Doctor Who : The Next Doctor - Le test blu-ray

Publié le 2012-02-02 08:57:52 par Jeremy
Pochette du film Doctor Who : The Next Doctor
  • Note HD Avis 6.5/10
  • Note Vidéo 4.5/10
  • Note Audio 7/10
  • Note Bonus 8.5/10
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Note 1 : Ce Blu-Ray étant un import anglais, il ne dispose d'aucune piste française (tant mieux, ça vous obligera à regarder Doctor Who dans la seule langue qui vaille la peine : l'anglais), ni sous titres français, mais uniquement avec des sous titres anglais SDH (ça vous permettra de réviser un peu)

Note 2  : Les paragraphes 1 à 10 seront identiques sur les différents tests des Blu-Ray de Doctor Who.


Bien! Après ces élucubrations, je tenais à vous signaler que le test qui suit est d'une totale subjectivité assumée. Doctor Who c'est bon, mangez-en !! Je peux comprendre que l'on n'apprécie pas cette immense série (après tout le bon goût ne s'achète pas), mais je vous serais reconnaissant de ne plus jamais me parler...
Naaan, mais revenez ! C'était une blague, vous pouvez toujorus me parler, mais je ne vous répondrais pas, voilà tout...

1. I'm a Timelord

Pour les personnes qui ne connaitraient pas Doctor Who, je vais tenter de vous expliquer ce qui pour moi est la meilleure série télé de toute l'histoire de la télévision, mais chacun des paragraphes offrira son lot d'informations quand même. Doctor Who suit les aventures du Docteur, un Seigneur du Temps (donc un extra-terrestre) originaire de la planète Gallifrey. Se déplaçant à bord d'un Tardis (j'y reviens), il se déplace dans le temps et l'espace, afin de sauver des personnes et parfois changer le cours du temps, ou plutôt de l'histoire.
Le Docteur n'a pas de nom. il est le Docteur est c'est tout. En ce qui concerne le titre de la série, bien souvent, lorsque quelqu'un rencontre le Docteur, il demande : Doctor Who? (Docteur Qui?), et le Docteur de rétorquer : Oui celui-là même!
Très attaché à la Terre, et à ses habitants, le docteur vient souvent en aide à notre espèce, car attardés comme nous sommes, l'humanité est bien souvent sans défense contre les diverses attaques extra-terrestres visant notre planète bleue. Il est pour cela très souvent accompagné d'un compagnon, d'un partenaire humain, qu'il rencontre au fur et à mesure de ses pérégrinations au travers du temps et de l'espace.
Son TARDIS est acronyme de Time And Relative Dimension(s) In Space, ou en français : Temps à Relativité Dimensionnelle Inter Spatiale. Ce vaisseau a l'apparence d'une cabine téléphonique des années cinquante, bleue, en bois. Ainsi, une cabine téléphonique c'est petit me direz-vous ? C'est pas faux, sauf que sous l'apparence d'une cabine téléphonique en bois, une fois les portes passées, nous arrivons dans un vaisseau assez énorme, car même si l'on ne quitte que rarement la pièce "principale", où se trouvent les commandes de pilotage, il y a bien d'autres pièces, comme une gigantesque garde-robe pour le docteur (début de la saison 2), une bibliothèque et même une piscine (voir 1er épisode de la cinquième saison). Aventures, comédie, science, science-fiction et drame, tous les genres y passent.



2. I come from Gallifrey

Le 23 Novembre 1963, à 17h15 (heure anglaise), le premier épisode de Doctor Who est diffusé sur la BBC. Les principaux créateurs de la série furent Sydney Newman (Directeur de la Fiction à la BBC) et les scénaristes Anthony Coburn et David Whitaker ainsi que la première productrice du programme, Verity Lambert. (Dans un épisode de 2007, le Docteur se fait passer pour un humain dont les parents se nomment Sydney et Verity). Oui, vous avez bien lu ! Le premier épisode date de 1963 !! Ce qui fait que la série a près de 50 ans, et est la série la plus longue de toute l'histoire de la télévision (et en même temps la meilleure).

Prévu pour plaire aux adultes comme aux enfants, le ton général est très scientifique, mais expliqué dans un langage compréhensible. Le Docteur a un profond amour pour l'humanité, et se retrouve dans des situations aussi dramatiques que comiques, et la série devint très rapidement le rendez-vous télévisé de tous les anglais, à tel point que cette série est devenu une icône de la culture anglaise populaire.
La première série eut 26 saisons, diffusées sur BBC One du 23 novembre 1963 au 6 décembre 1989. Durant l’ancienne série, que l'on nomme communément Series One, chaque épisode hebdomadaire formait une partie d’une histoire (ou feuilleton, le terme utilisé alors outre-manche était serial). Ces histoires étaient donc composées de 4 à 6 épisodes dans les premières années, et de 3 à 4 plus tard. Il y eut cependant des exceptions, dont The Daleks' Master Plan, (une tuerie télévisée !) qui était composé de 12 épisodes, plus un épisode qui posait l’intrigue, et dans lequel ni le Docteur ni ses compagnons n'apparaissaient (fait assez surprenant pour être signalé). Dans les autres grands feuilletons de la série, on trouve The War Games qui fut composé de 10 épisodes, et The Trial of a Time Lord qui a occupé 14 épisodes durant la saison 23.

