Minority Report - Le test blu-ray
Publié le 2010-04-26 09:06:44 par burtoniac
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9.5/10
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Steven Spielberg à propos du film :
"Je suis à une période de ma vie où je souhaite expérimenter, relever des défis, aborder avec mes équipes des sujets nouveaux. Minority report est un mystère, une énigme autour d'un crime futur, un film qui vous embarque dans une aventure humaine : l'histoire d'un personnage marqué par une tragédie et qui tente de retrouver son équilibre."
Philip K. Dick
Une petite dizaine de ses romans et nouvelles ont été adaptés au cinéma. Parmis les plus connus on retrouve Blade Runner (Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?), Paycheck (La Clause du salaire), Total Recall (Souvenirs à vendre), ainsi que The Truman Show, qui n'est pas une adaptation directe, mais qui est très largement inspiré du roman Le Temps désarticulé. Ce succès ne profitera malheureusement pas à l'auteur de son vivant. Décédé en 1982, l'année où Ridley Scott porte à l'écran Blade Runner, et où par conséquent, le talent de Philip K. Dick sera révélé à un public plus large.
Contrairement à d'autres grands écrivains de science-fiction comme Isaac Asimov et Frank Herbert, K. Dick a toujours construit ses histoires autour des personnages et non autour d'un concept. Ses héros n'en sont pas vraiment, se sont des personnes ordinaires confrontées à des variantes de nos soucis quotidiens : problèmes d'argent ou familiaux. Ses tracas pouvaient être grossis de manière inventive et comique : un taxi psychologue dans Total Recall. Les écrivains s'inspirent souvent de leur vie, K Dick en faisait autant, on retrouve donc une noirceur dans certains romans car il eu une vie affective très disparate et a connu des problèmes de drogue. Mais Minority Report fut écrit dans les premières années de sa carrière, une période très faste en publication, dont ses oeuvres les plus connues. Le style de l'auteur est le plus proche du cinéma, où les réalisateurs affectionnent son traitement des gens ordinaires mis dans des situations extraordinaires.

Imaginer notre futur
Bien que le film de Spielberg soit une adaptation d'une nouvelle de Philip K. Dick, le futur a été totalement imaginé par l'équipe de production. Le récit de K. Dick ne faisant que soixante pages, le monde futur n'y est pas décrit avec précision, le récit faisant la part belle à la traque d'Anderton. Il donc fallu trois ans à l'équipe de Spielberg pour concevoir et rendre le plus crédible possible le monde de Précrime, le but étant de rester réaliste sur les avancées technologiques et de ne pas trop en faire. On constate que les ordinateurs tendent vers le translucide, que la vidéo est maintenant holographique, mais que les données se transfèrent toujours avec un support et non par un réseau universel. Ainsi Anderton et son équipe utilisent des sortes de clé USB en verre, encombrantes pour certaines, ce qui n'est pas rapide ni vraiment pratique. Pourquoi alors s'embêter avec du matériel qui ralentit l'évolution des enquêtes, qui elles doivent se résoudre rapidement ? C'est le choix du cinéaste pour lier les actes entres policiers, démontrer le travail d'équipe, et les rendre visibles. Cet archaïsme est dû aux mécanismes cinématographique qui jouent sur le visuel. D'ailleurs le verre permet de voir à travers, de ce fait on voit les policiers et les images s'imbriquées, on se sent au coeur de l'enquête, on se sent impliqué (le but premier du cinéma).
Autre phénomène qui s'amplifie dans notre société : les messages publicitaires. Si Minority Report est notre futur, on n'a pas fini d'être influencé ! Entre les boites de céréales animées et les journaux qui évoluent en temps réels, l'information n'a jamais été aussi pressante. Mais déjà de nos jours cette forme de publicité s'immisce dans notre quotidien. Sur internet, les fenêtres s'ouvrent intempestivement alors que l'on est tranquille à lire, les immeubles se parent d'affiches gigantesques. Ce qui capte l'oeil humain de la manière la plus efficace est le mouvement. Nous repérons déjà ce genre de réclame sur les terrains de football, avec des panneaux animés sur le bord du terrain, dans certaines villes très modernes comme New-York ou Tokyo, ou sur internet. Dans le film, elles se veulent plus agressives en proclamant votre propre nom, et ce, grâce aux scanners oculaires.
Sécurité absolue ou paranoïa ?
Afin de rendre Précrime si efficace, les citoyens doivent se résoudre à être perpétuellement identifiés. Dans ce monde si policé, l'insécurité s'installe pour Anderton. C'est assez paradoxal de se sentir en danger dans une cité si surveillée. Viens donc ce sentiment de paranoïa, auquel Anderton sera confronté. Il lui faudra recourir à des excentricités chirurgicales pour semer ses poursuivants. Cela révèle un des grands thèmes de l'écrivain. Ses « héros » ont toujours été traqués, se sont toujours cachés, n'ont fait confiance à personne... Que ce soit Doug Quaid dans Total Recall, Rick Deckard dans Blade Runner ou John Anderton ici, ils ont toujours ressenti de la paranoïa envers un monde qui leur tombe dessus. Pour nous spectateur il sera donc amusant de suivre le policier déchu se déjouer des pièges et embuscades tendus par ses assaillants.
L'insécurité est un sujet d'actualité, amplifié depuis le 11 septembre. Il n'est pas étonnant de retrouver ce thème dans beaucoup de films américains. Tous les médias se font des délires sur notre sécurité. Dans Minority Report il y a même des publicités pour la police sur des écrans géants. Cet aspect est délibérément mis en avant par Spielberg pour dénoncer l'extravagance des campagnes de sensibilisations faites à la population.

Spielberg s'amuse
Par s'amuser, j'entends que le film n'est pas une oeuvre personnelle, ni dans la continuité de sa filmographie. Le réalisateur ne s'était pas autant lâché depuis le trop méconnu 1941 aux accents "cartoonesques". Bien sûr ici ce n'est pas la loufoquerie d'un Chuck Jones que Spielberg a voulu retranscrire, quoique la scène chez l'oculiste de fortune est bien délirante, mais plus un hommage au polar et au cinéma en général de ces quarante dernières années ! Les références et clins d'oeil pullulent, tout d'abord envers Kubrick. Il sort tout juste d'A.I., projet de Kubrick, et l'on retrouve quelques thèmes du film à travers des personnages noirs et ambigus, mais la plus flagrante référence est l'écarteur de paupières dont se sert déjà Alex, le personnage d'Orange Mécanique. On remarque une parenté avec Blade Runner, un personnage replié sur lui-même, vivant seul, se morfondant dans l'alcool dans le film de Ridley Scott et dans la drogue pour John Anderton. Le futur est contrasté dans les deux films par une haute société demeurant dans des immeubles high-tech et la réalité du peuple vivant dans des bouges. Le héros devra arpenter les quartiers les plus sales et dangereux pour trouver des indices ou pour se cacher.
