus judicieuses. Ces longs plans des monuments, des bâtiments, nous signifient clairement que le décor fait partie de l'intrigue et joue un rôle à part entière.
Puis l'énigmatique emblème du film d'anticipation arrive : Snake Plissken, renégat, hors-la-loi, rebelle, mais aussi ancien des forces spéciales, décoré à Leningrad, refusant la tournure que prend le pouvoir dans son pays.
Il faut savoir que Carpenter s'est inspiré d'un malfrat de son enfance, qui avait la particularité de posséder un tatouage en forme de serpent sur le ventre, repris ici tel quel par le cinéaste.
Rions un peu : de nombreuses fans demandent encore à Kurt Russell jusqu'où descendait la queue du serpent ?
Un peu de sérieux voyons ! John Carpenter signe ici un film nihiliste au possible (comme c'est souvent le cas chez le cinéaste), dont l'action est limitée dans les lieux et dans le temps (le virus infligé à Plissken). Carpenter s'explique en disant qu'il a toujours été influencé par Howard Hawks qui utilisait déjà ces éléments. Mais un film délimité dans le temps est aussi un formidable outil de suspense et Carpenter nous prouve pendant tout le métrage qu'il le maîtrise parfaitement, et qu'au cinéma, le temps peut être dilaté ou condensé.

Plissken est l'antithèse d'un James Bond, l'antihéros par excellence, celui qui ne se révèle qu'en dernier recours. Mais il n'a plus la foi et représente parfaitement le personnage de western (thème déjà abordé avec brio par John Carpenter dans Assaut). Malgré sa rébellion, Plissken est peut-être au fond plus humain que ceux pour lesquels il doit travailler, mais n'hésitera pas à tuer pour survivre. John Carpenter le décrit ainsi : "L'homme qui cherche à vivre 60 secondes de plus". Éloquent, non ?
Et bien entendu, à personnage de western, quoi de mieux que de prendre un vrai cow-boy pour lui donner la réplique : Lee Van Cleef, réminiscence évidente du film culte de Sergio Leone, Le bon, la brute et le truand. Et quand on pose la question à John Carpenter : "Qu'est-ce qui rapproche Bob Hauk de Snake Plissken ?" Big J. répond : "Ce sont les deux faces d'une même pièce." A tout héros, il lui faut son opposé, le vicieux...
Mais pour qu'un antihéros se dévoile, il faut le confronter à des situations dangereuses. Et voilà ce que sera le seul et unique but de Carpenter, et ce, du début à la fin. En effet, d'emblée, Snake est montré en position de faiblesse lorsqu'il est menotté, l'injection des capsules représente le début d'une course contre la montre avec la mort, et dès son entrée dans la ville-prison, il subira les épreuves les plus difficiles de sa vie (attaques de gangs, maltraité par le Duke (Isaac Hayes), trahi, battu, blessé). A propos de Isaac Hayes, il a tellement apprécié cette collaboration avec John Carpenter, qu'il l'a appelé après le tournage de Ghosts of Mars, en lui demandant de penser à lui pour son prochain film.
D'ailleurs, il est important de souligner que Kurt Russell a réellement vécu certaines de ces situations, notamment lors du combat de catch à mort, séquence étant présente dans le métrage, car Carpenter revendique le fait d'être un très grand fan de ce sport (ce n'est pas pour rien si l'acteur principal de Invasion Los Angeles, est un catcheur : Roddy Piper). Bref, Snake n'est pas au mieux de sa forme et va devoir se battre contre un golgoth (joué par un vrai catcheur nommé Ox Baker). Ce dernier va taper comme une brute sur Kurt Russell, comme si ça vie en dépendait, et ce dernier de tenter d'esquiver afin de ne pas être mis KO, entre deux vaines supplications auprès de son assaillant. Russell finira par décocher un crochet au foie du catcheur pour lui faire comprendre. Si ça, c'est pas s'investir !
Une chose impressionnante d'audace est le fait que Snake boite pendant 45 minutes ! Dans un film d'action, le héros ne reste jamais blessé autant de temps. Il suffit de voir Bruce Willis dans Piège de cristal : et vas-y que je me taillade les pieds sur du verre, mais qu'après ça va mieux merci. Ici, Carpenter ne joue pas dans la facilité et le résultat obtenu est que l'on continue à rester aux côtés de Snake.