Doctor Who devait être une série éducative, et devait s’adresser à toute la famille. La série fut donc diffusée les dimanches matins. Au début, elle alternait des histoires prenant place dans le passé, qui devait apprendre aux jeunes téléspectateurs l’Histoire (anglaise, certes, mais aussi Histoire de l'humanité), et des histoires prenant place dans le futur ou dans l’espace, afin de leur apprendre la science. Cette visée éducative est d’ailleurs marquée par les premiers compagnons du Docteur, puisque l’un d’entre eux était un professeur d’Histoire et un autre un professeur de science.



Cependant, la science-fiction finit par devenir de plus en plus fréquente, et les épisodes historiques furent arrêtés après The Highlanders (1967). La série continua à utiliser des éléments historiques, mais ils étaient généralement utilisés comme toile de fond pour une histoire de science-fiction. Il n’y eut qu’une exception : Black Orchid, qui se passe entièrement dans les années 1920, en Grande-Bretagne.

Les épisodes de la première série Doctor Who ont été écrits par un grand nombre de scénaristes différents parmi lesquels : Terry Nation (l'immense créateur des méchants les plus emblématiques de la série : les Daleks - j'y reviens plus loin), Henry Lincoln (auteur de livres sur les mystères des Égyptiens, ou même du Graal), Douglas Adams (inoubliable auteur -pour moi en tout cas- de l'exceptionnelle trilogie en 5 volumes -si, si!!- : Le Guide du Voyageur Galactique), Robert Holmes (Amiral de la Royal Navy reconverti en scénariste après la Guerre), Terrance Dicks (responsable de la novélisation des épisodes de Doctor Who, jusqu'à ceux de la Quatrième Saison de la Series Two - 2005), Dennis Spooner, Eric Saward, Malcolm Hulke (co-auteur avec Terrance Dicks de Making Doctor Who), Christopher H. Bidmead (journaliste et scénariste qui novéllisa trois de ses scripts : Logopolis, Castrovalva et Frontios), Stephen Gallagher, Brian Hayles, Chris Boucher (instigateur des Charity Publications, qui sont des novélisations de scripts de Doctor Who, dont les bénéfices sont reversés à des oeuvres de charité), Marc Platt et Ben Aaronovitch.

Le format des épisodes a changé pour la nouvelle série. Chaque saison comporte désormais 13 épisodes de 45 minutes (jusqu'à la saison 4 de celle-ci). Certains épisodes ont leur propre histoire, tandis que d’autres sont liés à plusieurs autres épisodes. Tous les épisodes sont liés par une même histoire, un arc narratif, en arrière plan durant la plupart des épisodes et qui n’est résolue qu’à la fin de la saison, lors du final. Comme lors de l’ancienne série, chaque épisode a son propre titre, même s’il fait partie d’un ensemble.



752 épisodes ont été diffusés depuis 1963, allant des épisodes de 25 minutes (le format le plus répandu) à ceux de 45 minutes (pour Resurrection of the Daleks en 1984 - un classique -, un épisode en 1985, et la nouvelle série), ainsi que les deux longs-métrages (The Five Doctors de 1983 et le téléfilm Le Seigneur du Temps de 1996). Il ne faut pas non plus oublier les épisodes spéciaux de Noël, dont la durée se situe entre 60 minutes (pour les épisodes de 2005, 2006, 2008 et 2009) et 72 minutes (pour celui de 2007, Une Croisière autour de la Terre).
La BBC a produit 26 saisons (!!), mais un désintérêt en partie dû à un changement de créneau de diffusion conduisit l'arrêt de la série en 1989, par Jonathan Powell, directeur de la BBC One. Cependant, la BBC affirma à l'époque que le docteur reviendrait.
Durant les années qui suivirent l'arrêt de la série, la BBC espérait trouver une autre société de production afin de relancer Doctor Who. Philip Segal, anglais expatrié aux Etats-Unis, qui travaillait pour Columbia Pictures, fit plusieurs propositions à la BBC. Ces négociations aboutirent, finalement, à un téléfilm. Ce téléfilm, simplement titré Doctor Who, et en France, Le Seigneur du Temps, est un succès immédiat en Angleterre, preuve qu'il était temps que le Docteur revienne. D'ailleurs le monteur de ce téléfilm n'est autre que le tâcheron de Patrick Luissier, réalisateur du remake en pseudo 3D : My Bloody Valentine 3D, et également du foutraque Hell Driver 3D avec Nicholas 'je-greffe-mes-poils-de-cul-sur-mon-crâne' Cage, et l'ennemi du Docteur est incarné par Eric Roberts!
En 2003, la BBC, après ses recherches infructueuses pour trouver un producteur annonce le retour du Docteur, avec pour Producteur/scénariste Russel T. Davies, issu de la BBC Wales. Plutôt que de recommencer la série à zéro, il est établi dès le départ qu'elle serait la suite directe des saisons de 1963 à 1989 et du téléfilm.



