Jack Ketchum's The Lost - Le test blu-ray

Publié le 2012-01-24 08:53:27 par Jeremy
Pochette du film Jack Ketchum's The Lost
  • Note HD Avis 9/10
  • Note Vidéo 5/10
  • Note Audio 4/10
  • Note Bonus 0/10
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Note : Ce Blu-Ray Disc est Région A uniquement, et en VO non sous titrée. Par ailleurs, la violence contenue dans ce long métrage pourrait heurter la sensibilité des plus sensibles (ou pas).

The Lost est adapté d'un sacré bon auteur peu connu en France (rien d'inhabituel jusque là, me direz-vous): Jack Ketchum...

Étant donné le peu de renommée de l'écrivain, laissez-moi éclairer votre lanterne...
Si vous croyez que Stephen King est le maitre de l'horreur, que Clive Barker est l'artiste de la perversion au quotidien, et si vous croyez que pour un bon récit d'horreur, il faut un malade harnaché d'une hache ou d'une tronçonneuse: vous vous trompez!!

En effet, Jack Ketchum (c'est un pseudonyme venant d'un hors-la-loi qui finit pendu), est né en 1946, et fût le secrétaire d'Henry Miller (c'est pas rien, non?). Et cet auteur s'applique à nous envoyer les pires horreurs commises par monsieur Tout le monde. Et c'est bien ça qui peut déranger le plus, car en plus de nous afficher une telle horreur, l'auteur est particulièrement doué pour nous faire passer pour des voyeurs, et décrit la violence avec force détail. Difficile de décrocher d'un livre de Ketchum, mais difficile d'en sortir indemne aussi!! Stephen King est pour quelque chose dans le succès de Ketchum, puisque c'est lui qui l'a découvert, et l'a mis en avant, en ne tarissant pas d'éloges sur l'écrivain.

Dans les années 80, les français avides de récits d'horreur non formatés avaient pu découvrir Jack Ketchum, dans les livres de poche "GORE", certaines de ses nouvelles y avaient été publiées. Puis, plus rien!!
Il faudra alors attendre 2007, pour qu'un éditeur se décide à nous publier les écrits de cet auteur atypique. L'éditeur, c'est l'audacieux Bragelonne (à qui l'on doit la première édition française, cette année, du livre Hellraiser de Clive Barker).



J'ai personnellement découvert l'écriture de Ketchum dans le roman "Une Fille Comme les Autres" (Girl Next Door en VO), et le livre aura duré un après-midi, tellement ce récit est addictif, puis je me suis plongé dans les autres manuscrits de l'auteur, pour une durée de lecture toute aussi courte, car il faut le reconnaitre, l'auteur sait vous rendre dépendant de ses récits!

La première chose qui frappe lors de la lecture d'un livre de Ketchum, c'est la ressemblance avec le style de Stephen King, que ce soit dans la construction, et dans l'évolution de l'intrigue. Mais là où l'auteur sait prendre ses marques, c'est dans la brutalité, la violence et la perversion des situations et des personnages.

J'en veux pour preuve son premier roman Morte Saison (Off Season en VO), fût taxé, lors de sa sortie en 1980, de pornographie violente, et l'éditeur d'imposer à l'auteur la réécriture du dernier chapitre. L'édition française est l'édition dite expurgée, et est particulièrement crade, violente, sadique, perverse, et tout la famille de mots du même genre, et on peut comprendre que l'éditeur ait demandé à l'auteur, la réécriture de ce dernier chapitre, tant la perversion atteint des sommets !!

Bien évidemment, même si Bragelonne nous a sorti 3 des livres de Ketchum, d'autres écrits ne sont pas encore sortis chez nous. Et c'est le cas de The Lost, adapté par Chris Sivertson.

Si The Lost est son premier film, c'est son second film qui est sorti en premier : I Know who Killed Me avec Lindsay Lohan. Le film s'est fait massacrer (alors qu'il n'est pas si mal), alors le gars Chris s'est tiré avec son The Lost sous le bras pour faire la tournée des festivals, où il fût particulièrement bien accueilli.



Alors, c'est bien beau tout ça, mais de quoi ça cause?