Heureusement pour ce dernier, il sera aidé dans la ville-prison par plusieurs personnes, car n'oublions pas qu'il doit sauver le président, sauf que son planeur tombe de l'Empire State Building : il ne lui reste plus que la solution des ponts minés. Ces « aides de camps » seront incarnés par Harry Dean Stanton (Alien) en tant que scientifique du Duke, le taulier de Manhattan, par Adrienne Barbeau (dont on sent que Carpenter aimait beaucoup le décolleté, et revue dans l'Equipée du Cannonball), et Ernest Borgnine. Certains penseront directement à son rôle dans la série Supercopter et à ces personnes, j'aurais envie de dire : imbéciles, ne savez-vous pas que cet acteur a joué dans le western ultime de Sam Peckinpah, La Horde Sauvage, celui-là même qui a influencé la plupart des autres réalisateurs de notre époque, notamment dans les séquences d'action. Bref un casting impressionnant pour un si petit budget.
Le truc, c'est Lee Van Cleef qui malgré son CV et son talent est en fin de parcours et est obligé de cachetonner à droite, à gauche, idem pour Borgnine, donc, pas de gros salaires, mais des têtes connues quand même.
Pour illustrer un peu plus le nihilisme ambiant, notre fameux Ernest joue le rôle d'un chauffeur de taxi, ce qui ne sert à rien dans une prison, mais ce vestige prouve et montre les regrets d'une époque passée, où liberté n'allait pas forcément de paire avec l'acceptation d'un totalitarisme général.
Car voilà de quoi traite le film : dans une société où seuls l'ascension sociale, le pouvoir et la magouille sont rois, doit-on imposer les décisions gouvernementales, et finalement se rapprocher d'une dictature, ou tenter de recommencer à zéro ? Et tous ceux qui ne sont pas d'accord avec ça, au trou ! C'est triste, ça ne donne pas envie de voir le futur, c'est du John Carpenter, et New York 1997 constitue peut-être son film le plus pessimiste sur notre avenir.
Un passage que je trouve très beau, empreint de beaucoup de poésie et qui illustre parfaitement ce pessimisme ambiant, est celui où Snake ne sait plus quoi faire ni où aller, s'assoit sur une chaise laissée en pleine rue et attend ! mais quoi ? Que la violence générale de l'endroit lui retombe dessus ? Je trouve cela particulièrement beau mais aussi particulièrement osé, car après tout ce que l'on vient de subir avec Snake, le réalisateur s'offre un moment de répit et nous propose de souffler un peu avec ce Plissken qui va bientôt mourir et dont le regard se perd dans le ciel. Brrrrr, j'en ai des frissons !!
Heureusement pour notre moral en berne, John Carpenter nous prouve qu'il ne baissera pas les bras tout comme son personnage (on dit même souvent que Snake Plissken est une auto projection fantasmée du réalisateur) : alors que le président est enfin sain et sauf, au prix de vies sacrifiées, il apparaît comme un lâche et un sauvage, tout comme les prisonniers l'ayant retenu captif, le rebelle, le sociopathe Snake Plissken lui joue un mauvais tour, tout en ironie, ultime pirouette marquant le cinéma d'anticipation d'une part, et tout le cinéma d'autre part, car ce twist a été repris maintes et maintes fois.
Ce regard acide sur la société américaine par John Carpenter (allez hop, tous ceux qui ne sont pas d'accord avec le régime en place, direction la taule) sera exacerbé avec son mésestimé remake-suite Los Angeles 2013.
New York 1997 a été, et est encore, taxé de série B. C'est vrai, mais pas au sens négatif du terme. Plutôt au sens où ce film représente un des derniers, si ce n'est le dernier film, d'une époque libertaire de l'Amérique, avant que des Martin Riggs et autres John Mac Clane viennent noircir le tableau avec des bandes trop dorées. New York 1997 rapporta énormément d'argent: 50 millions de Dollars !! Pas mal pour un film où l'acteur principal est inconnu, non ?

Vous l'aurez compris, ce film fait partie de ceux que j'ai regardés en boucle durant mon enfance, et malgré l'âge du film, le ton et la justesse du traitement du sujet n'ont pas pris une ride. Je prends toujours autant de plaisir à le regarder, ne serait-ce que pour la musique lancinante, de celles qui vous restent dans la tête durant de très longs moments, pour son rythme particulièrement efficace et pour la phrase désormais culte : Snake ! J'te croyais mort ! Preuve, que Plissken est une légende moderne...
Définitivement culte, bien tourné, bien monté, bien géré. Un des 5 films que je prendrais avec moi sur une île déserte, s'il le fallait ?