3. I'm the Doctor
Le Docteur, issu de sa planète Gallifrey, est un Seigneur du Temps, comme vous avez pu le lire plus haut. Mais une chose importante est à noter à son sujet. En effet, son espèce d'origine, lui permet de se régénérer, dès lors qu'il lui manque un membre, qu'il a absorbé bien trop de dommages (bien souvent pour sauver des humains), ou qu'il est mortellement blessé.
Ainsi, ce sont pas moins de 11 Docteurs qui se sont succédés au fur et à mesure de l'avancée de la série télévisée, jusqu'à aujourd'hui.
Initialement très mystérieux, le Docteur s'est laissé décourvrir au fur et à mesure des saisons. On apprend qu'il est un extraterrestre voyageant dans l'espace et le temps dans son TARDIS, accompagné de sa petite fille, Susan Foreman. Nous apprendrons par la suite qu'il vient de la planète Gallifrey, puis nous verrons cette planète Gallifrey. Malgré toutes ces incarnations différentes, le Docteur s’est toujours distingué par une grande curiosité intellectuelle, qui le motive dans ses voyages. Il privilégie son intelligence plutôt que la violence pour résoudre ses problèmes, et n'a que très très rarement recours au combat, mais plutôt à la débrouille, à l'esquive du combat. Non pas par lâcheté, bien au contraire, mais uniquement parce que le docteur est convaincu que chaque être vivant possède du bon en lui.

Dans toute l’histoire du programme, certaines révélations sur le Docteur ont été très controversées. Par exemple, dans The Brain of Morbius (1976), il est suggéré que le Premier Docteur n’était peut-être pas la première incarnation du Docteur, mais la suite d'une déjà longue série de réincarnation (nous sommes dans les années soixante). Plus tard, lors des aventures du Septième Docteur, il fut dit, par des allusions, que le Docteur était peut-être plus qu’un simple Seigneur du Temps (nous sommes dans les années quatre-vingt). Ensuite, dans le téléfilm de 1996, il est dit que le Docteur est à moitié-humain, du côté de sa mère. Cette dernière révélation fut fortement contestée, et certains fans allèrent jusqu’à dire que le Docteur était encore sous le choc de sa régénération lors de cette réplique. Cependant, il devient véritablement un humain dans l’épisode La Famille de sang (2007) où le docteur se retrouve professeur dans un lycée privé en 1913, qui rêve sans arrêt d'une boite bleue. Le tout premier épisode de la série, An Unearthly Child, révéla que le Docteur a une petite-fille, Susan Foreman, qui restera sur Terre après tombée amoureuse d'un humain, et jamais plus, nous ne la reverrons après la seconde saison, moment de sa décision. En 2006, dans l’épisode Londres 2012, le Docteur avoue qu’il a été père, dans le passé. En 2008, dans l’épisode The Doctor's Daughter, on découvre sa fille Jenny (Georgia Moffett, la fille de Peter Davison), qui est en réalité une création génétique à partir de cellules du Docteur. Malgré cela, l'épisode est très émouvant, du fait de la relation père-fille et de son issue. La nouvelle série a affirmé en 2005 que le Docteur est le dernier des Seigneur du Temps, ce qui s'est révélé être faux par la suite (voir le paragraphe sur les ennemis du Docteur).



On apprend aussi que sa planète a été détruite. Dans l'épisode Forest Of The Dead (la seconde de la Bibliothèque des Ombres dans la Saison 4, Series Two)on apprend que le Docteur a révélé son véritable nom à River Song (je ne vous donne pas son véritable nom sous peine de spoiler méchamment la cinquième saison Series Two, mais sachez qu'on la revoit... - voir les relations du Docteur plus loin), qu'il n'a pas encore rencontrée à cause de ses voyages dans le temps, mais qu'il rencontrera par la suite. Le Docteur précise aussi dans cet épisode qu'il ne peut donner son véritable nom que dans une seule occasion. Le véritable nom du Docteur est encore inconnu, mais il est peu probable qu'il soit jamais dévoilé. En tant que Time Lord, il est capable de se régénérer et de changer de personnalité à travers ses différentes incarnations, ce qui permet astucieusement de changer d'acteur d'une saison à l'autre sans jamais perdre en crédibilité. voici les onze docteurs : 


