Enter The Void - Le test blu-ray

Publié le 2010-11-30 16:12:29 par Jeremy
Pochette du film Enter The Void
  • Note HD Avis 9/10
  • Note Vidéo 9/10
  • Note Audio 9/10
  • Note Bonus 7/10
  • Acheter le blu-ray Enter The Void sur :
  • Amazon.fr
Afin de ne pas heurter la sensibilité des plus jeunes, certaines captures seront camouflées par d'autres, vu leur caractère explicite, voire pornographique. En conséquence de quoi, ce test est déconseillé aux mineurs, ou au moins est-il recommandé de ne pas se faire gauler.

Le terme qui m'est directement venu à l'esprit lors du lancement du film, alors que j'étais seul (malheureusement) dans la salle, est : connaisseur.
Car si le générique est sidérant de beauté, il est supporté par un morceau de musique violent, techno : Freak de LFO, que seuls les connaisseurs apprécient.

Rien que pour vous, le morceau, avec le générique, parce qu'il faut voir ça : Le Générique

Et c'est à la fin de ce générique si particulier que je me suis dit que j'allais assister à quelque chose de vraiment différent.
Ca n'a pas manqué, Enter the Void est une réelle expérience sensorielle.

Même si le dernier long métrage de Gaspar Noé s'est fait volé la vedette par Antichrist au festival de Cannes, il n'en demeure que ce film a tout pour être l'outrage suprême aux festivaliers bien-pensant.
Et je ne m'avancerais pas en disant que le public n'est pas encore prêt à recevoir une telle décharge en pleine figure.

En effet, après Seul contre tous et Irréversible, Gaspar Noé avait déjà acquis un bon nombre de détracteurs.
Et c'est dans cette suite logique, que son Enter the Void s'inscrit : une suite au final logique, dans sa forme narrative.

http://image.planete-hd.com/caps/__grande/enterthevoid/enterthevoid106.jpg

L'histoire est déjà intrigante :
Oscar et sa sœur Linda habitent depuis peu à Tokyo. Oscar survit de petits deals de drogue alors que Linda est stripteaseuse dans une boite de nuit. Un soir, lors d'une descente de police, Oscar est touché par une balle. Tandis qu'il agonise, son esprit, fidèle à la promesse faite à sa sœur de ne jamais l'abandonner, refuse de quitter le monde des vivants. Son esprit erre alors dans la ville et ses visions deviennent de plus en plus chaotiques et cauchemardesques. Passé, présent et futur se mélangent dans un maelström hallucinatoire.

Alors, avant d'aller plus avant dans cet avis, sachez que ce film sera une révélation pour les uns et un navet indigeste pour les autres.
Je me situe dans la première catégorie, mais laissez-moi vous expliquer pourquoi.

Gaspar Noé fait du cinéma qui retourne nos tripes, qui ne se permet aucun tabou. Ainsi, si certains pensent que son cinéma est expérimental, il n'en est pas moins que chacunes de ses réalisations sont une véritable expérience.
Violence, sexe explicite, vérité dérangeante sont les ingrédients de son cinéma et plus particulièrement d'Enter the Void.

http://image.planete-hd.com/caps/__grande/enterthevoid/enterthevoid037.jpg

Gaspar Noé a un message à nous faire passer, et le fait quitte à choquer. Ainsi la scène du viol de son précédent film, côtoiera l'amour limite incestueux de ce présent long métrage, et ceux qui passe outre cela savent bien que ce réalisateur hors-norme ne fait du trash pour le trash, mais a plutôt quelque chose d'intelligent à dire.

Mais s'il est une chose que l'on ne peut pas reprocher à Gaspar Noé, c'est de ne pas savoir tenir une caméra! Son talent de metteur en scène n'est plus à prouver, et Enter the Void est un peu l'aboutissement de ses précédents films.