Que tous ceux qui n'ont jamais vu ce film se jettent sur le Blu-ray qui n'est pas très cher dans son édition française, contre laquelle je pousserais un petit coup de gueule. Je m'explique :
J'ai acheté ce film en Blu-ray le jour de sa sortie, pour constater qu'il n'y avait aucun bonus. Ayant déjà 4 éditions DVD, je n'étais pas jouasse ! Et encore moins en apprenant que l'édition UK de ce film comportait les bonus que j'attendais, à savoir : le documentaire sur le film, le commentaire audio de John Carpenter et Kurt Russell (qui est absolument indispensable à tout fan de ce film) et l'ouverture originale.
En effet, le film ne devait pas commencer comme on le connait. On devait voir Snake braquer une banque et s'enfuir avec son complice à bord, pour finalement se faire arrêter et ensuite être conduit devant Hauk.
Résultat, j'ai racheté un deuxième Blu-ray de ce film, mais pour vous éviter cette dépense, voici un lien vous permettant de découvrir cette introduction ?
L'introduction coupée
Notes diverses :

Stay tuned pour le test de Escape from L.A...
Revenons un peu en arrière. John Carpenter est connu et reconnu après avoir réalisé Halloween, traduit en France à l'époque sous le titre La Nuit des Masques, dont le test se trouve ICI. Il réalise l'angoissant Fog après avoir signé un contrat avec AVCO Embassy.
Le problème est que le contrat implique la réalisation de deux films. Le patron de l'époque de l'AVCO Embassy, Bob Rehme, veut que Carpenter réalise The Philadelphia Experiment, dont John est l'auteur. Malheureusement, Big J. lui explique qu'il n'arrive pas à boucler le script, notamment le dernier acte.
Il va alors supplier Rehme de lui laisser réaliser autre chose en plaidant sa cause et, je cite : "Je ne sais pas comment finir le film". La question ne se fait pas attendre : "Tu n'as rien d'autre dans ta manche ?" Carpenter ne sait pas trop quoi répondre et lui dit : "J'ai ce film dont personne ne veut et qui s'appelle New York 1997".
Rehme le lit et accorde un budget de 7 millions de dollars. Et une somme pareille pour un film avec cette ambition, c'est comme les pois chiches dans le couscous : ça fait pas beaucoup !!
Notre Big J. a écrit ce scénario à la fin de ses études de cinéma, en 1975, en réaction au scandale du Watergate. Et si personne ne veut de ce film (voir plus haut), c'est parce que Carpenter avoue qu'il ne sait absolument pas comment il pourrait tourner le film vers ce scandale.

Pour ce qui est de l'origine du scénario, John Carpenter l'explique ainsi : "J'étais un fan de SF et j'avais été particulièrement impressionné par plusieurs livres dont Soleil Vert et Planet of the Damned de Harry Harrison. Même si ce dernier roman n'a à priori rien à voir avec New York 1997, il racontait l'histoire d'un homme contraint de se rendre dans l'un des endroits les plus dangereux de la planète. Je tenais là un pitch fascinant : nous nous trouvions dans l'endroit le plus vicieux de la planète sous la forme d'une prison new-yorkaise. C'est ce qui m'a donné l'idée de base pour New York 1997."
Ça y est, Escape from New York est lancé, et il est nécessaire de savoir que ce film est une histoire de "famille". En effet, le scénario a été co-écrit par Nick Castle, présent sur le premier court-métrage de Carpenter, La résurrection de Bronco Billy, il était assistant caméraman sur Dark Star et le tueur de Halloween, c'est lui !!
Par ailleurs, Adrienne Barbeau, l'épouse de Carpenter, ayant déjà joué dans Fog, joue ici le rôle de Maggie. Debra Hill, qui a débuté sur Assaut et continué avec John Carpenter sur Halloween et Fog est aussi de la partie.
Donald Pleasance a déjà collaboré avec Big J. sur Halloween, et les noms de Charles Cyphers, Frank Doubleday, Larry J. Franco, Dean Cundey, et Tom Atkins ont tous déjà été crédité aux génériques de Carpenter.
Le réalisateur va se faire deux nouveaux amis, voire deux frères : Alan Howarth, puisqu'il co-signera bon nombre de bandes originales des films du maître, et Kurt Russell, qui avait certes déjà travaillé avec lui (dans la mini série le Roman d'Elvis), mais c'est bel et bien ce film qui marquera le début d'une véritable amitié qui dure encore aujourd'hui.
A la base, la production voulait engager Tommy Lee Jones (revu dans Sans Issue, dont le scénario est signé Carpenter) ou Charles Bronson (le Justicier dans la Ville) qui était intéressé par le rôle, et aussi et surtout, parce que Kurt Russell était cantonné à des rôles sages dans des productions Disney. Carpenter n'en démord pas et affirme son choix : il veut Kurt Russell !! Il obtient gain de cause et le bon Kurt va s'investir dans son personnage, faire des suggestions qui laisseront des marques dans le cinéma, voire plus : il va souffler l'idée du bandeau pour Plissken à John Carpenter ! Il s'inspirera pour son jeu de celui de Clint Esatwood dans L'Inspecteur Harry et du personnage de bandes dessinées Nick Fury pour la dégaine, le look d'ensemble.