- Premier Docteur, interprété par William Hartnell (1963 – 1966) que vous pouvez voir dans Le Prix d'un Homme de Lindsay Anderson, ou aux côtés de Peter Sellers dans La Souris qui Rugissait de Jack Arnold. William Hartnell est décédé en 1975.
- Second Docteur, interprété par Patrick Troughton (1966 – 1969), qui jouera le prêtre dans La Malédiction de Richard Donner ou dans Sinbad et l'Oeil du Tigre en 1977. Troughton décéda le 28 Mars 1987.
- Troisième Docteur, interprété par Jon Pertwee (1970 – 1974), qui donna sa voix au bouffon du jeu vidéo Discworld sur Playstation 1, et qui est Paul Henderson dans le quatrième segment de La Maison qui Tue (1974). Il mourut le 20 Mai 1996.
- Quatrième Docteur, interprété par Tom Baker (1974 – 1981) que l'on peut voir dans Le Voyage Fantastique de Sinbad (1977) de Gordon Hessler.
- Cinquième Docteur, interprété par Peter Davison (1981 – 1984) qui revient dans la quatrième saison dans un épisode de 8 minutes, titré Time Crash, où David Tennant (10ème Docteur) et  ce cinquième docteur sont ensemble dans le Tardis. Mais on peut également voir Peter Davison dans Black Beauty (1994), de Caroline Thompson
- Sixième Docteur, interprété par Colin Baker (1984 – 1986). Il joue un petit rôle dans D'Artagnan et les trois mousquetaires (avec Vincent elbaz), en 2005.
- Septième Docteur, interprété par Sylvester McCoy (1987 – 1989 et brève apparition en 1996), qui jouait dans le Dracula de John Badham en 1979.
- Huitième Docteur, interprété par Paul McGann (1996). Il ne joue que dans le téléfilm Le Seigneur du Temps, mais on a pu le voir également dans le rôle de Golic dans Alien 3 de David Fincher.
- Neuvième Docteur, interprété par Christopher Eccleston (2005). Premier Docteur de ces Series Two, Christopher Eccleston est le troisième colocataire (avec Ewan McGregor et Kerry Fox), dans Petits Meurtres entre Amis de Danny Boyle (1994), mais aussi le Major fou, Henry West dans 28 Jours Plus Tard toujours du même réalisateur (2002).
- Dixième Docteur, interprété par David Tennant (2005 – 2010). Certainement le Docteur préféré des fans de la série, car en plus d'apporter sa folie à la série, son mélange d'intelligence, d'humour et de décontraction (costume-cravate-converse, et imper donné par Janis Joplin au docteur!). David Tennant est celui qui a réellement relancé Doctor Who dans le monde entier. On peut également le voir dans les divers spin-offs dont je vous parle plus loin, mais également au cinéma dans le rôle de Barty Croupton Jr. Dans Harry Potter et la Coupe de Feu (2005), ou plus récemment dans le remake de Vampire vous avez dit Vampire. Sans conteste le plus dingue des Docteurs, quoique son remplaçant n'est pas mal non plus...
- Onzième Docteur, interprété par Matt Smith (2010  et plus si affinités). Le jeune Matt Smith n'a pas une grande carrière jusqu'à être casté par Russell T. Davies, mais sachez qu'il avait déjà joué avec Billie Piper, première partenaire d'aventures de cette seconde vie du Docteur, dès le premier épisode de la première saison de cette seconde Series. Bref, ils avaient joué ensemble dans un épisode de la série Journal d'une Call Girl.

D'autres acteurs ont interprété le Docteur, et ce pour l'occasion d'un film ou deux, d'une parodie, ou d'une reprise de quelques minutes, mais je peux citer Peter Cushing pour les deux films Dr. Who & les Daleks en 1965, et les Daleks envahissent la Terre en 1966. Citons également Rowan Atkinson (si, si, Mr. Bean), dans une parodie hilarante, titrée Doctor Who and the Curse of Fatal Death. Cette parodie est une "série spéciale de 4 épisodes" ayant pour buit de récolter des fonds pour la Red Nose Association (association Nez Rouge), et fût la première incursion d'écriture de Russell T. Davies pour Doctor Who. Durant ces 4 épisodes, Les interprètes du Docteur sont Rowan Atkinson, puis Jim Broadbent (le papa de Bridget Jones dans le film éponyme, ou encore le professeur Slughorn dans les trois derniers films de la saga Harry Potter. Mais il y a aussi eu Hugh Grant qui donna vie au Docteur. Enfin citons David Warner qui donna sa voix au docteur lors d'épisodes radiophoniques. Il y en a d'autres, mais je préfère m'arrêter là.