Autre référence assumée, celle à Brian de Palma. Le premier quart d'heure est composé de beaucoup de plans séquences, et lorsqu'Anderton se sert de son super PC, une musique classique accompagne sa navigation. On pense alors au début de Mission Impossible ou de Femme Fatale. Un autre passage du film, lorsque les petites araignées espionnes ratissent l'immeuble où se cache Anderton, font écho à la maestria de De Palma, avec un survol, en vue plongeante, sur plusieurs appartements.
Spielberg prend donc un sacré plaisir à tourner Minority Report. Étant aujourd'hui intouchable, il peut se permettre de réaliser ce genre de film, surprenant aux premiers abords de sa part, mais ayant en tête de critiquer une société qui joue à Dieu, renvoyant indéniablement au système pénal américain et à la peine de mort.
Police ou Clergé ?
On en vient donc à cette notion divine qui est de maîtriser le destin du peuple. Le personnage d'Ed Witwer, incarné par Colin Farrell, est un policier du ministère de la Justice qui est en charge d'observer et d'évaluer le projet Précrime. Mais c'est avant tout un croyant, on le verra embrasser son crucifix autour du cou avant de se battre avec Anderton, qui apporte le doute au sein de Précrime en déstabilisant les policiers. Cette remise en cause de la notion de destin est un thème qui touchera Anderton à différents niveaux et proposera aux spectateurs une piste de réflexion très intéressante. Être condamné pour un crime non commis est en effet source de contradictions. Les Précogs projettent des visions qui seront amenées à êtres modifiées et contrôlées par les gens de Précrime. Le destin des victimes et des agresseurs n'est plus lié au hasard et aux préméditations, mais revient à des êtres surdoués, considérés comme non humains. Des personnages aux capacités surnaturelles, aux fonctions de nouveau Dieu, ayant dans leurs « mains » le devenir de milliers de personnes. Un Dieu ne peut se tromper, Witwer en a conscience et cherchera une faille dans le système, liée à une faute humaine. La police ne punit plus selon des faits et une enquête scientifique, mais seulement sur des prémonitions, s'en remettant aveuglement aux prédictions des Précogs. On en revient à un système presque "inquisitoire", en emprisonnant des gens sur des visions et des suppositions et non sur des actes criminels avérés. La paix vient inéluctablement du divin, quitte à faire abstraction d'une grande part de liberté, les citoyens étant automatiquement scannés dans chaque lieu public. La religion est un vecteur moral, exacerbé ici car imagé et concret, mais elle est depuis des siècles le guide des civilisations, le fondement des cultures.

Un casting mature
Je vous le dis d'emblée, Tom Cruise n'a jamais été un des mes acteurs préférés. Pourtant il m'a littéralement retourné dans ce film. Enfin délivré de son image de « beau gosse » intouchable, il s'approprie son personnage comme jamais il ne l'a fait auparavant. Molesté, humilié, défiguré, il dépasse nos préjugés, anciennement fondés, pour libérer avec sincérité son jeu, si bridé auparavant. L'acteur va nous émouvoir à plusieurs reprises, par les tourments et les doutes qui le rongent, nous permettrant enfin de nous identifier à un de ses rôles. L'acteur est parfait du début à la fin, nuançant et alternant avec habilité les scènes d'action et de drame.
Autour de Tom Cruise gravite une flopée d'acteurs tous aussi inspirés :
Colin Farrell, Ed Witwer, trouve un rôle où on peut enfin le détester à sa juste mesure. Arrogant, jouant les premiers de la classe, son personnage est primordial et sa pugnacité est parfaitement retranscrite par l'acteur. Un branleur joué par un branleur, bah pour une fois ça colle ^^.
Max von Sydow (Judge Dredd, Shutter Island), incarne Lamar Burgess, le fondateur de Précrime. J'ai toujours confondu cet acteur avec Christopher Plummer, leur ressemblance est assez trompeuse par moment. L'acteur, par sa présence physique assez impressionnante, est d'une rigueur acérée. Il fut un temps où Ian McKellen était pressenti pour ce rôle.
Samantha Morton (Elizabeth, l'âge d'or, The Messenger), est Agatha, le plus puissant des trois précogs. Cate Blanchett et Jenna Elfman étaient sur le front pour le rôle. Heureusement qu'elles ne furent pas retenues, car S. Morton apporte par son physique aux allures d'enfant une once d'innocence et de pureté, et par son talent un personnage crédible car très difficile à jouer. Partagé entre un don unique et un psychisme très meurtri, le rôle n'était pas évident à saisir. Samantha Morton le fait avec brio.
Kathryn Morris, l'actrice principale de l'excellente série Cold case est Lara Clarke Anderton, ex-femme d'Anderton et mère de leur enfant disparu. Une femme tourmenté comme son mari, mais qui a réussie à faire son deuil. Moins impulsive que John, elle apporte sa contribution dans le dénouement de manière subtile. K. Morris est convaincante car elle reste humble dans son interprétation.
Un blockbuster intelligent
L'association de ces deux mots prête souvent à sourire, sauf pour quelques exceptions (Starship Troopers, King Kong, The Dark Knight). On a dit que Spielberg voulait s'amuser, se détendre, après de gros projets personnels : Amistad, Il faut sauver le soldat Ryan et A.I.. Mais se divertir ne veut pas dire renoncer à réfléchir. Minority Report en a surpris plus d'un par sa noirceur, son propos intelligent et adulte et sa mise en scène léchée. Le film est une belle alternative aux blockbusters habituels. Les plus réfractaires à ce genre peuvent enfin se laisser envoûter par un film d'anticipation où l'action se mêle avec une déconcertante aisance à l'humour, à l'angoisse et au genre policier. Car le film de Spielberg est avant tout un hommage aux polars. Avec une enquête rondement menée, un suspense qui va crescendo, des personnages corrompus et cachant leur jeu. L'émotion a sa place évidemment avec des scènes très fortes : Agatha qui extrapole sur le futur du fils de John. Ce père est un personnage "spielbergien" dans la plus pure tradition. Fautif et errant au travers d'un passé familial dysfonctionnel, le réalisateur n'oublie pas d'injecter ses thèmes les plus chers.

Pour ceux qui connaissent l'oeuvre de K. Dick, il y a bien évidemment des différences avec la nouvelle de l'écrivain, mais sachez que 90% du film est le fruit de la création de Spielberg et de son équipe. Le livre n'est pas si optimiste, avec une fin plus cynique, plus réaliste, dans la lignée d'un monde corrompu et irrécupérable. Le parti pris de Spielberg n'est pas condamnable car il offre un espoir dont nous avons bien besoin, mais la prise de risque n'est pas assez grande à la vue du travail abattu durant les deux heures précédentes. Le "Happy-end" familial est trop conventionnel pour un film de cette envergure. Dommage Spielberg n'était pas loin du chef d'oeuvre... Mais qu'est ce que vous voulez, tout le monde n'a pas les couilles de Terry Gilliam avec son Brazil.