Petite anecdote : la voix off du début du film est assurée, en VO, par Jamie Lee Curtis, mais son caméo est non crédité.

Voilà de quoi être en confiance pour un tournage qui ne s'annonce pas facile, car reproduire un Manhattan sous forme de prison avec 7 millions de dollars, risque d'être une sacré entreprise ?
Heureusement pour notre réalisateur, il s'adjoint les services Joe Alves, directeur artistique sur les Dents de la Mer et Rencontres du Troisième Type de Steven Spielberg (pas mal comme CV, non ?); ce dernier va ainsi devoir transformer les rues de Saint Louis, dont le centre ville avait été victime d'un gigantesque incendie dans les années 70.
Beaucoup d'ingéniosité de la part d'Alves, mais aussi de celle de Dean Cundey, directeur de la photographie, qui va aller jusqu'à expérimenter de nouveaux objectifs qui ont l'avantage d'obtenir une plus grande profondeur de champ et surtout d'être adaptés aux tournages nocturnes. Bien évidemment, tout cela ne serait rien sans le talent et la maestria de John Carpenter, et ils réussiront à créer l'illusion de ce Manhattan-Prison.
Le script est très concis et en montre plus qu'il n'en dit, obligeant le cinéaste à filmer de longs plans séquences sur les première scènes, ce qui impose une mise en espace des plus judicieuses. Ces longs plans des monuments, des bâtiments, nous signifient clairement que le décor fait partie de l'intrigue et joue un rôle à part entière.
Puis l'énigmatique emblème du film d'anticipation arrive : Snake Plissken, renégat, hors-la-loi, rebelle, mais aussi ancien des forces spéciales, décoré à Leningrad, refusant la tournure que prend le pouvoir dans son pays.
Il faut savoir que Carpenter s'est inspiré d'un malfrat de son enfance, qui avait la particularité de posséder un tatouage en forme de serpent sur le ventre, repris ici tel quel par le cinéaste.
Rions un peu : de nombreuses fans demandent encore à Kurt Russell jusqu'où descendait la queue du serpent ?
Un peu de sérieux voyons ! John Carpenter signe ici un film nihiliste au possible (comme c'est souvent le cas chez le cinéaste), dont l'action est limitée dans les lieux et dans le temps (le virus infligé à Plissken). Carpenter s'explique en disant qu'il a toujours été influencé par Howard Hawks qui utilisait déjà ces éléments. Mais un film délimité dans le temps est aussi un formidable outil de suspense et Carpenter nous prouve pendant tout le métrage qu'il le maîtrise parfaitement, et qu'au cinéma, le temps peut être dilaté ou condensé.

Plissken est l'antithèse d'un James Bond, l'antihéros par excellence, celui qui ne se révèle qu'en dernier recours. Mais il n'a plus la foi et représente parfaitement le personnage de western (thème déjà abordé avec brio par John Carpenter dans Assaut). Malgré sa rébellion, Plissken est peut-être au fond plus humain que ceux pour lesquels il doit travailler, mais n'hésitera pas à tuer pour survivre. John Carpenter le décrit ainsi : "L'homme qui cherche à vivre 60 secondes de plus". Éloquent, non ?
Et bien entendu, à personnage de western, quoi de mieux que de prendre un vrai cow-boy pour lui donner la réplique : Lee Van Cleef, réminiscence évidente du film culte de Sergio Leone, Le bon, la brute et le truand. Et quand on pose la question à John Carpenter : "Qu'est-ce qui rapproche Bob Hauk de Snake Plissken ?" Big J. répond : "Ce sont les deux faces d'une même pièce." A tout héros, il lui faut son opposé, le vicieux...
Mais pour qu'un antihéros se dévoile, il faut le confronter à des situations dangereuses. Et voilà ce que sera le seul et unique but de Carpenter, et ce, du début à la fin. En effet, d'emblée, Snake est montré en position de faiblesse lorsqu'il est menotté, l'injection des capsules représente le début d'une course contre la montre avec la mort, et dès son entrée dans la ville-prison, il subira les épreuves les plus difficiles de sa vie (attaques de gangs, maltraité par le Duke (Isaac Hayes), trahi, battu, blessé). A propos de Isaac Hayes, il a tellement apprécié cette collaboration avec John Carpenter, qu'il l'a appelé après le tournage de Ghosts of Mars, en lui demandant de penser à lui pour son prochain film.