4. Rose, Martha, Donna, Amy et les autres...
Concentrons-nous sur les nouvelles saisons, à savoir celles allant du Docteur incarné par Christopher Eccleston à Matt Smith. Le Docteur  voyage à travers le temps et l'espace avec ce qu'il appelle ses comagnons. Dès le premier épisode, on rencontrera Rose, Billie Piper, qui est plus connu comme chanteuse pop outre-manche que comme actrice. Rose sera également de la partie dans la seconde saison, soit celle qui voit l'apparition de David Tennant. Leur séparation est un véritable crève coeur, et nombreux sont ceux qui ont pleuré lors cet adieu. Elle refera une apparition lors des épisodes finaux de la quatrième saison, là encore dans des circonstances dramatiques, où il sera aisé de se laisser aller et verser sa petite larme. Le compagnon suivant est Martha Jones, le temps d'une saison, son personnage acquerra une importance capitale, notamment pour le background de la série, et réapparaitra dans les épisodes finaux de la quatrième saison. La quatrième justement, voit apparaitre un nouveau compagnon : Donna Noble, rousse énergique, qui aura d'exceptionnels moments avec le Docteur, et qui sera "amnésié" à la fin de la quatrième saison. Les cinquièmes et sixième saisons ont le même compagnon : Amy Pond. Lors de sa transformation, passant de David Tennant à Matt Smith, le docteur endommage involontairement le Tardis, qui va s'écraser dans le jardin d'une petite fille. Il repart quelques minutes et en comprend en revenant voir la petite fille, qu'il s'est passé vingt ans (je viens de vous le dire : le Tardis est endommagé!). Amy Pond doit se marier le lendemain de son départ avec le Docteur, mais l'avantage de voyager avec un Seigneur du Temps, c'est qu'elle peut revenir le matin même de son mariage.
Toujours est-il que les partenaires du Docteur se retrouvent rapidement déconnectés de leur vie, devant abandonner famille et amis, et comme le dit David Tennant à Billie Piper dans le 3ème épisode de la seconde saison : " Je suis éternel. Je me régénère mais les humains dégénèrent. Vous vieillissez et mourrez. Imaginez ce qu'on ressent pendant que celle que vous... Vous pouvez passer le reste de votre vie avec moi mais je ne peux pas passer le reste de ma vie avec vous. Je dois continuer. Et tout seul. C'est le lot des Seigneurs du Temps."
Ainsi, les séparations sont douloureuses et bien souvent, ce sont les pauvres humains qui en souffrent le plus, et le Docteur se retrouve au final, tout seul, une fois de plus. Les partenaires "nouvelle génération" sont dans l'ordre, Rose Tyler (Bilie Piper), qui aura connu les neuvième et dixième docteurs, et qui sera "l'amour" du Docteur. Martha Jones (Freema Agyeman, abonnée aux séries télé anglaises, et que l'on revoit dans certains épisodes de Torchwood), Donna Noble (Catherine Tate, qui jouait dans les Voyages de Gulliver avec Jack Black), et Amy Pond (Karen Gillan, aussi abonnée aux séries télé anglaises).

5. Les Personnages Récurrents et le tournevis sonique
Il y a des personnages qui reviennent au fil des épisodes, les plus importants (hormis les ennemis), sont Sarah Janes, qui est une ancienne compagnon du Docteur, qui a une petite cinquantaine (dans la série), mais qui a eu un cadeau du Docteur : K-9, sorte de chien robot, juste kitchissime, mais génial. Sarah Janes reste désormais sur Terre, mais surveille les invasions, et peut communiquer avec l'unité Torchwood dirigée par Jack Harkness, et la "Unit" (dirigée par Martha Jones). Sarah Jane a tellement plu qu'elle a eu droit à sa propre série baptisée The Sarah Jane Adventures, dont la quatrième saison est le seule à avoir droit à une sortie en Blu-Ray UK. Malheureusement, il n'y aura plus de nouvelles saisons, puisque Elizabeth Sladen est décédée en Avril 2011, à l'âge de 65 ans... Nous en reparlerons...
Je vous parlais de Jack Harkness, et lui aussi à eu droit à sa propre série : Torchwood, chacune des saisons étant sortie en Blu-Ray (au Royaume-Uni). Je ne m'attarderais pas sur ces deux séries, pour vous en reparler lors de leurs tests respectifs.
Un dernier personnage récurrent, ou plutôt une race : Les Oods. Bonhomme à tronche tentaculaire, s'exprimant au travers d'une boule luminescente, ce sont des esclaves, et pire : leur raison de vivre est de naitre esclave, comme si ce sort ne les dérangeaient pas!
Je passe à la seule arme du docteur qui n'en est pas une : un tournevis sonique. A mi-chemin entre le passe PTT, l'outil de bricoleur, le décodeur universel, bref, avec cet outil, le Docteur peut ouvrir des portes, récupérer des liquidités auprès d'un distributeur automatique de billet de quelque époque que ce soit, voire déboguer un ordinateur (le fantasme de tous les informaticiens !). Ainsi, en ne possédant que cet outil, le docteur n'est jamais armé.

6. You're not a soldier ! You're a Dalek !!
Au niveau des ennemis, nous avons droit à un ribambelle d'extra-terrestres tous les plus physiquement farfelus que les autres.
Commençons par les Judoons, sorte de rhinocéros bipèdes, faisant office de Police de l'espace.
Puis nous avons les Cybermen. Ce sont des cyborgs, des humains qui ont été modifiés, dont les organes ont été remplacés par des organes mécaniques. Leur seul et unique but : capturer d'autres humains pour les transformer en Cybermen.
Enfin, les pires ennemis du Doctor : Les Daleks. Ce sont les plus anciens et les plus violents des ennemis du Doctor! De grosses machines à laver sixties, à l'aspect assez ridicule, sont de véritables machines à tuer !! En effet, leur unique but, que dis-je leur unique raison de vivre est d'annihiler les autres espèces vivantes. S'exprimant dans une voix vocodée désormais légendaire, le mot qui devient un leitmotiv est "Exterminate !!!" ou encore : "Halt! Beware of the Supreme Being of the Dalek, and be exterminated!" Bref, on en reviens à se faire dézinguer dans tous les cas!
Beaucoup d'ennemis donc, et une propension à s'attirer les ennuis de la part du Doctor.