Voilà comment démarre le film. Ecran noir, avec ces quelques mots affichés :

"Il était une fois un garçon nommé Ray Pie ******"

Puis, nous poursuivons un homme, ou plutôt une personne dont on ne voit que les pieds, ou plutôt les santiags noires. Cette personne à la démarche claudiquante marche en forêt, le tout sur fond de musique hippies, le superbe Pied Pier de Crispian St. Peters, dont voici le morceau :

Pied Piper de Crispian St. Peters

C'est sur ce morceau très Peace & Love, que la caméra remonte, pour que cette personne arrive devant une cabane en plein milieu de la forêt, et une jeune femme nue en sort, car ce sont des toilettes...

Là, nous voyons enfin le visage de ce personnage à la démarche boiteuse. C'est Ray Pie. Il est un peu gêné, mais en profite pour se rincer l'oeil. La jeune femme est en fait accompagnée par une amie, et elles font du bronzage intégral près du lac.

Ray se dépêche de retrouver ses deux groupies, composés de sa petite amie d'un jeune paumé adepte de la fummette.

On sent immédiatement que ça tourne pas rond dans la caboche de Ray, et celui de proposer à ses deux accolytes de les tuer, je cite "ces sales gouines". Ah ouais, quand même, il en tiens une couche.

Les trois jeunes sauvageons continuent tranquillement à siffler quelques roteuses et la nuit tombée, alors que les deux nudistes se sont rhabillées et se réchauffent auprès d'un feu, une balle atteint l'une d'elleà la machoire, puis la seconde en prend une dans le front. Le truc, c'est que ce n'est pas du calibre pour chasser l'éléphant, mais de la .22 long rifle, ce qui ne les tue pas sur le coup, l'une d'elle s'en prend une autre et meurt, et l'autre fille, se trainera après en avoir reçu également une autre, vers la route, où elle sera récupérée par des automobilistes.

Fondu au noir.

4 ans plus tard.

Un flic entre dans un bar, la mine déconfite, et s'assoit près du zinc, à côté d'un collègue. Ce soint des policiers, et le premier est triste car la fille qui était dans le coma (celle qui a été ramassée par les automobilistes), et morte, et il rage à l'idée que l'auteur ne soit pas en taule, d'autant qu'il suspecte très fortement une petite frappe du coin : Ray Pie. Ce dernier mène sa pettie vie tranquillement, aidant sa mère au motel dont elle est propriétaire, et sortant le soir pour se murger avec les deux accolytes du départ. Bref, rien n'a changé, sauf que Ray a rencontré une fille en vacances dans le coin, et qu'une nouvelle employée est embauchée au motel.

Ray est un sanguin, et donc, il n' qu'une idée : "grimper" la nouvelle employée de sa mère, et puis tant qu'on y est, la jolie brune (et c'est un euphémisme) qu'il a rencontré.

Sauf qu'au milieu il y a sa petite amie, qui est archi-cocu, car à l'occasion d'un fête, il dit à l'un des amis : "regardes. Il y a 8 filles ici, et j'ai couché avec 6 d'entre elles".

Ray Pie est un prédateur, tant au niveau au niveau de la violence, que du sexe. C'est un garçon borderline, à qui, on s'en rend compte très vite, il ne faudrait pas grand chose pour partir en sucette.

Il ne peut pas s'empêcher de se droguer et de picoler comme un trou, donnant lieu à tout type de débordement (violent ou sexuel). Sauf qu'il est étroitement surveilé par le policier du début, qui est bien décidé à le faire plonger.

Le hic pour Ray, est qu'il tombera amoureux de la jolie brunette. Ainsi, il devient complètement obsédé par cette fille, et quelques séquences nous donnent des indices sur les traumas qui composent le personnage. En effet, ce dernier complexé par sa taille met des cannettes écrasées dedans, et a une très haute estime de lui. Mais il est piètre coup au lit! Relation sexuelle qui ne dure que quelques secondes, et qui donne l'impression d'assister à la reproduction des lapins, mais également problèmes d'érection (notamment dans une séquence assez malsaine, où Jennifer va être forcée de lui montrer sa poitrine afin de "lui faire de l'effet", puis sera obligée de pratiquer une fellation, sauf qu'il ne réussira pas à... comment dire... la lever... Jennifer en bonne artisane se proposera de lui insérer l'index dans le fondement, ce qui le rendra fou de rage, et occasionnera quelques beignes sur le visage apeurée de Jennifer. Vous voyez un peu les nombreux problèmes de Ray.