D'ailleurs, il est important de souligner que Kurt Russell a réellement vécu certaines de ces situations, notamment lors du combat de catch à mort, séquence étant présente dans le métrage, car Carpenter revendique le fait d'être un très grand fan de ce sport (ce n'est pas pour rien si l'acteur principal de Invasion Los Angeles, est un catcheur : Roddy Piper). Bref, Snake n'est pas au mieux de sa forme et va devoir se battre contre un golgoth (joué par un vrai catcheur nommé Ox Baker). Ce dernier va taper comme une brute sur Kurt Russell, comme si ça vie en dépendait, et ce dernier de tenter d'esquiver afin de ne pas être mis KO, entre deux vaines supplications auprès de son assaillant. Russell finira par décocher un crochet au foie du catcheur pour lui faire comprendre. Si ça, c'est pas s'investir !
Une chose impressionnante d'audace est le fait que Snake boite pendant 45 minutes ! Dans un film d'action, le héros ne reste jamais blessé autant de temps. Il suffit de voir Bruce Willis dans Piège de cristal : et vas-y que je me taillade les pieds sur du verre, mais qu'après ça va mieux merci. Ici, Carpenter ne joue pas dans la facilité et le résultat obtenu est que l'on continue à rester aux côtés de Snake.

Heureusement pour ce dernier, il sera aidé dans la ville-prison par plusieurs personnes, car n'oublions pas qu'il doit sauver le président, sauf que son planeur tombe de l'Empire State Building : il ne lui reste plus que la solution des ponts minés. Ces « aides de camps » seront incarnés par Harry Dean Stanton (Alien) en tant que scientifique du Duke, le taulier de Manhattan, par Adrienne Barbeau (dont on sent que Carpenter aimait beaucoup le décolleté, et revue dans l'Equipée du Cannonball), et Ernest Borgnine. Certains penseront directement à son rôle dans la série Supercopter et à ces personnes, j'aurais envie de dire : imbéciles, ne savez-vous pas que cet acteur a joué dans le western ultime de Sam Peckinpah, La Horde Sauvage, celui-là même qui a influencé la plupart des autres réalisateurs de notre époque, notamment dans les séquences d'action. Bref un casting impressionnant pour un si petit budget.
Le truc, c'est Lee Van Cleef qui malgré son CV et son talent est en fin de parcours et est obligé de cachetonner à droite, à gauche, idem pour Borgnine, donc, pas de gros salaires, mais des têtes connues quand même.
Pour illustrer un peu plus le nihilisme ambiant, notre fameux Ernest joue le rôle d'un chauffeur de taxi, ce qui ne sert à rien dans une prison, mais ce vestige prouve et montre les regrets d'une époque passée, où liberté n'allait pas forcément de paire avec l'acceptation d'un totalitarisme général.
Car voilà de quoi traite le film : dans une société où seuls l'ascension sociale, le pouvoir et la magouille sont rois, doit-on imposer les décisions gouvernementales, et finalement se rapprocher d'une dictature, ou tenter de recommencer à zéro ? Et tous ceux qui ne sont pas d'accord avec ça, au trou ! C'est triste, ça ne donne pas envie de voir le futur, c'est du John Carpenter, et New York 1997 constitue peut-être son film le plus pessimiste sur notre avenir.
Un passage que je trouve très beau, empreint de beaucoup de poésie et qui illustre parfaitement ce pessimisme ambiant, est celui où Snake ne sait plus quoi faire ni où aller, s'assoit sur une chaise laissée en pleine rue et attend ! mais quoi ? Que la violence générale de l'endroit lui retombe dessus ? Je trouve cela particulièrement beau mais aussi particulièrement osé, car après tout ce que l'on vient de subir avec Snake, le réalisateur s'offre un moment de répit et nous propose de souffler un peu avec ce Plissken qui va bientôt mourir et dont le regard se perd dans le ciel. Brrrrr, j'en ai des frissons !!
Heureusement pour notre moral en berne, John Carpenter nous prouve qu'il ne baissera pas les bras tout comme son personnage (on dit même souvent que Snake Plissken est une auto projection fantasmée du réalisateur) : alors que le président est enfin sain et sauf, au prix de vies sacrifiées, il apparaît comme un lâche et un sauvage, tout comme les prisonniers l'ayant retenu captif, le rebelle, le sociopathe Snake Plissken lui joue un mauvais tour, tout en ironie, ultime pirouette marquant le cinéma d'anticipation d'une part, et tout le cinéma d'autre part, car ce twist a été repris maintes et maintes fois.