7. Lost in Space and Time
Dans les années soixante et soixante-dix, la BBC, dans un horrible soucis d'économie, réutilisait les bandes déjà enregistrées pour réenregistrer dessus. C'est ainsi qu'une groupe de fous hilarants, nommé les Monty Python ont du mettre toutes leurs économies afin de racheter les pellicules à la BBC de leur Monty Pyhton Flying Circus. Par contre, personne n'a mis la main à la poche pour racheter les pellicules des premières saisons du Docteur préféré des anglais, et ce sont ainsi la très grande majorité des épisodes de cette époque qui furent perdus à tout jamais !! Une tragédie car il n'est désormais plus possible de visionner ces épisodes qui ont près de 50 ans !
Concernant le déroulement des saisons de cette nouvelle génération est le suivant : 13 épisodes ayant chacun leur histoire, mais comprenant malgré tout un arc narratif, un fil conducteur en arrière plan résolu dans le dernier épisode de la saison. Comptez également un "Special" à Halloween, et un épisode pour Noël.

8. Allons-y Alonzo !!
Comme je vous l'ai dit plus haut, il y eu deux films avec Peter Cushing, dont le second volet fût diffusé puis édité en DVD, dans la collection Cinéma de Quartier, et donc présenté par l'immense Jean-Pierre Dionnet. C'est à cette époque que j'ai pu découvrir le Docteur, et le redécouvrir en trouvant le DVD correspondant pour une bouchée de pain. Ces deux films ne sont pas des cas isolés, puisque bien souvent nous avons à faire à des épisodes découpés en deux, ce qui, au final, donne un téléfilm...
Toujours est-il que je reviens aux spin-offs. Mis à part Sarah Jane, il existe une série nommée Torchwood. Je vous explique vite faite de quoi il est question. Dans l'un des épisodes de la seconde saison, le Doctor et Rose, arrive dans un château, où doit s'arrêter la Reine Victoria. Manque de bol, l'hôte, le châtelain, se voit affublé d'une malédiction par des extrémistes religieux se transformant en Loup-Garou. Le Doctor arrivera à sauver tout le monde, mais la Reine Mère ne l'entend de cette oreille, et est persuadée que tout est de la faute du Doctor. Le château se trouve à l'Abbaye de Torchwood. Et alors que le Doctor s'en va, il est prévenu par la Reine Mère que jamais plus il ne devra revenir sur Terre, et encore moins en Angleterre, et pour cela, elle créera une unité chargée de surveiller de toute apparition du Doctor, ou de phénomènes extra-terrestres : l'Unité Torchwood. Concernant le Capitaine Jack Harkness, c'est une autre histoire que je conserve pour un test ultérieur.



9. This is the Ood Song
Afin de parfaire cette explication de Doctor Who et de son importance dans le paysage audiovisuel (et dans mon coeur), est la musique.
Si le thème date bel et bien de 1963, il fût remanié et adapté aux différentes d'époque de production de la série. Ce que peu de personnes savent en revanche est que Doctor Who fût la première série télévisée a avoir une musique de générique intégralement jouée avec des instruments électroniques. Composé par Ron Grainer, c'est Delia Derbyshire, avec le BBC Radiophonic Workshop, et l'assistance de Dick Mills qui le "réalisèrent" - entendre par là, qu'ils le jouèrent et décidèrent de n'utiliser que des instruments électroniques.
Au fur et à mesure des saisons et des années passant, la musique a suivi les modes. Ainsi, dans les seventies, la musique était très kitsch, mais avec ces nouvelles saisons "new generation", il fallait revenir à quelque chose de plus orchestral. C'est Murray Gold qui fût chargé de composer la musique de Doctor Who. Après une première saison, les producteurs ont immédiatement compris qu'ils avaient embauché la bonne personne. Les secondes et troisièmes saisons furent toutes aussi exceptionnelles, musicalement parlant, en changeant malgré tout, puisqu'au final, lamusique doit changer en fonction du Doctor. Enfin, les quatrième et cinquième saisons valent carrément les bandes originales de certaines grosses productions cinématographiques. Pourquoi? Tout simplement parce que Murray Gold est doué d'un talent inoui. Le compositeur avait déjà travaillé avecv Russell T. Davies, sur la série Queer as Folk (je parle de la version anglaise, et non de son remake américain, hein), et en avait composé le thème.
Pour la fin de la saisons 4, la charge sentimentale est non pas renforcée, mais amplifiée par le score, qui est à se décrocher la mâchoire !! Et pour la cinquième saison, il vous suffit d'écouter le morceau intitulé "I am the Doctor" pour comprendre de quoi je parle...
Toujours interprété par le BBC National Orchestra of Wales et (en renfort), les choeurs de (excusez du peu) l'immense London Philarmonic Orchestra !! D'autres questions? Vous vous doutez que niveau qualité, on est au top...
Je vous en remet une petite, issue de la troisième saison : This is Gallifrey

10. So Good !!
Pourquoi est-ce si bien, si bon? Tout simplement, parce que sous couvert de sauvetage de l'humanité et de découverte de planètes étranges, la série passe tous les travers de notre société moderne au mixer. Mais aussi parce que -série anglaise oblige- l'humour y est purement génial. Le côté scientifique tente de toujours être compréhensible, et surtout crédible. Une série qu'il vous faut découvrir si ce n'est déjà fait ! Humour, aventures, voyages spatio-temporels, SF désuette, mais diablement efficace, interprétation excellente, et musique digne d'un grand film. Tout est réunis pour nous faire passer à chaque épisode, quelques 45 minutes de plaisir !