Le pire, c'est qu'obsédé par la jolie brune, Katherine, il tombera des nues lorsqu'elle le larguera sans ménagement, déclenchant ainsi chez notre anti-héros un déferlement de violence, désirant se venger des femmes qui l'ont blessé.

Le tout passant du film mi-thriler, mi-ambiance pesante à un véritable carnage.

Un film qui m'a filé une claque comme rarement il m'ait été donné de recevoir venant d'un film sur lequel je n'aurais pas misé un kopeck.

Car si le film est plutôt est très bien réalisé, car le spectateur se rend bien compte que le film n'est qu'une lente montée en puissance, même si on n'est à cent lieues d'imaginer le dénouement, il faut surtout reconnaitre l'immense prestation, présence, et charisme de l'acteur principal, incarnant Ray : Marc Senter. Brun ténébreux, limite gothique, avec eye-liner, mouche dessinée au crayon et tout le tremblement, ce jeune acteur qui a réellement mis des canettes dans ses bottes, pour que ces dernières le blessent, et déforment sa démarche, est incroyable ! Dès le premier plan, l'effet est immédiat : même sous ses sourires angéliques, et ses belles paroles, nous savons immédiatement qu'il est un prédateur, à mi-chemin entre le tueur en série, et le violeur azimuté (pléonasme, je sais).

Marc Senter n'est pas très connu, mais il a cependant été remarqué dans le I Know Who Killed Me du même réalisateur (avec Lindsay Lohan, qui s'était d'ailleurs fait tailler un costard pour ce film), ou encore dans Cabin Fever 2. Un acteur qui je l'espère se verra proposer des rôles qui le feront monter en haut de l'affiche (comme disait Aznavour...)

La petite amie "officielle" de Ray est incarnée par Shay Astar. Jeune actrice n'ayant pas encore pu faire ses preuves, on peut dire qu'elle a su donner de sa personne pour ce film. Frappée, humiliée, et insultée par Ray, elle est convaincante.

La jolie brunette Katherine est interprétée par Robin Sydney, qui a quand même joué dans de sacrés bouses, telles que Evil Bong et sa suite, ou pire Gingerbread Man (un bonhomme pain d'épice tueur, quand même !) Elle a cependant joué dans le bien ficelé Wicked Lake (avec une B.O intégralement composée pour l'occasion par Ministry). Wicked Lake justement, voyait figurer à l'affiche, Marc Senter, et avait écrit par Chris Sivertson.

Le policer moustachu, est interprété par Michael Bowen. Il jouait le collègue de Michael Keaton dans Jackie Brown (le "Non, tu puis-je pas", c'est lui). Bon acteur, qui a vraiment la tête du flic américain que l'on s'imagine...

Le second flic (à la retraite) est joué par Ed Lauter, véritable trogne, abonné aux seconds rôles de qualité, comme dans French Connection II, Les Hommes de l'Ombre, ou encore Cujo. Il a un sale rôle, puisque du haut de soixante balais, il sort avec une jeunette de 20 ans, et vit sa relation en cachette. Très étrange par moment cette relation.

Deux guests viennent parfaire ce casting déjà excellent, même si pas bankable pour deux sous. La première surprise vient de la présence Dee Wallace, la maman d'Elliot dans E.T, ou encore la maman terrorisée par un gros chien dans Cujo, ou la journaliste curieuse de Hurlements.

La seconde guest vient de la présence de l'écrivain Jack Ketchum himself ! Il joue le patron du bar, au début du film. Une présence de deux trois plans, et une ligne de dialogue, mais l'important est bien qu'il soit présent!

La bande Originale de The Lost est composé d'obscurs groupes, electro-punk, et rock brutal et constitue un score qui correspond à la violence latente de Ray Pie. D'ailleurs il y a de belles découverte dans cette bande originale.

 

The Lost fût pour moi un véritable coup de coeur, une vraie claque, sombre, surprenant, bien fichu, très bien joué, et dans la lignée des écrits de Jack Ketchum. Même si ce film est déplorable d'un niveau qualité technique, c'est un film à voir absolument ! D'autant qu'il existe dans une édition DVD Zone 2 (autrement fournie avec Mad Movies), avec de très bon bonus!