Ce regard acide sur la société américaine par John Carpenter (allez hop, tous ceux qui ne sont pas d'accord avec le régime en place, direction la taule) sera exacerbé avec son mésestimé remake-suite Los Angeles 2013.
New York 1997 a été, et est encore, taxé de série B. C'est vrai, mais pas au sens négatif du terme. Plutôt au sens où ce film représente un des derniers, si ce n'est le dernier film, d'une époque libertaire de l'Amérique, avant que des Martin Riggs et autres John Mac Clane viennent noircir le tableau avec des bandes trop dorées. New York 1997 rapporta énormément d'argent: 50 millions de Dollars !! Pas mal pour un film où l'acteur principal est inconnu, non ?

Vous l'aurez compris, ce film fait partie de ceux que j'ai regardés en boucle durant mon enfance, et malgré l'âge du film, le ton et la justesse du traitement du sujet n'ont pas pris une ride. Je prends toujours autant de plaisir à le regarder, ne serait-ce que pour la musique lancinante, de celles qui vous restent dans la tête durant de très longs moments, pour son rythme particulièrement efficace et pour la phrase désormais culte : Snake ! J'te croyais mort ! Preuve, que Plissken est une légende moderne...
Définitivement culte, bien tourné, bien monté, bien géré. Un des 5 films que je prendrais avec moi sur une île déserte, s'il le fallait ?
Que tous ceux qui n'ont jamais vu ce film se jettent sur le Blu-ray qui n'est pas très cher dans son édition française, contre laquelle je pousserais un petit coup de gueule. Je m'explique :
J'ai acheté ce film en Blu-ray le jour de sa sortie, pour constater qu'il n'y avait aucun bonus. Ayant déjà 4 éditions DVD, je n'étais pas jouasse ! Et encore moins en apprenant que l'édition UK de ce film comportait les bonus que j'attendais, à savoir : le documentaire sur le film, le commentaire audio de John Carpenter et Kurt Russell (qui est absolument indispensable à tout fan de ce film) et l'ouverture originale.
En effet, le film ne devait pas commencer comme on le connait. On devait voir Snake braquer une banque et s'enfuir avec son complice à bord, pour finalement se faire arrêter et ensuite être conduit devant Hauk.
Résultat, j'ai racheté un deuxième Blu-ray de ce film, mais pour vous éviter cette dépense, voici un lien vous permettant de découvrir cette introduction ?
L'introduction coupée
Notes diverses :
- Si vous prêtez attention au générique, vous verrez apparaître le nom d'un certain Jim Cameron, responsable de certains Matte Painting. Il s'agit bel et bien du réalisateur d'Avatar.
- Les personnages de Romero (le blondinet aux cheveux en pétard) et Cronenberg sont des hommages à des réalisateurs que John Carpenter apprécie particulièrement.
- Les fans de jeux vidéo le savent déjà, mais le personnage de Snake Plissken a inspiré le personnage de Snake pour la saga Metal Gear Solid. Il prend même parfois le pseudo de Pliskin, c'est dire ![/li]
- Comme d'habitude à cette époque, le film de John Carpenter fût ramassé par les italiens et donna lieu à de nombreux ersatz, tels que 2019 Après la Chute de New York.
- Pour ceux qui possèdent ou aimeraient posséder la bande originale du film, je ne saurais trop vous conseiller celle éditée chez Silva Screen, comportant 6 morceaux de plus que celle éditée chez Varese Sarabande, l'ordre des chansons correspondant à celui du film est le suivant : 1.2.3.4.7.5.6.8.10.9.11.12.13.
- Une série télévisée était prévue, mais deux avions dans des tours à Manhattan l'ont annulé. Traumatisme oblige.
- Suite aux attentats du 11 Septembre, il était question de modifier le film, mais l'idée fût abandonnée. Ouf !
- Un remake fût mis en chantier, avec Gerard Butler dans le rôle de notre borgne préféré, mais le projet tomba à l'eau. Par contre, depuis peu, le projet de remake est relancé, est Mads Mikkelsen serait pressenti pour jouer Snake... Wait & See...

Stay tuned pour le test de Escape from L.A...
Après de nombreux DVD de piètre qualité, j'avais très peur du résultat sur Blu-ray, d'autant que la photographie est assez particulière et que le film baigne dans une obscurité envahissante. Mais Studio Canal a bien bossé là-dessus au moins...