NDLR: Ce test fut réalisé par burtoniac, pour la partie avis, et par facz, pour la partie technique.
"Je suis à une période de ma vie où je souhaite expérimenter, relever des défis, aborder avec mes équipes des sujets nouveaux. Minority report est un mystère, une énigme autour d'un crime futur, un film qui vous embarque dans une aventure humaine : l'histoire d'un personnage marqué par une tragédie et qui tente de retrouver son équilibre."
Philip K. Dick
Une petite dizaine de ses romans et nouvelles ont été adaptés au cinéma. Parmis les plus connus on retrouve Blade Runner (Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?), Paycheck (La Clause du salaire), Total Recall (Souvenirs à vendre), ainsi que The Truman Show, qui n'est pas une adaptation directe, mais qui est très largement inspiré du roman Le Temps désarticulé. Ce succès ne profitera malheureusement pas à l'auteur de son vivant. Décédé en 1982, l'année où Ridley Scott porte à l'écran Blade Runner, et où par conséquent, le talent de Philip K. Dick sera révélé à un public plus large.
Contrairement à d'autres grands écrivains de science-fiction comme Isaac Asimov et Frank Herbert, K. Dick a toujours construit ses histoires autour des personnages et non autour d'un concept. Ses héros n'en sont pas vraiment, se sont des personnes ordinaires confrontées à des variantes de nos soucis quotidiens : problèmes d'argent ou familiaux. Ses tracas pouvaient être grossis de manière inventive et comique : un taxi psychologue dans Total Recall. Les écrivains s'inspirent souvent de leur vie, K Dick en faisait autant, on retrouve donc une noirceur dans certains romans car il eu une vie affective très disparate et a connu des problèmes de drogue. Mais Minority Report fut écrit dans les premières années de sa carrière, une période très faste en publication, dont ses oeuvres les plus connues. Le style de l'auteur est le plus proche du cinéma, où les réalisateurs affectionnent son traitement des gens ordinaires mis dans des situations extraordinaires.

Imaginer notre futur
Bien que le film de Spielberg soit une adaptation d'une nouvelle de Philip K. Dick, le futur a été totalement imaginé par l'équipe de production. Le récit de K. Dick ne faisant que soixante pages, le monde futur n'y est pas décrit avec précision, le récit faisant la part belle à la traque d'Anderton. Il donc fallu trois ans à l'équipe de Spielberg pour concevoir et rendre le plus crédible possible le monde de Précrime, le but étant de rester réaliste sur les avancées technologiques et de ne pas trop en faire. On constate que les ordinateurs tendent vers le translucide, que la vidéo est maintenant holographique, mais que les données se transfèrent toujours avec un support et non par un réseau universel. Ainsi Anderton et son équipe utilisent des sortes de clé USB en verre, encombrantes pour certaines, ce qui n'est pas rapide ni vraiment pratique. Pourquoi alors s'embêter avec du matériel qui ralentit l'évolution des enquêtes, qui elles doivent se résoudre rapidement ? C'est le choix du cinéaste pour lier les actes entres policiers, démontrer le travail d'équipe, et les rendre visibles. Cet archaïsme est dû aux mécanismes cinématographique qui jouent sur le visuel. D'ailleurs le verre permet de voir à travers, de ce fait on voit les policiers et les images s'imbriquées, on se sent au coeur de l'enquête, on se sent impliqué (le but premier du cinéma).
Autre phénomène qui s'amplifie dans notre société : les messages publicitaires. Si Minority Report est notre futur, on n'a pas fini d'être influencé ! Entre les boites de céréales animées et les journaux qui évoluent en temps réels, l'information n'a jamais été aussi pressante. Mais déjà de nos jours cette forme de publicité s'immisce dans notre quotidien. Sur internet, les fenêtres s'ouvrent intempestivement alors que l'on est tranquille à lire, les immeubles se parent d'affiches gigantesques. Ce qui capte l'oeil humain de la manière la plus efficace est le mouvement. Nous repérons déjà ce genre de réclame sur les terrains de football, avec des panneaux animés sur le bord du terrain, dans certaines villes très modernes comme New-York ou Tokyo, ou sur internet. Dans le film, elles se veulent plus agressives en proclamant votre propre nom, et ce, grâce aux scanners oculaires.
Sécurité absolue ou paranoïa ?
Afin de rendre Précrime si efficace, les citoyens doivent se résoudre à être perpétuellement identifiés. Dans ce monde si policé, l'insécurité s'installe pour Anderton. C'est assez paradoxal de se sentir en danger dans une cité si surveillée. Viens donc ce sentiment de paranoïa, auquel Anderton sera confronté. Il lui faudra recourir à des excentricités chirurgicales pour semer ses poursuivants. Cela révèle un des grands thèmes de l'écrivain. Ses « héros » ont toujours été traqués, se sont toujours cachés, n'ont fait confiance à personne... Que ce soit Doug Quaid dans Total Recall, Rick Deckard dans Blade Runner ou John Anderton ici, ils ont toujours ressenti de la paranoïa envers un monde qui leur tombe dessus. Pour nous spectateur il sera donc amusant de suivre le policier déchu se déjouer des pièges et embuscades tendus par ses assaillants.
L'insécurité est un sujet d'actualité, amplifié depuis le 11 septembre. Il n'est pas étonnant de retrouver ce thème dans beaucoup de films américains. Tous les médias se font des délires sur notre sécurité. Dans Minority Report il y a même des publicités pour la police sur des écrans géants. Cet aspect est délibérément mis en avant par Spielberg pour dénoncer l'extravagance des campagnes de sensibilisations faites à la population.

Spielberg s'amuse
Par s'amuser, j'entends que le film n'est pas une oeuvre personnelle, ni dans la continuité de sa filmographie. Le réalisateur ne s'était pas autant lâché depuis le trop méconnu 1941 aux accents "cartoonesques". Bien sûr ici ce n'est pas la loufoquerie d'un Chuck Jones que Spielberg a voulu retranscrire, quoique la scène chez l'oculiste de fortune est bien délirante, mais plus un hommage au polar et au cinéma en général de ces quarante dernières années ! Les références et clins d'oeil pullulent, tout d'abord envers Kubrick. Il sort tout juste d'A.I., projet de Kubrick, et l'on retrouve quelques thèmes du film à travers des personnages noirs et ambigus, mais la plus flagrante référence est l'écarteur de paupières dont se sert déjà Alex, le personnage d'Orange Mécanique. On remarque une parenté avec Blade Runner, un personnage replié sur lui-même, vivant seul, se morfondant dans l'alcool dans le film de Ridley Scott et dans la drogue pour John Anderton. Le futur est contrasté dans les deux films par une haute société demeurant dans des immeubles high-tech et la réalité du peuple vivant dans des bouges. Le héros devra arpenter les quartiers les plus sales et dangereux pour trouver des indices ou pour se cacher.