Au niveau de l'esthétique, cet aboutissement est flagrant, et le réalisateur prend des risques, et je dirais même que toutes ces idées esthétiques sont plutôt glissantes pour ne pas dire casse-gueule! Le spectateur fidèle retrouvera les monologues intérieurs de Sel contre tous, et les plans très aériens, survolant la scène d'Irréversible.
Et c'est ainsi que l'on peut décomposer le dernier long de Gaspar Noé en trois parties bien distinctes, pour un total de deux heures et quarante minutes! Chacune de ces parties possède son propre thème, et son propre traitement audiovisuel. Et lorsque l'on apprend que le réalisateur a en lui ce projet depuis plus de 20 ans, suite au visionnage du 2001, l'Odyssée de l'Espace de Stanley Kubrick, on comprend aisément que sa cohérence artistico-visuelle sera parfaite, le tout ayant pour résultat un expérience visuelle et sensorielle absolument unique, et indispensable au cinéma français bien trop pépère.

http://image.planete-hd.com/caps/__grande/enterthevoid/enterthevoid030.jpg

Première partie : Je suis Oscar
Cette première partie, durant les trente premières minutes du film, nous place complètement dans la peau d'Oscar. Nous adoptons son point de vue, en caméra subjective, rappelant aux gamers, les meilleurs séquences de leur FPS préféré, ou encore le culte Strange Days de Kathryn Bigelow.
Mais ce qui est impressionnant, c'est que jamais, nous n'avions ressenti une telle réalité à travers un écran! Du clignement des yeux d'Oscar, à son dodelinement perpétuel de la marche à pied dans les rues de Tokyo, ou encore lorsque son regard s'attarde sur un élément du décor, comme n'importe lequel d'entre nous le ferait sans s'en rendre compte, ou pour on ne sait quelle raison. En l'espace des premières minutes, nous devenons Oscar, et notre fauteuil disparait : nous sommes sur la canapé d'Oscar à Tokyo.
Sa soeur Linda, strip-teaseuse, incarnée par la ravissante Paz De La Huerta est très proche de son frère, et lui reproche son activité.
Puis vient la première séquence de shoot au dmt. Et là, peu de mots peuvent décrire ce moment si étrange, et si les SFX s'intègrent parfaitement à l'image, on ne peut qu'être hypnotisés (sans avoir fumé le produit en question), et nous nous perdons complètement dans cette hallucination mi-cauchemar mi-fluo.
Et c'est à moment là que j'ai quitté la salle de projection pour me retrouver à Tokyo pour les deux heures et demi suivantes. Perte de repère, trip effarant (ultime? à l'image du film de Kubrick?).  Oscar revient sur son canapé, et doit "aller bosser". Le deal va mal se passer, et Oscar va mourir. Nous mourons avec lui, et sommes tristes instantanément de devoir quitter ce personnage qui au final nous ressemble plus que nous le voudrions l'avouer : il est quelconque, et sa mort ne laissera rien dans les livres d'histoire, au final.
Sa mort nous emmène vers la deuxième partie de cette exploration de l'âme et de l'esprit.