THE NEXT DOCTOR : Episode Spécial Noël 2008

Les présentations étant faites, passons à cet épisode spécial, que les anglais nomment "Special" (prononcez spéchôle). A peine avons-nous fini l'énorme repas de noël qu'on se farcit non pas la dinde, mais un nouvel épisode spécial Noël de Doctor Who. Et celui qui nous intéresse ici est The Next Doctor, titré en France (attention la traduction, vous allez pleurer) : Cyber-Noël. Non, ne cherchez pas, et je persiste et signe en affirmant que Doctor Who en français, est autant une hérésie qu'un blasphème!

Cet épisode est, il faut le signaler le quatrième épisode spécial de Noël, datant de Décembre 2008, il fût d'ailleurs diffusé le 25, et le même jour, un an plus tard, soit le 25 Décembre 2009, sur France 4 (et en VF, pouah !), qui dit 2008, dit Dixième Docteur soit, David Tennant, le Docteur ayant pleuré l'Angleterre et votre serviteur. Voici un résumé de cet épisode mais attention, ça spoile quand même :

Le Docteur effectue un nouveau voyage spatio-temporel et se retrouve pour son plus grand plaisir à Londres, mais en 1851. A peine a-t-il posé le pied à terre, que l'on appelle le Docteur à l'aide. N'écoutant que son courage, il accoure, pour découvrir qu'il n'est pas celui que l'on attend. Comment? En effet, un autre Docteur est là. Le prochain Docteur? D'où le titre anglais (the Next Doctor). Mais le Docteur (le vrai) n'a que peu de temps pour y réfléchir, car il doit se lancer à la poursuite d'un Cybershade, serviteur des fameux Cybermen. Mais cela se fait-il que des Cybermen soient présents dans le Londres du 19ème siècle?
L'autre Docteur, accompagné de Rosita, enquête sur la mort d'un homme appelé Jackson Lake, qui aurait été la première cible des Cybermen. Notre Docteur se charge quant à lui de découvrir pourquoi cet homme se fait appeler le Docteur, puisqu'il n'est pas un Seigneur du Temps.
Dans ces entrefaites, nous apprenons que Les Cybermen travaillent de concert avec Miss Hartigan, femme aigrie souhaitant se venger d'une vie passée dans l'ombre des hommes, ne lui ayant jamais fait crédit de son exceptionnelle intelligence. Les Cybermen, et Miss Hartigan enlèvent les enfants de la ville pour les obliger à travailler dans une usine visant à fabriquer un Cyberking, et Hartigan comprend trop tard que son cerveau sera celui utilisé pour le Cyberking…

Comme tout épisode spécial, nous avons droit à une durée d'une heure environ, et le titre (anglais j'entends), nous renvoie à la structure même de l'épisode : à savoir deux docteurs, et deux parties bien distinctes dans l'épisode, soit deux fois une demi-heure. Bon, autant vous le dire tout de suite, le voile est levé concernant une quelconque possibilité de voir un "Next Doctor" au bout d'une dizaine de minutes, le faux Docteur brandissant un bête tournevis en lieu et place du tournevis sonique. La question devient dès lors : "Mais qui est-il?" Et on est reparti pour une vingtaine de minutes, terminant cette première partie, où l'on montre également ces deux docteurs sympathisants l'un envers l'autre, dans une série de cabrioles et cascades un peu trop cartoonesques à mon goût (le combat avec le Cybershade, où la corde change sans cesse de longueur), et l'ensemble est mené tambour battant. Tellement que les motivations de chacun des personnages est presque viré de l'épisode, et j'aimerais vachement savoir pourquoi Rosita suit le faux Docteur comme un teckel ! Résultat, une fois la révélation de l'identité du  "next" Doctor est faite, on se retrouve avec le Vrai Docteur devenant le compagnon du faux, et Rosita devenant une potiche, un lampadaire, un banc, bref du mobilier (urbain) durant la première partie de l'épisode, la seconde partie reprend les rênes qui avaient été lâchés, pour repasser dans quelque chose de plus familier pour le spectateur : du grand spectacle, de l'humour "so british" Made in Tennant, démultiplication du nombre de figurants, et décors spectaculaires (surtout compte tenu du budget alloué). A ce propos, le décor de l'usine du futur Cyberking est en réalité le décor principal de l'immense spin off : Torchwood, maquillé en usine. Et l'on finira avec la conception du Cyberking.

Ce dernier est le croisement entre un golgoth et Steamboy, saupoudré des inventions les plus farfelues de Jules Verne. En effet, c'est un robot géant, aux allures rétro-steampunk. Vraiment très joli, ce qui change des Cybershade, qui entrent à mes yeux, dans le prestigieux palmarès des Craignos Monsters de mon maitre à penser, le très grand Jean-Pierre Putters. Imaginez un peu le tableau : un masque (et non un casque) sur une sorte de peluche monstrueusement ridicule. Ca sort tout droit d'un Z des années cinquante! Le "monstre" le plus craignos depuis le reboot de la série, tout simplement.