Autre référence assumée, celle à Brian de Palma. Le premier quart d'heure est composé de beaucoup de plans séquences, et lorsqu'Anderton se sert de son super PC, une musique classique accompagne sa navigation. On pense alors au début de Mission Impossible ou de Femme Fatale. Un autre passage du film, lorsque les petites araignées espionnes ratissent l'immeuble où se cache Anderton, font écho à la maestria de De Palma, avec un survol, en vue plongeante, sur plusieurs appartements.
Spielberg prend donc un sacré plaisir à tourner Minority Report. Étant aujourd'hui intouchable, il peut se permettre de réaliser ce genre de film, surprenant aux premiers abords de sa part, mais ayant en tête de critiquer une société qui joue à Dieu, renvoyant indéniablement au système pénal américain et à la peine de mort.
Police ou Clergé ?
On en vient donc à cette notion divine qui est de maîtriser le destin du peuple. Le personnage d'Ed Witwer, incarné par Colin Farrell, est un policier du ministère de la Justice qui est en charge d'observer et d'évaluer le projet Précrime. Mais c'est avant tout un croyant, on le verra embrasser son crucifix autour du cou avant de se battre avec Anderton, qui apporte le doute au sein de Précrime en déstabilisant les policiers. Cette remise en cause de la notion de destin est un thème qui touchera Anderton à différents niveaux et proposera aux spectateurs une piste de réflexion très intéressante. Être condamné pour un crime non commis est en effet source de contradictions. Les Précogs projettent des visions qui seront amenées à êtres modifiées et contrôlées par les gens de Précrime. Le destin des victimes et des agresseurs n'est plus lié au hasard et aux préméditations, mais revient à des êtres surdoués, considérés comme non humains. Des personnages aux capacités surnaturelles, aux fonctions de nouveau Dieu, ayant dans leurs « mains » le devenir de milliers de personnes. Un Dieu ne peut se tromper, Witwer en a conscience et cherchera une faille dans le système, liée à une faute humaine. La police ne punit plus selon des faits et une enquête scientifique, mais seulement sur des prémonitions, s'en remettant aveuglement aux prédictions des Précogs. On en revient à un système presque "inquisitoire", en emprisonnant des gens sur des visions et des suppositions et non sur des actes criminels avérés. La paix vient inéluctablement du divin, quitte à faire abstraction d'une grande part de liberté, les citoyens étant automatiquement scannés dans chaque lieu public. La religion est un vecteur moral, exacerbé ici car imagé et concret, mais elle est depuis des siècles le guide des civilisations, le fondement des cultures.

Un casting mature
Je vous le dis d'emblée, Tom Cruise n'a jamais été un des mes acteurs préférés. Pourtant il m'a littéralement retourné dans ce film. Enfin délivré de son image de « beau gosse » intouchable, il s'approprie son personnage comme jamais il ne l'a fait auparavant. Molesté, humilié, défiguré, il dépasse nos préjugés, anciennement fondés, pour libérer avec sincérité son jeu, si bridé auparavant. L'acteur va nous émouvoir à plusieurs reprises, par les tourments et les doutes qui le rongent, nous permettrant enfin de nous identifier à un de ses rôles. L'acteur est parfait du début à la fin, nuançant et alternant avec habilité les scènes d'action et de drame.
Autour de Tom Cruise gravite une flopée d'acteurs tous aussi inspirés :
Colin Farrell, Ed Witwer, trouve un rôle où on peut enfin le détester à sa juste mesure. Arrogant, jouant les premiers de la classe, son personnage est primordial et sa pugnacité est parfaitement retranscrite par l'acteur. Un branleur joué par un branleur, bah pour une fois ça colle ^^.
Max von Sydow (Judge Dredd, Shutter Island), incarne Lamar Burgess, le fondateur de Précrime. J'ai toujours confondu cet acteur avec Christopher Plummer, leur ressemblance est assez trompeuse par moment. L'acteur, par sa présence physique assez impressionnante, est d'une rigueur acérée. Il fut un temps où Ian McKellen était pressenti pour ce rôle.
Samantha Morton (Elizabeth, l'âge d'or, The Messenger), est Agatha, le plus puissant des trois précogs. Cate Blanchett et Jenna Elfman étaient sur le front pour le rôle. Heureusement qu'elles ne furent pas retenues, car S. Morton apporte par son physique aux allures d'enfant une once d'innocence et de pureté, et par son talent un personnage crédible car très difficile à jouer. Partagé entre un don unique et un psychisme très meurtri, le rôle n'était pas évident à saisir. Samantha Morton le fait avec brio.
Kathryn Morris, l'actrice principale de l'excellente série Cold case est Lara Clarke Anderton, ex-femme d'Anderton et mère de leur enfant disparu. Une femme tourmenté comme son mari, mais qui a réussie à faire son deuil. Moins impulsive que John, elle apporte sa contribution dans le dénouement de manière subtile. K. Morris est convaincante car elle reste humble dans son interprétation.
Un blockbuster intelligent
L'association de ces deux mots prête souvent à sourire, sauf pour quelques exceptions (Starship Troopers, King Kong, The Dark Knight). On a dit que Spielberg voulait s'amuser, se détendre, après de gros projets personnels : Amistad, Il faut sauver le soldat Ryan et A.I.. Mais se divertir ne veut pas dire renoncer à réfléchir. Minority Report en a surpris plus d'un par sa noirceur, son propos intelligent et adulte et sa mise en scène léchée. Le film est une belle alternative aux blockbusters habituels. Les plus réfractaires à ce genre peuvent enfin se laisser envoûter par un film d'anticipation où l'action se mêle avec une déconcertante aisance à l'humour, à l'angoisse et au genre policier. Car le film de Spielberg est avant tout un hommage aux polars. Avec une enquête rondement menée, un suspense qui va crescendo, des personnages corrompus et cachant leur jeu. L'émotion a sa place évidemment avec des scènes très fortes : Agatha qui extrapole sur le futur du fils de John. Ce père est un personnage "spielbergien" dans la plus pure tradition. Fautif et errant au travers d'un passé familial dysfonctionnel, le réalisateur n'oublie pas d'injecter ses thèmes les plus chers.

Pour ceux qui connaissent l'oeuvre de K. Dick, il y a bien évidemment des différences avec la nouvelle de l'écrivain, mais sachez que 90% du film est le fruit de la création de Spielberg et de son équipe. Le livre n'est pas si optimiste, avec une fin plus cynique, plus réaliste, dans la lignée d'un monde corrompu et irrécupérable. Le parti pris de Spielberg n'est pas condamnable car il offre un espoir dont nous avons bien besoin, mais la prise de risque n'est pas assez grande à la vue du travail abattu durant les deux heures précédentes. Le "Happy-end" familial est trop conventionnel pour un film de cette envergure. Dommage Spielberg n'était pas loin du chef d'oeuvre... Mais qu'est ce que vous voulez, tout le monde n'a pas les couilles de Terry Gilliam avec son Brazil.