Réellement surprenant et impressionnant, Marc Senter porte le film sur ses épaules, et magnifie le métrage de Chris Sivertson. Découvrez ça ! 


Si l'introduction en forêt fait peur, le reste est à la hauteur. L'image donne l'impression d'un DVD upscalé (et encore pas super bien), et ne donne à nos petits yeux avides de HD que peu de détails, et peu de profondeur de champ.
Malgré tout la palette colorimétrique est assez satisfaisante, et les couleurs de peau, et de sang ressortent bien.
Belle brillance sur les cheveux de Ray, bref, une image quand même indigne du support.
C'est mal joué de la part de l'éditeur, car ce film vaut vraiment la peine qu'on lui porte toute notre attention !!

 

Aïe. Une seule et unique piste son : une VO Dolby Digital 5.1. Malheureusement, cette piste ne propose que peu de dynamisme, et peu de reliefs. Oubliez la signification du mot puissance, car rares sont les passages qui laisseront un quelconque doute sur la qualité de la bande son.
C'est bien dommage, car je le répète, ce film est à découvrir d'urgence !!

 

Aucun bonus à l'horizon !! Alors que le DVD Zone 2, édité chez Free Dolphin disposait des essais de l'acteur principal et de quelques autres, ainsi qu'un court métrage, cette édition Blu-Ray Disc ne propose rien !! Honte sur Starz/Anchor Bay !!

 

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Commentaires

24/01/2012 09:30
A force que tu m'en parles, je vais bien finir par me mettre à la lecture de Ketchum   Ca devrait me plaire en plus  

Et ça serait de bon ton que ça sorte chez nous ça !

24/01/2012 11:33
J'ai le dvd, faut que je le mate depuis le temps. Merci pour le test et de partager ton amour pour Ketchum dont tu nous parle depuis pas mal de temps déjà  

27/01/2012 20:53
Attention! Ketchum n'est pas à mettre entre les mains de tout le monde.
C'est particulièrement choquant et sadique.

J'ai lu "Une fille comme les autres" et j'ai vraiment été dévasté par cette histoire.
Un auteur qui va droit au but et écrit remarquablement bien, mais dont les écrits laisse des séquelles.

Faut que je jette un oeil à ce film. Merci de me l'avoir fait connaître.

28/01/2012 11:55
jeremy : j'ai pas tout lu, car ton test m'a donné envie de voir ce film ! ^^

sinon est ce que Ketchum l'ecrivain  est plus King que l'autre gros nullard là, bret easton ellis ?
j'adore king, je vomis ellis.
où se situe ketchum ?

aimé : dvd ? tu regardes encore des dvd???

28/01/2012 23:43
...parce que si tu mates encore des DVDs, tu n'as plus aucune excuse pour ne pas regarder Spirit!!!
(je le dis avant que Jackmarcheur ne t'en remette une couche (-:)


Concernant l'article, c'est vrai que ça titille ma curiosité mais j'ai bien envie de lire un roman de Ketchum avant d'en voir une adaptation.

Merci Jeremy, ton enthousiasme est comme toujours communicatif!

29/01/2012 10:17
@jackmarcheur: Je ne connais pas Ellis.
Je suis un grand fan de King et à mon avis Ketchum n'a rien à voir avec le king.
Son syle est plus direct et cru. Ses romans sont plutôt courts (300 ou 350 pages). Ses histoires ne touchent pâs le fantastique et sont souvent inspirées de faits réels.

Ce sont deux auteurs vraiment différents selon moi.

Trois romans de Ketchum ont été traduis en français:
"Une fille comme les autres" (1989),
"Morte saison"  (1980)
Et "Fils unique" (1985).
Je n'ai pas encore lu le dernier mais je vais pas tarder.

Le premier cité est celui qui m'a le plus troublé. Vraiment. Je vous le conseille. Une adaptation a été faite et est disponible en blu-ray chez Starz/Anchor Bay, mais seulement en VO. Le film est également paru en France en DVD. C'est rien comparé au livre.

Alors vive King et vive Ketchum!