http://image.planete-hd.com/caps/__grande/enterthevoid/enterthevoid007.jpg

Deuxième partie : Un âme liée à son existence passée
Nous allons alors revivre la vie d'Oscar, d'une certaine façon, de sa naissance à sa mort, car le réalisateur veut nous dire : la vie ne se résume pas qu'à quelques instants, quelques moments clés! Elle n'est pas non plus qu'un vide que l'on tente de remplir.
Dès l'instant où Oscar va quitter ce monde, son âme va rester sur Terre, et comme cité dans le film avant sa mort, suivra les préceptes du Bardo Thödol, Le Livre des Morts Tibétain. Ainsi, nous revivrons quelques instants de sa vie, de son enfance, où nous seront témoin de la promesse faite à sa soeur, que jamais il ne l'abandonnerait, et des traumatismes qu'il aura vécu durant sa vie charnelle. Voilà qui n'est pas très réjouissant : une vie, c'est des morts, une douloureuse séparation un bonheur aussi éphémère qu'illusoire.
D'autant que nous sommes l'âme d'Oscar, mais que nous ne le verrons que de dos lors de ses souvenirs.
Et afin de nous signifier d'un événement peut changer le cours d'une vie, l'accident qui changera la vie d'Oscar et de sa soeur Linda, va nous arriver en pleine face, avec une violence inouïe, mais aussi soudaine, nous réveillant brutalement, puis l'hypnose reprend, et crac, le réalisateur nous réveille encore une fois brutalement.
Gaspar Noé va ainsi construire son métrage : en boucle, et le choix du morceau techno du début prend tout son sens (les boucles électroniques). Comme la grande boucle de la Vie, tout s'enchaine en tournant autour d'un cercle, jusqu'à un éventuel changement, signe de nouveau départ. Les scènes s'enchainent et l'âme (nous) suit les activités des proches de son autre vie. Tout est vu du dessus, et l'intégration des effets spéciaux, signée BUF est sidérante. Nous volons dans le cile de Tokyo, nous entrons dans ses endroits les plus étranges, les plus surprenants, et les couleurs fluo, flattent nos rétines, dans une orgie de couleurs tournoyantes.
L'éventuel changement, ce nouveau départ, est symbolisé par un choix : Se réincarner, ou choisir d'élever son âme au plus haut niveau?

http://image.planete-hd.com/caps/__grande/enterthevoid/enterthevoid035.jpg

Troisième : l'heure du choix
Cette troisième et dernière partie nous entraîne vers le choix que doit faire l'âme d'Oscar. Sauf qu'il lui est impossible de quitter ce monde à cause de la tristesse de sa soeur, et c'est ainsi qu'une nouvelle vie s'offrira à lui. Et afin de nous signifier que l'heure du choix approche, le réalisateur va raccourcir se séquences, déformer, au sens propre, un peu plus notre vision, et le film avance sereinement vers une véritable orgie de couleur en guise de presque vraie fin (ceux qui l'ont auront compris), dans un love hôtel, à la tension sexuelle constante. Cela nous signifie plusieurs choses, le bonheur, le plaisir, l'amour, le tout sur des images dites pornographiques - qui finalement ne montre que des humains ayant du plaisir.
Si certains hurleront au scandale d'avoir ces plans, ce seront les même qui éteignent la lumière lorsqu'ils font l'amour, mais qui ne sont pas choqués par les documentaires traitant de la reproduction de l'éléphant!
Ces plans ne sont pas pornographiques, ils sont considérés comme tels. Le réalisateur ne nous montre pas des couples complètement improbables, mais des couples se donnant du plaisir. Le tout étant finalement une ode au plaisir et à la vie, et devient ainsi un orgasme cinématographique.
Le film s'achève, et nous sommes lessivés, épuisés, à bout de souffle, muets, marqués par cet OFMI (Objet Filmique Non Identifié) si intense, aux accents de mélodrame techno-psychédélique.

http://image.planete-hd.com/caps/__grande/enterthevoid/enterthevoid036.jpg

Tout le film ne tiendrait pas sans BUF, aux effets spéciaux renversants, sur la quasi-totalité du film, sans Benoît Debie à la photographie ni sans Thomas 'Daft Punk Bangalter au son (attention l'ambiance audiovisuelle, va vous en mettre plein la gueule!).
Et bien évidemment, le film ne serait rien sans le naturel impressionnant de ses acteurs, tels que Nathaniel Brown dans le rôle d'Oscar, Paz De La Huerta, dans le rôle de Linda (excellente dans Choke, ou encore Masato Tanno, dans le rôle de Mario (que l'on peut voir dans Ichi the Killer).