NDLR: Ce test fut réalisé par burtoniac, pour la partie avis, et par facz, pour la partie technique.
Je sais déjà qu'avec la note que je viens de mettre pour la section Vidéo, je risque d'être envoyé au bûcher, mais je m'en fous, j'assume.
En effet, Minority Report est un film à la photographie particulière. Cette édition Blu-ray (qui est déjà un évènement à lui tout seul) a une surprise de taille. La FOX a cherché à être fidèle à l'expérience vécue en salle. Ainsi l'éditeur se montre fidèle aux volontés du réalisateur barbu : un grain cinéma (parfois) très marqué et une photographie hyper désaturée (les teintes bleutées sont à tomber), signée Janusz Kaminski. Du coup les effets spéciaux sont parfaitement intégrés au reste de l'image et le niveau de détail est excellent.
Après je sais que certains seront gênés par ce grain, mais ici, point de DNR !! Alors si vous préférez un aspect tridimensionnel de fou et un piqué hallucinant, passez votre chemin, car dans ce cas, l'image de Transformers (1 ou 2) vous conviendra plus. Minority Report a du grain voulu, une photographie particulière, mais l'image est de très haute qualité, et je suis ravi que la FOX ait choisi de respecter cela.

En effet, Minority Report est un film à la photographie particulière. Cette édition Blu-ray (qui est déjà un évènement à lui tout seul) a une surprise de taille. La FOX a cherché à être fidèle à l'expérience vécue en salle. Ainsi l'éditeur se montre fidèle aux volontés du réalisateur barbu : un grain cinéma (parfois) très marqué et une photographie hyper désaturée (les teintes bleutées sont à tomber), signée Janusz Kaminski. Du coup les effets spéciaux sont parfaitement intégrés au reste de l'image et le niveau de détail est excellent.
Après je sais que certains seront gênés par ce grain, mais ici, point de DNR !! Alors si vous préférez un aspect tridimensionnel de fou et un piqué hallucinant, passez votre chemin, car dans ce cas, l'image de Transformers (1 ou 2) vous conviendra plus. Minority Report a du grain voulu, une photographie particulière, mais l'image est de très haute qualité, et je suis ravi que la FOX ait choisi de respecter cela.

Dans cette édition, la FOX a privilégié la VO, qui se trouve être encodée en DTS-HD Master Audio, au détriment de la VF en DTS 5.1 (et mi-débit en plus !).
Alors je ne parlerai pas ou peu de la VF et de l'horripilant doublage d'Yvan Attal pour Tom Cruise, mais sachez que ce DTS "tout simple" remplit son contrat, et vous propulse correctement dans le film. Mais ce n'est rien comparé à la VO dite "HD", qui envoie de sacrées décharges sonores. En effet, la musique de John Williams se disperse de façon intelligente sur tous vos canaux et englobe les séquences dites musicales.
Quand aux passages d'action, attention, ça envoie méchamment, sans jamais être fouillis !!
Une belle démonstration, notamment sur la poursuite en jet pack, et celle sur l'autoroute, où l'ambiance sonore (notamment sur les enceintes arrières) donne le tournis.
Excellente bande son ! Dommage que la VF soit privée de piste HD, mais en même temps entendre Yvan Attal tout mou en HD, je ne sais pas si on fait une affaire...
Alors je ne parlerai pas ou peu de la VF et de l'horripilant doublage d'Yvan Attal pour Tom Cruise, mais sachez que ce DTS "tout simple" remplit son contrat, et vous propulse correctement dans le film. Mais ce n'est rien comparé à la VO dite "HD", qui envoie de sacrées décharges sonores. En effet, la musique de John Williams se disperse de façon intelligente sur tous vos canaux et englobe les séquences dites musicales.
Quand aux passages d'action, attention, ça envoie méchamment, sans jamais être fouillis !!
Une belle démonstration, notamment sur la poursuite en jet pack, et celle sur l'autoroute, où l'ambiance sonore (notamment sur les enceintes arrières) donne le tournis.
Excellente bande son ! Dommage que la VF soit privée de piste HD, mais en même temps entendre Yvan Attal tout mou en HD, je ne sais pas si on fait une affaire...
Des bonus exclusifs en pagaille, et l'intégralité de l'édition collector de 2002. Que vous faut-il de plus ?
Un commentaire audio ? C'est pas faux. C'est la seule chose qui manque à cette ribambelle de bonus passionnants pour plus de 3 heures !
Les bonus suivants sont exclusifs à l'édition Blu-ray :
- Le futur selon Steven Spielberg : Un guide interactif sur Minority Report : Excellent et passionnant bonus, avec explication de son fonctionnement au début. Plus de 34 minutes d'interview interactive. En effet, Steven Spielberg interviewé la veille de la sortie en salles du dit film, explique quantité de choses, et chaque sujet abordé vous donne la possibilité de basculer sur d'autres interviews, grâce à un menu en surimpression sur la droite de votre écran. Un bonus qui remplace sans problème un commentaire audio !! Indispensable, si vous comptez investir!
- A l'intérieur du monde du précrime : Un bonus assez sympathique puisqu'il nous présente la division des Précrimes, comme si elle existait réellement. Le hic, c'est que si vous avez vu le film, il ne présente que peu d'intérêt, mais étant donné qu'il est illustré par de jolies images de production, c'est pas mal quand même. Mi-figue mi-raisin sur ce coup-là (10'08" - VOSTF - HD - DD 2.0).
- Philip K. Dick, Steven Spielberg et Minority Report : Ici, c'est la fille de Phillip K. Dick, Isa, qui nous parle du travail de son cher papa. Nous avons aussi droit à un avis éclairé sur ce qui rend l'oeuvre de Philip K. Dick incontournable par son biographe Gregg Rickman, son approche de la science-fiction, mais aussi le travail effectué pour aller de la nouvelle au film. Plusieurs interviews, notamment celle de John Underkoffler, superviseur de la science et de la technologie dans le film, du scénariste Scott Frank, et d'Alex McDowell, Production Designer du film, saupoudrez le tout d'images d'archives, et vous obtenez un sacré bon bonus, qui permettra je l'espère de tout coeur de pousser les gens à lire l'oeuvre de Philip K. Dick !! Excellent (14'15" - VOSTF - HD - DD 2.0).
- Minority Report : Le futur réalisé : LE bonus qui m'a fait tombé de mon canapé !! L'ordinateur utilisé avec les gants par Tom Cruise existe !! Je fantasme complètement sur ce logiciel nommé G-Speak, développé par la société Oblong Industries C.E.O. Excellent bonus, qui vous laissera songeur quant aux nouvelles formes de développement informatique que l'on pourrait voir apparaître un jour. Excellent aussi (6'19" - VOSTF - HD - DD 2.0).