29/01/2012 20:03
jerôme M : mais MDR, LOL, TMDR ! mouhhahahahhahahha ! tu m'as volé les mots du clavier !^^
l'autre hé ! ^^

evolution999: si tu ne connais pas ellis, N'ACHETE SURTOUT PAS MOINS QUE ZERO, c'est le pire livre que j'ai jamais lu ! je prefere encore me taper un oui oui qu'un autre de ses ... trucs!

ketchum me fait penser à Machine dans La Part des Tenebres , de King justement. ..

Bon merci pour ton avis, j'acheterai un de ses livres un de ces 4 puisque c'est quand meme conseillé par le King himself

bonne nuit les gars !^^

30/01/2012 08:25
@Jackmarcheur : Pour simplifier : en comparaison, Ketchum ferait passer King pour l'auteur des histoires de Oui-Oui justement ! Comme le dit si bien Evolution999, Ketchum c'est cru, c'est dur, c'est sadique, sans pitié, et réservé à un public très averti !

@Evolution999 : Si tu lis en anglais, je te conseille vivement Red, et Stranglehold (aucun rapport avec le jeu vidéo du tandem Woo/Fat). Par contre je voulais savoir si tu as vu Girl Next Door, parce que bien que le film soit bien moins trash que le livre, j'ai été surpris du jeune âge (apparent) de l'actrice, et ce que l'on lui fait subir, non?

30/01/2012 09:33
C'est surtout incomparable non King et Ketchum il me semble, je rejoins evolution999 la dessus.

30/01/2012 20:39
Ben l'un ayant propulsé l'autre, en faisant sa pub, et entretenant malgré tout certaines similitudes (Marche ou Crève passerait pour du Ketchum asseptisé, la consonnance rétro-SF en plus), voilà pourquoi on les compare.
Disons que Ketchum, c'est pour les hommes...  

30/01/2012 22:33
En bref: Ketchum frite...

30/01/2012 22:40
J'ai vu Girl Next Door après avoir lu le livre. J'ai été très déçu par le film malgré sa bonne note sur IMDB.
Effectivement l'actrice était majeure lors du tournage. Ce qu'elle subit dans le film est bien moins hardcore que ce qu'elle subit dans le bouquin.

Je ne lis malheureusement pas en anglais, bien que Ketchum ne doit pas être bien compliqué à lire (moins difficile que King en tout cas).
Red a été adapté au cinéma avec le génial Brian Cox. Il semblerait que ce soit la meilleure adaptation de Ketchum à ce jour. Hâte de le voir.
http://www.youtube.com/watch?v=tI6TZUBW7TA

30/01/2012 23:53
Je ne connais absolument pas l'oeuvre de Ketchum mais tout ce qui a été dit là (test + commentaires) me donne bien envie de m'y mettre...

@ Jackmarcheur : Oula ! Et dire que j'ai failli manquer une de tes interventions toute en finesse ! (et super argumentée) Non parce que, que tu sois allergique aux romans de Bret Easton-Ellis soit, il en faut pour tous les goûts après tout. Mais que tu traites l'écrivain de "gros nullard" dont Moins Que Zéro je te cite toujours, est le pire livre que tu aies jamais lu, clamant que tu préfères de loin te taper un Oui-Oui plutôt qu'un autre de ses trucs, euh... faudrait pas pousser mémé dans les orties (heureusement que t'as pas tenté American Psycho, j'imagine le flot de gerbe façon Exorciste qui aurait jailli de ta glotte !  ). Bref, même si je sais que ça t'est souvent difficile de te retenir, essaye un peu de tempérer tes ardeurs et tourne 7 fois autour de ton clavier avant d'écrire n'importe quoi, ça serait cool ! PS : ça fait 2 fois qu'on se "frite" un peu (clin d'oeil au résumé de Jérôme  ), c'est vraiment pas fait exprès mais faut dire que tu as tendance à tendre le bâton pour te faire battre hein...

31/01/2012 08:06
@evolution999 : Je suis d'accord que comparativement au livre, c'est carrément moins hardcore, mais le film en lui-même est loin d'être mauvais.
Quand à Red, je te confirme et d'une que c'est la meilleure adaptation (avec celle de The Lost justement), et c'est également un super film (merci la VOD dans les hôtels ricains   !), bien loin de l'étron Offspring (suite de Off Season - Morte Saison), dont le test est ici.