Enter the Void s'impose à mes yeux comme une oeuvre essentielle et immanquable. Au delà de sa conception frisant la perfection (pourquoi frisant?), l'interrogation sur la vie, ou plutôt de la mort est en plus d'être la principale interrogation de l'homme sublimement amenée. Drame poignant bouleversant les sens et les sens, ce long métrage ne sera pas accessible à tous, et beaucoup seront désappointés par ces 2h41 de génie, et de sensation.
A l'heure où la 3D envahit les multiplexes (où sont passés nos cinémas de quartier?), Gaspar Noé prouve qu'il n'est nul besoin de se poser des lunettes soit disant high tech pour nous immerger dans son film, nous demandant d'avoir les yeux ouverts en grand, en très grand !!

http://image.planete-hd.com/caps/__grande/enterthevoid/enterthevoid066.jpg


http://image.planete-hd.com/caps/__grande/enterthevoid/enterthevoid091.jpg


http://image.planete-hd.com/caps/__grande/enterthevoid/enterthevoid028.jpg
D'un point de vue photographique, ce film est en soi une expérience. En effet, une fois éthérés nous ne faisons plus le point, et avons des flous (voulus). Un grain cinéma est présent durant tout le métrage, et les séquences en basse lumière sont détaillées (même si granuleuses), lorsqu'elles sont nettes, puisque le point est par moment aux abonnés absents.

Difficiles dès lors de savoir si l'image est sublime ou juste potable, mais le Blu-Ray respecte la photographie originale, et fût "approuvée" par le réal lui-même.

En tout cas, dès l'intro, on sent bel et bien que l'édition Blu-Ray sera supérieure en tout point à son homologue DVD. En effet, le piqué de ce générique fluo, envoie de sacrées couleurs, et vous saurez également si l'étalonnage des couleurs de votre écran est bien réglé ou pas.

http://image.planete-hd.com/caps/__grande/enterthevoid/enterthevoid040.jpg

http://image.planete-hd.com/caps/__grande/enterthevoid/enterthevoid034.jpg
L'ambiance sonore est assez particulière, car dès le passage sous forme d'âme, le son devient comme sourd, comme provenant d'une pièce attenante. Du coup, le dialogues même s'ils sont parfaitement localisés seront parfois difficiles à comprendre, mais c'est voulu. Alors ce n'est pas le grand confort par moment, d'autant que certaines séquences du début, avec Oscar défoncé, ne donnent pas l'opportunité d'entendre au mieux ce qui se raconte, mais c'est pour nous mettre dans le même état que le personnage dont nous avons le PoV (point of view).

Lors des survols, les pistes DTS-HD Master Audio 5.1 prennent leur envol avec Oscar, et émettent bruits d'ambiance, cris de plaisir, de douleur dans toutes vos enceintes, et localisent les sons en fonction de la manière dont virevolte la caméra.

Enfin, le réalisateur a déclaré dans un texte (qui est l'intro du livre de l'édition collector), qu'il faut, pour plonger dans le film comme il le faut, regarder le film en VO non sous titrée, ou en VF. D'ailleurs la VF fut chapeautée et visée par le réalisateur Gaspar Noé, afin de ne pas nous refiler un doublage tout miteux.
La VO est un poil supérieure, notamment pour les accents des japonais s'exprimant dans le film, et même si le sous titrage est obligatoire, il peut être désactivé, en appuyant la touche sous titres de votre télécommande. Le niveau requis n'est exceptionnellement élevé, puisque le film n'est pas très "causant".

Toujours est-il que le générique sur fond de Freak du groupe LFO va directement mettre le caisson dans un forme olympique, et toutes vos enceintes chanteront !!