- Minority Report : les objets du futur : Le Chef Décorateur Alex McDowell nous montre quelques-uns des objets, venant directement des "stocks" personnels de Steven Spielberg, qui conserve TOUS les accessoires de ses films minutieusement. Par contre, si comme moi vous avez vu le film lors du visionnage de ce bonus, vous serez peut-être un peu déçu que chaque objet soit décrit afin d'expliquer son utilité (9'40" - VOSTF - HD - DD 2.0).
- Les meilleurs moments de Minority Report : Sur le plateau : Bonus découpé en 2 sous parties : Ces deux featurettes (n'ayons pas peur des mots), sont des mini making-of, plutôt sympathiques, montrant un Steven Spielberg enthousiaste et un Tom Cruise plutôt cool. Impressionnant déploiement de machines et de logistique ! (6'03" & 2'54" - VOSTF - HD - DD 2.0).
- La séquence en Hoverpack
- La séquence de l'usine automobile
- Minority Report : La publicité du futur : Featurette très intéressante sur la publicité dans le film et la façon dont elle a été extrapolée pour coller à l'univers de Philip K. Dick. Excellent mais trop court (oui, je suis gourmand)(3'52" - VOSTF - HD - DD 2.0).
- Préviz de la séquence en Hoverpack : prévisualisation informatique (genre cinématique dignes d'une PSOne, pour ces deux séquences réalisées avant que le tournage ne commence. Je ne vois pas l'utilité, mais ça complète la liste de bonus déjà énorme (2'07" - VOSTF - HD - DD 2.0).
- Préviz de l'échappée dans le Maglev : Voir ci-dessus (1'40" - VOSTF - HD - DD2.0)

Les bonus suivants sont repris de l'édition DVD collector de 2002. Ces bonus sont en SD upscalée, mais réencodés en AVC, en VOSTF et DD 2.0.
- Bonus 2002 : les sous-parties sont les suivantes:
- De l'Histoire à l'Ecran: elle-même divisée en deux parties :
- L'histoire, le Débat : Steven Spielberg et Tom Cruise expliquent leur envie respective de travailler ensemble depuis de nombreuses années. Ensuite les scénaristes (Scott Frank et Jon Cohen) nous exposent le pilier constitutif du récit à savoir les fameux rapports minoritaires ainsi que le paradoxe exploité dans le film d'arrêter et d'emprisonner des meurtriers en devenir (d'où punir avant d'avoir commis) - (9'35")
- Les joueurs : Anciennement appelé les Acteurs, ce module donne la parole à chaque acteur afin qu'il présente son personnage, et Steven Spielberg en profite pour glisser un petit mot sur son long-métrage et ceux de John Huston - (9'25")
- Déconstruction de Minority Report : Elle-même divisée en 5 parties:
- Le Monde de Minority Report (une introduction) : On nous explique ici la réunion de scientifiques organisée par Spielberg. Janusz Kaminski, le directeur de la photographie y va de son petit speech (bien trop court à mon goût) et John Wiliams, le seul, l'unique, l'exceptionnel compositeur nous explique les différents thèmes pour chaque personnages (récurrents chez ce cher monsieur) - (9'20").
- Le Précrime et les Précogs : Alex McDowell (Production Designer) et Deborah Scott (responsable costumes) expliquent l'architecture du QG du Précrime, correspondant à la disposition des 3 précogs dans leur piscine. Cette forme géométrique se retrouvant comme insigne sur les uniformes, les armes, etc...(8'19").
- La Séquences des Araignées : excellente mini confrontation entre le directeur de la photographie Janusz Kaminski et John Williams, où le premier explique qu'il a bien galéré à poser ses éclairages durant cette séquence, et le second qu'il a bien galéré pour créer une intensité aussi longue, musicalement parlant. (5'23")
- La Vision des Précogs : Conçue par Imaginery Forces (déjà responsable du très remarqué générique d'ouverture de Se7en), et intégrées aux scènes par la société Asylum, les Visions des Pré-Cogs s'attardent sur deux séquences : l'examen des dites visions par Tom Cruise sur sa console tactile et la scène du pénitencier où chaque individu voit défiler indéfiniment devant ses yeux les images du meurtre qu'il s'apprêtait à commettre au moment de son arrestation (4'51").
- Véhicules du Futur : Une fois de plus excellent, ce module s'attarde sur le véhicule, et Gary Rydstrom, designer du son, explique qu'il a eu beaucoup de difficultés à créer un son pour ces véhicules. (5'09")
- Les Cascades de Minority Report : divisée en 3 sous-parties, ces modules nous présentent des passages "clés" où chacun des acteurs (ou leur doubleur) sont sur écran bleu, et répète les séquences. Vraiment intéressants:
- L'usine Automobile : 2'47"
- L'échappée dans le Maglev : 2'57"
- La Poursuite en Hoverpack : 2'59"
- ILM et Minority Report : 6 sous-parties ici, qui s'attarderont sur les séquences à effets spéciaux, montreront Tom Cruise, quelque peu déboussolé face au blue screen, et chaque séquence décortiquera et expliquera judicieusement les thèmes abordés dans le module. Passionnant de bout en bout. Le bonus à voir absolument avec le premier de la liste !!
- Une Introduction : 4'30"
- Les Hologrammes : 3'08"
- Le Hall de Confinement : 3'08
- Maglev : 3'11"
- L'Hovercraft et les Hoverpacks : 3'07"
- Le Cyberparloir : 1'54"
- Rapport Final : Steven Spielberg & Tom Cruise : Le moins bon des bonus de tout le disque qui se limite à une succession d'autocongratulation (3'55").

- Archives : 3 sous-parties:
- Dessins, Croquis et Photos du Film : 13 sous-parties (!!) sous forme de diaporama vidéo HD, mais muet, dommage :
- Le Précrime : Les bureaux du précrime en long, en large et en travers, où se mélangent dessins préparatoires, mate paintings, photos de tournage, et des décors en construction (1'36")
- L'Hovership : de magnifiques dessins et représentations informatiques de "la voiture de Police", mais aussi des photos très détaillées des décors (grandeur nature) du véhicule (0'51")
- L'Hoversuit : dessins, croquis, photographies du costume "des policiers en îlotage", avec les premiers dessins avant le rendu final (pour certains, ils ont bien fait de changer) (0'48")
- Le Hall de Confinement : Les dessins techniques font penser à des plans de constructions ou d'architectures tellement ils sont détaillés, et les représentations informatiques sont magnifiques (1'27")
- Les Araignées : Détails impressionnants sur ces petits appareils qui préfigurent déjà de ce que seront les tripods de la Guerre des Mondes... (0'33")
- Les Précogs : superbes dessins (la construction des boules), et évolution de la piscine et des appareils l'entourant (2'12")
- Le Cyberparloir : superbes dessins, et assez sombres (dans le sens limite glauque) (0'27").