31/01/2012 20:44
TheGentlemanbat : je ne cherche pas particulierement à me friter avec qui que ce soit, et surement pas avec toi en parlant de l'autre là ! ...
Moins que zero est un livre culte, c'est même devenu un film je crois, et j'ai voulu decouvrir cet "auteur" à succès, en commençant par son 1er truc.
J'ai pas fini, tout simplement parce que je trouve ça nul A CHIER.
et quand je dis que c'est nul à chier, je crois que je n'ai pas tellement besoin d'argumenter, mais je vais le faire rien que pour toi : c'est mal écrit, y'a pas d'histoire, c'est completement amoral (violer, sequestrer, tuer...). J'ai pas fini l'histoire car je me suis ennuyé à mourir. Y'a pas l'ombre d'un suspense.
Ce n'est que mon avis, ça n'engage que moi bien sûr.

Apres je comprends qu'on puisse aimer Ellis... euh en fait non, je ne comprends pas.
Je comprends qu'il puisse avoir du succes, apres tout, une bouse peut avoir du succes, on voit ca tous les jours dans le cinéma.
Mais qu'on puisse aimer voire venerer Ellis... non c'est au delà de ma comprehension.

Un autre exemple pour illustrer ce que je dis : La Route de Cormack McCarthy : il a eu un prix je ne sais plus lequel (Goncourt?) . Qu'est ce que je me suis fait chier en le lisant !
C'est à mille lieux du Fleau de Stephen King ! pourtant il a eu le goncourt...
De là à dire que le prix goncourt c'est de la merde...
(Quand au film, j'hesite à le regarder...)

J'adore Christian Bale, mais je n'ai jamais vu American Psycho le film, justement parce que j'ai lu Moins que zero.
Ellis est un taré.
Pas forcement plus taré que King, mais surement moins doué en ecriture que lui.
Bon ok, je ne me base que sur Moins que zero. Mais aucune chance que je lise un autre truc de lui avant longtemps.

Perso, j'adore les livres, j'adore toucher les livres, j'adore l'odeur des livres, mais avec moins que zero, je deprime grave. J'ai pas encore jeté ce truc, mais si je le retrouve je veux bien l'envoyer à quelqu'un à qui ça interesse (ouarf , le genre de cadeau empoisonné!) ^^

voilà mon Gentleman. C'est argumenté là ?

31/01/2012 21:13
alors c'est pas le goncourt pour Cormack, c'est le Pulitzer et tu peux pas comparer La Route au Fléau, c'est juste incomparable.
J'adore King et Le Fléau, mais s'il te plait soyons sérieux. Déjà, ça n'a rien à voir et de deux, c'est juste autrement plus puissant que Le Fléau.
C'est juste du bon sens  

31/01/2012 21:23 - Edite le 31/01/2012 21:24
sebastien : ok Pulitzer ok merci pour la précision . Mais Pulitzer = bouse alors .??
naaannn je plaisante, ok ok plus puissant que le Fléau? ok je respecte ton goût.
Pas du tout d'accord avec toi, mais je respecte.

Tu as raison, les 2 n'ont rien à voir, déjà par la longueur du recit...

Pas friter, pas friter ! ^^

Bonne nuit les gars.

31/01/2012 21:28
Nan mais après que t'accroches pas, je comprends complètement. La Route c'est très particulier à tout point de vue. Maintenant, faut aussi garder un certain sens de la mesure quand on compare  

31/01/2012 21:41
@Jérôme : Comment ai-je fait pour manquer ton Ketchum frites !! J'en ai ri, alors que j'étais en réunion, et il a fallu que je passe près d'un quart d'heure à expliquer, tandis que les pontes me regardaient avec leur air tout droit sorti de la bureaucratie crasse de Brazil. J'avais l'impression d'être Sam Lowry et que Tuttle ou Buttle allait venir me sauver...