http://image.planete-hd.com/caps/__grande/enterthevoid/enterthevoid049.jpg

http://image.planete-hd.com/caps/__grande/enterthevoid/enterthevoid008.jpg
Pas énormément de bonus, mais en réalité, ils sont inutiles, car il faut laisser l'expérience telle qu'elle est. Oui, oui, je dis ça alors que je suis bonusovore, mais là, le peu qu'il y avait m'est allé amplement.
  • Making of des Effets spéciaux : Making of très intéressant, expliquant visuellement (car muet) les plans de survols de Tokyo et autres plans à effets composant la majeure partie du long métrage. (10'32")
  • Bandes Annonces du film : les bandes annonces française et internationale (plus courte), des teasers, bref du matériel promotionnel plutôt bien géré, notamment les teasers composant une longue vidéo à eux seuls.
    • France : 1'46"
    • Internationale : 1'28"
    • Trailers non utilisés : 4'58"
    • Teasers : 6'34"
  • Scènes Coupées : 8 scènes coupées et/ou étendues, qui expliquent certaines choses. Pas désagréables, mais le métrage se suffit à lui-même.
  • Les Affiches et projets d'Afiches : Sous forme de courte vidéo, voilà typiquement le bonus qu'il devrait y avoir plus souvent, notamment pour les films plus anciens, avec cette mode de recréer de nouvelles affiches hideuses pour la sortie en Blu-Ray. Par ailleurs, il y en a de magnifiques, qui tapissent désormais mon bureau. 1'49"
  • dmt : La séquences des hallucinations sous dmt dans son intégralité, et en plein écran : hypnotique, donc indispensable !! 7'00".
  • vortex : La compilation des séquences de passage dans le vortex. Voilà ce que j'appelle un trip !!
  • Energie! : Il s'agit d'un court-métrage réalisé par Thorsten Fleish, et si j'ai été particulièrement surpris par ce court métrage, je ensuite compris qu'il était complètement dans l'esprit du film. En effet, le court porte bien son nom, et est une expérience. On y voit pendant près de 5 minutes de l'énergie, en noir et blanc. C'est beau, c'est inutile, c'est hypnotisant, c'est indispensable! 4'58".

    http://image.planete-hd.com/caps/__grande/enterthevoid/enterthevoid119.jpg
    http://image.planete-hd.com/caps/__grande/enterthevoid/enterthevoid120.jpg
    http://image.planete-hd.com/caps/__grande/enterthevoid/enterthevoid121.jpg
    http://image.planete-hd.com/caps/__grande/enterthevoid/enterthevoid122.jpg
    http://image.planete-hd.com/caps/__grande/enterthevoid/enterthevoid123.jpg
  • Copyright : j'aime bien chez Wild Side, parce qu'ils mettent le nom des personnes qui s'occupent de notre format préféré, merci à cette équipe d'avoir sorti ce film en bleu en tout cas.
  • DTS Sound Checkl : Pour régler votre installation 5.1. Détenteur, tout comme moi d'un 7.1, passe ton chemin.
  • Bandes Annonces :
    • The Tournament
    • Le Bruit des Glaçons
    • Piranha 3d
    • Slice
    • Le Silence des Ombres
    • The Reef
    • Shank

http://image.planete-hd.com/caps/__grande/enterthevoid/enterthevoid083.jpg
  • Acheter le blu-ray Enter The Void sur :
  • Amazon.fr
Partager

Commentaires

30/11/2010 16:28
Merci pour ce test, on sent bien qu'il t'a marqué ce film.
C'est le cas pour tous les films de Gaspard Noé d'ailleurs, ils laissent une trace indélébile.

30/11/2010 16:28 - Edite le 30/11/2010 17:18
Vu que j'adore tout ce que fait Gaspar Noë, j'ai plus qu'hâte de pouvoir enfin voir Enter The Void. J'espère qu'il me mettra une aussi grosse claque que pour ses précédents films.
Putain mais j'ai jamais vu un film aussi puissant que Seul Contre Tous en France...

30/11/2010 16:33
Et ben très sincèrement :

@EricP & Remy : Ca m'a marqué, ça m'a subjugué, et même les anciens films de Noé ne m'ont pas fait autant d'effets! Mais attention, je suis sur qu'il a du laisser 50% des spectateurs sur le carreau...