- Les Bâtiments et l'Architecture : superbes dessins où l'on sent la patte des dessinateurs de chez ILM. Photographies des bâtiments d'inspirations. Excellent (1'09").
- Le système Routier : Impressionnant détail de l'infrastructure routière dans le film (0'42")
- Les Véhicules : encore sous-divisé en 3 parties, s'intéressant aux différentes étapes d'évolution des véhicules et de l'autoroute, le Maglev. Génial.
- Images de Véhicules (0'33")
- Maglev (1'27")
- Voitures de Sport (1'00)
- L'appartement en Ville : superbes dessins préparatoires de l'appartement (1'12")
- Les Plantes : dessins préparatoires des plantes de la serre. Certains dessins sont dignes de Poison Ivy ! (1'00")
- Les Objets : représentations informatiques et/ou dessins de tous ces objets composants le film. Malheureusement bien trop court (0'21").
- Les Séquences du Storyboard : 3 séquences affichant les storyboards en plein écran avec les voix et les bruitages du film:
- L'usine automobile (3'18")
- L'échappée dans le Maglev (2'07")
- La Poursuite dans l'Allée (3'35")
- Les Bandes-annonces : 3 Bandes-annonces en SD Upscalée, d'une qualité douteuse. Oups, pardon on me fait signe que c'est l'image du DVD. Je suis content d'avoir un lecteur Blu-ray! (1'19" / 1'41" / 1'56" - VOSTF - SD Upscalée - DD 2.0)
Un commentaire audio ? C'est pas faux. C'est la seule chose qui manque à cette ribambelle de bonus passionnants pour plus de 3 heures !
Les bonus suivants sont exclusifs à l'édition Blu-ray :
- Le futur selon Steven Spielberg : Un guide interactif sur Minority Report : Excellent et passionnant bonus, avec explication de son fonctionnement au début. Plus de 34 minutes d'interview interactive. En effet, Steven Spielberg interviewé la veille de la sortie en salles du dit film, explique quantité de choses, et chaque sujet abordé vous donne la possibilité de basculer sur d'autres interviews, grâce à un menu en surimpression sur la droite de votre écran. Un bonus qui remplace sans problème un commentaire audio !! Indispensable, si vous comptez investir!
- A l'intérieur du monde du précrime : Un bonus assez sympathique puisqu'il nous présente la division des Précrimes, comme si elle existait réellement. Le hic, c'est que si vous avez vu le film, il ne présente que peu d'intérêt, mais étant donné qu'il est illustré par de jolies images de production, c'est pas mal quand même. Mi-figue mi-raisin sur ce coup-là (10'08" - VOSTF - HD - DD 2.0).
- Philip K. Dick, Steven Spielberg et Minority Report : Ici, c'est la fille de Phillip K. Dick, Isa, qui nous parle du travail de son cher papa. Nous avons aussi droit à un avis éclairé sur ce qui rend l'oeuvre de Philip K. Dick incontournable par son biographe Gregg Rickman, son approche de la science-fiction, mais aussi le travail effectué pour aller de la nouvelle au film. Plusieurs interviews, notamment celle de John Underkoffler, superviseur de la science et de la technologie dans le film, du scénariste Scott Frank, et d'Alex McDowell, Production Designer du film, saupoudrez le tout d'images d'archives, et vous obtenez un sacré bon bonus, qui permettra je l'espère de tout coeur de pousser les gens à lire l'oeuvre de Philip K. Dick !! Excellent (14'15" - VOSTF - HD - DD 2.0).
- Minority Report : Le futur réalisé : LE bonus qui m'a fait tombé de mon canapé !! L'ordinateur utilisé avec les gants par Tom Cruise existe !! Je fantasme complètement sur ce logiciel nommé G-Speak, développé par la société Oblong Industries C.E.O. Excellent bonus, qui vous laissera songeur quant aux nouvelles formes de développement informatique que l'on pourrait voir apparaître un jour. Excellent aussi (6'19" - VOSTF - HD - DD 2.0).
- Minority Report : les objets du futur : Le Chef Décorateur Alex McDowell nous montre quelques-uns des objets, venant directement des "stocks" personnels de Steven Spielberg, qui conserve TOUS les accessoires de ses films minutieusement. Par contre, si comme moi vous avez vu le film lors du visionnage de ce bonus, vous serez peut-être un peu déçu que chaque objet soit décrit afin d'expliquer son utilité (9'40" - VOSTF - HD - DD 2.0).
- Les meilleurs moments de Minority Report : Sur le plateau : Bonus découpé en 2 sous parties : Ces deux featurettes (n'ayons pas peur des mots), sont des mini making-of, plutôt sympathiques, montrant un Steven Spielberg enthousiaste et un Tom Cruise plutôt cool. Impressionnant déploiement de machines et de logistique ! (6'03" & 2'54" - VOSTF - HD - DD 2.0).
- La séquence en Hoverpack
- La séquence de l'usine automobile
- Minority Report : La publicité du futur : Featurette très intéressante sur la publicité dans le film et la façon dont elle a été extrapolée pour coller à l'univers de Philip K. Dick. Excellent mais trop court (oui, je suis gourmand)(3'52" - VOSTF - HD - DD 2.0).
- Préviz de la séquence en Hoverpack : prévisualisation informatique (genre cinématique dignes d'une PSOne, pour ces deux séquences réalisées avant que le tournage ne commence. Je ne vois pas l'utilité, mais ça complète la liste de bonus déjà énorme (2'07" - VOSTF - HD - DD 2.0).
- Préviz de l'échappée dans le Maglev : Voir ci-dessus (1'40" - VOSTF - HD - DD2.0)

Les bonus suivants sont repris de l'édition DVD collector de 2002. Ces bonus sont en SD upscalée, mais réencodés en AVC, en VOSTF et DD 2.0.
- Bonus 2002 : les sous-parties sont les suivantes:
- De l'Histoire à l'Ecran: elle-même divisée en deux parties :
- L'histoire, le Débat : Steven Spielberg et Tom Cruise expliquent leur envie respective de travailler ensemble depuis de nombreuses années. Ensuite les scénaristes (Scott Frank et Jon Cohen) nous exposent le pilier constitutif du récit à savoir les fameux rapports minoritaires ainsi que le paradoxe exploité dans le film d'arrêter et d'emprisonner des meurtriers en devenir (d'où punir avant d'avoir commis) - (9'35")
- Les joueurs : Anciennement appelé les Acteurs, ce module donne la parole à chaque acteur afin qu'il présente son personnage, et Steven Spielberg en profite pour glisser un petit mot sur son long-métrage et ceux de John Huston - (9'25")
- Déconstruction de Minority Report : Elle-même divisée en 5 parties:
- Le Monde de Minority Report (une introduction) : On nous explique ici la réunion de scientifiques organisée par Spielberg. Janusz Kaminski, le directeur de la photographie y va de son petit speech (bien trop court à mon goût) et John Wiliams, le seul, l'unique, l'exceptionnel compositeur nous explique les différents thèmes pour chaque personnages (récurrents chez ce cher monsieur) - (9'20").