31/01/2012 21:59
euh jack... je ne suis pas sur que "c'est mal écrit" et "je me suis fait chier" soient des arguments plus convaincants que les précédents ...

sinon, avec ton menu, tu prends une grande frite? ((-;

31/01/2012 23:27 - Edite le 31/01/2012 23:29
@ Jackmarcheur : comme le souligne Jérôme, je ne crois pas que répéter par 2 fois, juste au cas où on n'aurait pas compris, que c'est "nul à chier" et sous-entendre que si les romans d'Ellis ont du succès, ça n'a rien à voir avec un quelconque talent du bonhomme vu qu'un tas de bouses arrivent à être des hits, c'est vrai que c'est une argumentation imparable ! Surtout que si j'ai bien suivi, pour résumer l'oeuvre de ce taré d'écrivain à un monceau de merde, tu te bases sur la lecture de son tout 1er roman donc (ah nan excuse-moi, tu l'avoues toi-même tu ne l'as même pas terminé !). Ça en dit long sur ta maîtrise du sujet et la pertinence de ton jugement à l'emporte-pièce. Enfin bref, j'abandonne là le débat - pas envie de perdre davantage mon temps et encore moins de transformer ce test en terrain d'affrontement - et citerai pour terminer Sébastien, plein de sagesse, qui dit qu'il "faut garder un certain sens de la mesure quand on compare".

31/01/2012 23:39
Ouais je sais, je suis plein de sagesse, c'est tout moi ça  

01/02/2012 07:54
N'empêche, j'aurais cru qu'il y aurait 3 pages de comm sur ce film ! Oo

01/02/2012 14:13 - Edite le 01/02/2012 14:15
Jeremy : attends attends, comme j'ai du temps à perdre, tu permets que je fasse un reponse à thegentlemanbat stp ?


thegentlemanbat :
1- à travers tes commentaires, j'ai compris que tu es un grand fan de Ellis, ce que j'ignorais avant ce post.

2- je pense avoir le droit de vomir un auteur que je n'ai pas du tout apprecié. Apres tout y'en a qui chient sur des films (cf l'hilarant test de Redline par notre bon Rémy) sans que ça pose probleme à qui que ce soit et qui recoivent même des compliments !

3- mieux  argumenter mon vomi, c'est difficile parce que ça exige de relire le livre...
et donc de revomir... et j'aime pas trop gerber en fait !
bon je ne suis pas aussi maso qu'Aimé qui revoie 3 fois un film qu'il n'aime pas pour ecrire ses tests pour nous.... donc je crois que non, je ne vais pas pouvoir argumenter mieux que ça ma haine contre Moins que zéro et son geniteur.

4- ta démarche est un peu surprenante, car tu ne fais que me vomir dessus en retour, tu en fais une affaire personnelle, alors que je n'ai rien contre toi en particulier! Peut etre que tu as la rancune tenace par rapport à notre premiere "frite"?

Et si je te demandais de défendre Moins que Zero avec tes arguments à toi, et de nous dire ce qui te parait exceptionnel dans ce que moi, je trouve abject, est ce que tu accepterais de perdre ton temps pour reprendre ce débat ? Ca releverait un peu le niveau non peut etre?

5- PHD pour moi c'est du plaisir, pas une perte de temps ! alors Peace man !^^


Jeremy : tu vas voir, on va aller jusqu'à la 4 eme pages de com, si thegentlemanbat repond!

01/02/2012 14:16
On dérive un peu du sujet la, rendez-vous sur le topic consacré à la littérature sur le forum pour continuer le débat messieurs, merci d'avance  

01/02/2012 18:54
Après renseignement, il semble que le DVD soit sous-titré (uniquement en CC). Vu le faible gain qualitatif de cette édition blu-ray baclée, je vais sans doute prendre le dvd (ou alors être un tipiak enc***eur)
Merci pour le partage, Jeremy, je suis impatient de découvrir Ketchum.  

02/02/2012 08:14
ah, mais, si tu m'avais demandé, je te l'aurais dit immédiatement que le DVD zone 2 était en VOST-F ou en VF (pitoyable). Découvres, découvres, et reviens me donner ton avis...

03/02/2012 01:09
Aaaahhh, j'étais parti du postulat (faux) qu'il n'était jamais sorti en zone 2, du coup j'avais axé tous mes recherches côté us.  
Hop, le dvd est mis dans le panier amazon.  

03/02/2012 09:36
ah ben t'as dû bien ouvrir tes yeux... Vas voir l'onglet Bonus... je parlais de l'éditeur Free Dolphin