30/11/2010 16:55
Très, très, très hâte de voir enfin ce film et ton test m'a bien teasé. J'suis bien chaud pour une claque là :))
Merci Jerem :)

30/11/2010 17:19
Ben ce film fait fait vraiment appel à la sensibilité de chacun, et autant je fût troublé par ce long métrage, autant un pote qui l'avait vu avec moi, s'est ennuyé comme rarement au cinéma, et tout ce qu'il a trouvé à dire après fut : "et tout ça pour quoi?".

On vient de retrouver son cadavre à Rouen, la Seine a dû le porter jusque là-bas...

30/11/2010 17:45
Ah ben si tu me dis qu'Enter the Void t'as bien plus calmé que ses précédents films, ça doit être vraiment quelque chose.
Par contre si y'a quelqu'un de chaud pour me sortir Seul Contre Tous & Irreversible en BR, qu'il se manifeste  

30/11/2010 17:50
J'avoie que je ne sait pas quoi pensé de ce film, peut être parce que je n'ai jamais vu un film de Gaspard Noe, faudrait surement remédié à ça !

30/11/2010 18:20
Moi, dès qu'il y a Benoit Debie derrière la caméra, de toute façon je fonce. 

30/11/2010 18:46
Benoit Debie, voilà un homme qui assure  

30/11/2010 20:16
Excellent test... j'avais hâte de voir ce film... je vais le commander de suite...
Justement, une petite question:
Je pense que oui, mais le BD du coffret avec le livre et le même que le BD vendu seul ?? Car sur DVDfr le contenu diffère et mentionne les bonus sur un DVD séparé et non sur le BD..... J'aime bien l'univers de NOE et je pensais que le livre serait pas mal... Des avis svp...?? Manque juste la BO..... Irréversible l'avais... dommage...

01/12/2010 00:18
Alors dans le coffret Ultimate, tu as le même le même BD que vendu à l'unité, le DVD du film (euuuh, pour les gosses en bagnoles?  ), et un DVD avec des suppléments dont j'ignore la liste. Mais j'éditerais le test, une fois mon coffret reçu ;).

Le livre est juste superbe, et le texte au début signé Gaspar Noé est excellent.

01/12/2010 02:27
MERCI !!! Je vais le commander demain sans faute...

01/12/2010 09:55
Je n'ai jamais vu un film de Gaspar Noé, essentiellement parce que les sujets qu'il traite ne m'attirent pas du tout. Mais celui là m'attire pour son coté technique (je suis dingue des plans séquences).
Par contre c'est son univers qui me dérange (drogue, viol, mort...)
Je l'ai souvent rattaché à Jan Kounen à ses débuts (dobermann, une bombe à l'époque, Blueberry que j'adore) mais le coté fun/comics en moins.
Noé me parait un poil moins fun, et beaucoup plus grave et plus serieux dans son approche du trash (ceci dit, Kounen a changé totalement d'univers depuis, alors que Noé non, semble t-il).

J'ai pas lu tout ton test pour ne pas me spoiler (me suis arreté à la premiere partie), mais c'est sûr que je vais me procurer ce DVD ou BR.
Dans les différentes interviews, entre autre le magazine Impact, il dit que son prochain long va peut etre etre un vrai porno, hommage à tous les pornos qu'il a vu et qui lui ont donné du plaisir. Je suis curieux de voir ça !...^^

02/01/2011 16:42
Vu hier soir et j'avoue mettre pris une sacrée baffe ! Je l'ai regarder seul à 1h00 du mat' pour être tranquille et le voyage a opéré ! L'approche de la mort est si saisissante et crédible que l'on se fait littéralement bouffer par le film tombant comme Oscar dans le vide. Le fait d'être que simple spectateur comme Oscar accentue notre adhésion à ce trip, bref une sacrée réussite !

03/01/2011 09:05
Impressionnant cette immersion n'est-ce pas?

03/01/2011 19:44
Impressionnant mais surtout troublant ! Le film m'a vidé, notamment par cette approche de la mort si "crédible"