- Le Précrime et les Précogs : Alex McDowell (Production Designer) et Deborah Scott (responsable costumes) expliquent l'architecture du QG du Précrime, correspondant à la disposition des 3 précogs dans leur piscine. Cette forme géométrique se retrouvant comme insigne sur les uniformes, les armes, etc...(8'19").
- La Séquences des Araignées : excellente mini confrontation entre le directeur de la photographie Janusz Kaminski et John Williams, où le premier explique qu'il a bien galéré à poser ses éclairages durant cette séquence, et le second qu'il a bien galéré pour créer une intensité aussi longue, musicalement parlant. (5'23")
- La Vision des Précogs : Conçue par Imaginery Forces (déjà responsable du très remarqué générique d'ouverture de Se7en), et intégrées aux scènes par la société Asylum, les Visions des Pré-Cogs s'attardent sur deux séquences : l'examen des dites visions par Tom Cruise sur sa console tactile et la scène du pénitencier où chaque individu voit défiler indéfiniment devant ses yeux les images du meurtre qu'il s'apprêtait à commettre au moment de son arrestation (4'51").
- Véhicules du Futur : Une fois de plus excellent, ce module s'attarde sur le véhicule, et Gary Rydstrom, designer du son, explique qu'il a eu beaucoup de difficultés à créer un son pour ces véhicules. (5'09")
- Les Cascades de Minority Report : divisée en 3 sous-parties, ces modules nous présentent des passages "clés" où chacun des acteurs (ou leur doubleur) sont sur écran bleu, et répète les séquences. Vraiment intéressants:
- L'usine Automobile : 2'47"
- L'échappée dans le Maglev : 2'57"
- La Poursuite en Hoverpack : 2'59"
- ILM et Minority Report : 6 sous-parties ici, qui s'attarderont sur les séquences à effets spéciaux, montreront Tom Cruise, quelque peu déboussolé face au blue screen, et chaque séquence décortiquera et expliquera judicieusement les thèmes abordés dans le module. Passionnant de bout en bout. Le bonus à voir absolument avec le premier de la liste !!
- Une Introduction : 4'30"
- Les Hologrammes : 3'08"
- Le Hall de Confinement : 3'08
- Maglev : 3'11"
- L'Hovercraft et les Hoverpacks : 3'07"
- Le Cyberparloir : 1'54"
- Rapport Final : Steven Spielberg & Tom Cruise : Le moins bon des bonus de tout le disque qui se limite à une succession d'autocongratulation (3'55").

- Archives : 3 sous-parties:
- Dessins, Croquis et Photos du Film : 13 sous-parties (!!) sous forme de diaporama vidéo HD, mais muet, dommage :
- Le Précrime : Les bureaux du précrime en long, en large et en travers, où se mélangent dessins préparatoires, mate paintings, photos de tournage, et des décors en construction (1'36")
- L'Hovership : de magnifiques dessins et représentations informatiques de "la voiture de Police", mais aussi des photos très détaillées des décors (grandeur nature) du véhicule (0'51")
- L'Hoversuit : dessins, croquis, photographies du costume "des policiers en îlotage", avec les premiers dessins avant le rendu final (pour certains, ils ont bien fait de changer) (0'48")
- Le Hall de Confinement : Les dessins techniques font penser à des plans de constructions ou d'architectures tellement ils sont détaillés, et les représentations informatiques sont magnifiques (1'27")
- Les Araignées : Détails impressionnants sur ces petits appareils qui préfigurent déjà de ce que seront les tripods de la Guerre des Mondes... (0'33")
- Les Précogs : superbes dessins (la construction des boules), et évolution de la piscine et des appareils l'entourant (2'12")
- Le Cyberparloir : superbes dessins, et assez sombres (dans le sens limite glauque) (0'27").
- Les Bâtiments et l'Architecture : superbes dessins où l'on sent la patte des dessinateurs de chez ILM. Photographies des bâtiments d'inspirations. Excellent (1'09").
- Le système Routier : Impressionnant détail de l'infrastructure routière dans le film (0'42")
- Les Véhicules : encore sous-divisé en 3 parties, s'intéressant aux différentes étapes d'évolution des véhicules et de l'autoroute, le Maglev. Génial.
- Images de Véhicules (0'33")
- Maglev (1'27")
- Voitures de Sport (1'00)
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- Les Objets : représentations informatiques et/ou dessins de tous ces objets composants le film. Malheureusement bien trop court (0'21").
- Les Séquences du Storyboard : 3 séquences affichant les storyboards en plein écran avec les voix et les bruitages du film:
- L'usine automobile (3'18")
- L'échappée dans le Maglev (2'07")
- La Poursuite dans l'Allée (3'35")
- Les Bandes-annonces : 3 Bandes-annonces en SD Upscalée, d'une qualité douteuse. Oups, pardon on me fait signe que c'est l'image du DVD. Je suis content d'avoir un lecteur Blu-ray! (1'19" / 1'41" / 1'56" - VOSTF - SD Upscalée - DD 2.0)
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Commentaires
Sébastien
26/04/2010 09:39
J'adore tout simplement ! Pour moi c'est un spielberg a la hauteur de ces plus grands films ! et on en a déja parlé mais le happy end "familial" est, a mon avis, de facade, il y a pas mal de trucs à dire sur les dernières scènes
26/04/2010 10:09
Ouep d'accord avec Jungle, attention à cette fin qui serait peut-être un faux happy end, un bon gros panneau dans lequel on serait un bon nombre à être tombé.
Gros film, gros chef d'oeuvre de Spielberg dont les films ne cessent d'étonner. Celui-ci étonne par sa noirceur et montre un réal en pleine maturité. achat direct.
Gros film, gros chef d'oeuvre de Spielberg dont les films ne cessent d'étonner. Celui-ci étonne par sa noirceur et montre un réal en pleine maturité. achat direct.
04/03/2011 10:09
hier soir, je me suis remangé ce chef d'oeuvre dans ma face apres l'avoir vu au cinéma à sa sortie, mais quel film boudiou ! maitrisé de bout en bout, de A à Z (meme si une grosse faute scénaristique est survenue au milieu du film, mais pas grave), quelle realisation bon sang !
et quel test burt, que je lis tardivement !
Spielberg est VRAIMENT un grand ! Vivement son tintin !
et quel test burt, que je lis tardivement !
Spielberg est VRAIMENT un grand ! Vivement son tintin !
04/03/2011 13:42
On aura beau dire ce qu'on voudra, Spielberg est vraiment un maître du 7ème Art. La première décennie 2000 est sans doute ce qu'il a fait de mieux ou en tout cas la période où il a été le plus constant dans la qualité (à part le dernier Indiana Jones peut-être)