Des couleurs ravivées comme jamais on ne les avait vues, nous permettant de redécouvrir ce film. Des noirs parfaits, profonds (un peu trop par moment, ils mangent un peu de détails, mais bon). Et... du grain, pas par brouettes entières, heureusement, mais on sent qu'on perd un peu de définition. Comparé aux couleurs jusque-là inédites, la profondeur de champ et le niveau de détail assez élevé, on peut dire que nous avons ici une très belle image. Pas un standard de la HD, mais pour un film dont la conservation du négatif n'a pas été très sérieuse, nous n'avons pas le droit de nous plaindre. La meilleure image possible pour regarder ce film.
Des couleurs ravivées comme jamais on ne les avait vues, nous permettant de redécouvrir ce film. Des noirs parfaits, profonds (un peu trop par moment, ils mangent un peu de détails, mais bon). Et... du grain, pas par brouettes entières, heureusement, mais on sent qu'on perd un peu de définition. Comparé aux couleurs jusque-là inédites, la profondeur de champ et le niveau de détail assez élevé, on peut dire que nous avons ici une très belle image. Pas un standard de la HD, mais pour un film dont la conservation du négatif n'a pas été très sérieuse, nous n'avons pas le droit de nous plaindre. La meilleure image possible pour regarder ce film.
Les deux versions sonores qui nous intéressent ici (sauf si vous aimez le brésilien ou le castillan, on sait jamais), sont de très bonne qualité. La VO en DTS HD Master Audio 5.1 présente une excellente spatialisation des effets et une dynamique réellement surprenante, car jamais il ne nous a été donné d'entendre la bande son de ce film avec une telle qualité ! ! La musique est superbement bien répartie sur les différents canaux et c'est une bien belle performance de la part de l'éditeur, surtout quand on voit le statut culte que cette B.O a obtenu au fil du temps...
La VF, en DTS HD High Resolution (ne cherchez pas pourquoi c'est ce choix qui a été validé, je ne comprend pas non plus) est de très bonne facture, mais un peu moins dynamique c'est évident, c'est son problème et c'est pour ça que je n'ai mis que 3,5/5. Les dialogues sont beaucoup trop réverbérés à mon goût. Ce n'est pas rédhibitoire, mais au vu de la VO, je m'attendais à mieux.

La VF, en DTS HD High Resolution (ne cherchez pas pourquoi c'est ce choix qui a été validé, je ne comprend pas non plus) est de très bonne facture, mais un peu moins dynamique c'est évident, c'est son problème et c'est pour ça que je n'ai mis que 3,5/5. Les dialogues sont beaucoup trop réverbérés à mon goût. Ce n'est pas rédhibitoire, mais au vu de la VO, je m'attendais à mieux.

Rien, nada, que dalle !! Mais qui pourrait expliquer à Studio Canal qu'un Blu-ray a une plus grande capacité de stockage qu'un DVD !!!! Mais c'est pas possible de voir ça ! Surtout quand on voit le précédent DVD (édité par Studio Canal) gavé de suppléments, avec un livre offert.... Ecoeuré. Si vous l'êtes autant que moi, rabattez-vous sur le Blu-ray UK, qui ne propose qu'une VO et aucun sous-titres, mais de fabuleux bonus (voir Avis Film).
Voilà, je le dis : c'est du foutage de gueule !!
Ah, mais attention, ils nous ont quand même mis leurs mires de réglages audio & vidéo. Trop sympa chez Studio Canal, non vraiment fallait pas...

Voilà, je le dis : c'est du foutage de gueule !!
Ah, mais attention, ils nous ont quand même mis leurs mires de réglages audio & vidéo. Trop sympa chez Studio Canal, non vraiment fallait pas...
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Commentaires
07/05/2010 10:50 - Edite le 11/05/2010 17:17
Je ne sais même plus combien de fois j'ai maté ce film
Vu au cinoche quand j'avais tout juste 13 ans et comme tu le dis si bien, ce film m'a toujours accompagné (je continue a le remater avec autant de plaisir).
Mètre étalon définitif, Carpenter pose les bases d'une mythologie avec le personnage de Snake Plissken (franchement il est cool ou quoi ? )
Depuis Plissken, y a eu qui d'autre comme personnage mythique ? John McClane, évidemment, c'est clair et après ?
La musique de new York 1997 est au moins aussi énorme que le film. J'avais acheté le vinyle à l'époque édité par Varese Sarabande mais la B.O. était incomplète. Puis il y a eu une édition CD chez Milan mais encore incomplète, puis quand tu m'as dit qu'une autre édition avait vu le jour et cette fois-ci, avec tout ce qu'il fallait dedans, bah tu connais la suite puisqu'on était ensemble quand je l'ai acheté chez Movies 2000
Le groupe électro, Jestofunk a repris un des thèmes du film dans le sublime morceau Can We Live sur leur album (que je conseille à tous au passage), Love in a Black Dimension : un bijou :))
Le casting de Escape from NY est aussi dé-men-tiel et autant Lee Van Cleef, Harry Dean Stanton qu'Ernest Borgnine et Isaac Hayes (truc de ouf) et les autres sont pile poil dans leur rôles. C'est tout bonnement parfait.
CHEF D'OEUVRE POINT BARRE. merci pour ce flashback en bonne et due forme mon Jerem. MERCI et j'attend le très mais alors trèèèès sous-estimé Escape From L.A. cet après-midi. Ca va être long
Vu au cinoche quand j'avais tout juste 13 ans et comme tu le dis si bien, ce film m'a toujours accompagné (je continue a le remater avec autant de plaisir).
Mètre étalon définitif, Carpenter pose les bases d'une mythologie avec le personnage de Snake Plissken (franchement il est cool ou quoi ? )
Depuis Plissken, y a eu qui d'autre comme personnage mythique ? John McClane, évidemment, c'est clair et après ?
La musique de new York 1997 est au moins aussi énorme que le film. J'avais acheté le vinyle à l'époque édité par Varese Sarabande mais la B.O. était incomplète. Puis il y a eu une édition CD chez Milan mais encore incomplète, puis quand tu m'as dit qu'une autre édition avait vu le jour et cette fois-ci, avec tout ce qu'il fallait dedans, bah tu connais la suite puisqu'on était ensemble quand je l'ai acheté chez Movies 2000
Le groupe électro, Jestofunk a repris un des thèmes du film dans le sublime morceau Can We Live sur leur album (que je conseille à tous au passage), Love in a Black Dimension : un bijou :))
Le casting de Escape from NY est aussi dé-men-tiel et autant Lee Van Cleef, Harry Dean Stanton qu'Ernest Borgnine et Isaac Hayes (truc de ouf) et les autres sont pile poil dans leur rôles. C'est tout bonnement parfait.
CHEF D'OEUVRE POINT BARRE. merci pour ce flashback en bonne et due forme mon Jerem. MERCI et j'attend le très mais alors trèèèès sous-estimé Escape From L.A. cet après-midi. Ca va être long
07/05/2010 11:05
Chef d'oeuvre parmi les chef d'oeuvre c'est clair. Une oeuvre bien intemporel comme il faut et que je revois toujours avec le même plaisir.
Puis Snake, la méga-classe quoi!
C'est l'une des nombreuses raisons qui me font aimer ce film (pas pour rien non plus que je suis fan de la saga des MGS).
Puis Snake, la méga-classe quoi!
C'est l'une des nombreuses raisons qui me font aimer ce film (pas pour rien non plus que je suis fan de la saga des MGS).
07/05/2010 12:41
Culte de chez culte, rien à redire j'adooorrre !!! Il n'a pas pris de ride, un GRAND classique du genre et puis Snake quelle classe franchement
Et pour rester dans le ton,je viens de commander sa suite d'ailleurs :)
Et pour rester dans le ton,je viens de commander sa suite d'ailleurs :)
07/05/2010 15:44 - Edite le 07/05/2010 15:46
Un film qui fait parti de ma culture cinéma. Kurt Russel est vraiment à sa place, le personnage qu'il crée, euh excusez-moi, le mythe qu'il a créé, est juste une marque d'un savoir faire cinématographique parti en désuétude depuis pas mal de temps.
Mister Metal Gear Kojima a rendu une bel hommage à ce personnage avec sa série de jeux METAL GEAR SOLID :jap:
C'est vraiment dommage que les bonus ne soient pas au rendez vous. Du coup je garde mon édition DVD collector studio canal avec le petit livret ^^.
Mister Metal Gear Kojima a rendu une bel hommage à ce personnage avec sa série de jeux METAL GEAR SOLID :jap:
C'est vraiment dommage que les bonus ne soient pas au rendez vous. Du coup je garde mon édition DVD collector studio canal avec le petit livret ^^.
07/05/2010 15:48
Aaaaah mon Burto mais y en a deux éditions à avoir ^^ celle de Studio Canal mais AUSSI le dvd collector zone 1 avec 2 dvd dedans + le comic book qui reprend le personnage de Plissken et surtout avec dans les bonus, la fameuse scène d'ouverture qui a été coupée au montage le tout dans un sublime digipack QUI TUE. Tiens regarde moi ça :
http://www.amazon.com/dp/B0000CNY27
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08/05/2010 17:59
Aimé> OMG il arrache bien ce coffret !!! Terrible tentation, merci pour l'info


Ce film est une véritable bombe! Je pense que tu n'a rien oublié de dire sur ce film (j'avais assez peur de la qualité vidéo, me voilà rassuré)
Vive Snake!