J'en profite pour signaler l'excellente performance de David Morrissey dans le rôle du "faux" docteur, personnage empli de désarroi, s'étant enfuit vers une autre identité pour une raison que je ne dévoilerais volontairement pas.L'humour n'est pas oublié pour autant, et ce faux Docteur brandit un vrai tournevis en guise de tournevis sonique! Quand le vrai Docteur lui demande coment il peut être sonique, le faux lui répond tout naturellement : "ben il fait du beruit", et joignant le geste à la parole, cogne le manche en bois de son tournevis contre un montant de porte (poc, poc) : "Vous voyez, il fait du bruit, donc c'est sonique!" Et ce n'est rien en comparaison de son faux TARDIS, qui est... une Montgolfière ! Enorme, dommage que le reste ne soit pas de cette trempe. David Morrissey avait déjà joué avec David Tennant dans le très bon Blackpool (que personne ne connaît ou presque), et pour vous remémorer un peu le bonhomme, il jouait le mari d'Hilary Swank dans le très médiocre (euphémisme) les Châtiments. Pour ce qui est de la Bad Girl, Miss Hartigan, on a droit à une excellente performance de Dervla Kirwan, qui malheureusement aurait méritée à un traitement un peu plus développé, car il faut bien admettre que son personnage est totalement bouffé par l'écrasante présence des deux Docteurs. Dommage. Ca manque carrément de profondeur, et ça, c'est gênant, surtout dans Doctor Who, série qui a pour habitude de creuser ses personnages.

Par contre, il y a une chose à sauver en plus du titanesque combat du Doctor contre le Cyberking.
En effet, vient un moment où la solitude du Docteur est mise sur le tapis. Car le Docteur doit tenter de maintenir dans ses relations un équilibre en définitive, complètement impossible à trouver, et donc impossible à maintenir. Et ce traitement de la thématique de la solitude du Docteur tire un état des lieux de ce que Russell T. Davies avait entamé avec le final déchirant de la quatrième saison, et avec la torture émotionnelle du Docteur (et là, David Tennant prouve ses talents d'acteur dramatique). D'ailleurs Davies l'a confirmé : ce thème très chargé émotionnellement sera continué et conclu lors des trois derniers épisodes spéciaux bientôt sur Planète-HD.

Un épisode de Noël qui se laisse regarder, mais qui ne laissera pas de souvenir impérissable aux différents fans du Docteur. Je suis bien forcé de reconnaître que cet épisode manque cruellement d'audace, et même la réalisation se fait faiblarde, alors que nous sommes habitués à bien mieux. Même la musique de Murray Gold en fait des caisses, c'est dire !
Fort heureusement pour nous, cet épisode spécial est automatiquement inclus dans le coffret "The Complete Specials", et nous en aurons pour notre argent avec les 3 autres épisodes inclus, qui sont également disponibles en DVD Zone 2 français.

Voici les quatre épisodes spéciaux composant le "Complete Specials", qui se verront attribuer un lien vers leur propre chronique en temps voulu...

  • The Next Doctor
  • The Planet of the Dead
  • The Waters of Mars
  • The End Of Time

Aïe, aïe, aïe, ça pique les yeux ! En effet, si le menu me laissait croire à une qualité d'image soignée comme celle d'autres épisodes vus en HD, je dois bien avouer, que j'ai vérifié l'encodage, histoire d'être sûr que j'étais bien en Blu-Ray !! C'est en VC-1 que l'épisode fût réencodé, car il ne fut pas tourné en HD, comme c'est le cas désormais. Ainsi, on assiste à un spectacle fadasse, aux couleurs passées, aux piqué très moyen, et la profondeur de champ inexistante! C'est simple, on se croirait devant un DVD de moyenne qualité ET Upscalé !

 

Vraiment dommage, car l'on perd foule de détaisl lors de l'apparition du Cyberking, mais également sur les décors de l'usine. Là, on peut dire que c'est vraiment raté, et que si vous possédez le DVD édition française, vous ne passerez à la caisse que pour les 3 autres épisodes, quand même meilleurs (dans tous les sens du terme).

Avoir un DVD upscalé en guise de Blu-Ray, ne me dites pas que ce n'est pas rageant !

 

Une seule et unique piste : une VO DTS-HD High Resolution 5.1. Sans être particulièrement puissante, ce qui est dommage vu le combat final, la piste saura montrer une certaine précision, et des dialogues bien localisés sur l'enceinte centrale. Le choix du High resolution n'est pas anodin, car en réalité, au moment où cet épisode spécial fût tourné, la BBC utilisait encore la SD. Ce n'est qu'à partir du suivant (Planet of the Dead) que les anglais passaient en HD, et pour le son aussi!

Toujours est-il que si côté image ce n'est pas la panacée, c'est un peu meilleur sur la piste audio de ce blu-ray... mais nous sommes loin des derniers épisodes des saisons 5 & 6, qui ont une bande son (pour leurs éditions anglaises) dignes de blockbusters et dont le mixage pourrait sortir tout droit d'une major !

Note : Les seuls sous titres disponibles sont des sous titres Anglais SDH.

Deux bonus viennent s'ajouter à l'épisode. Le désormais connu des fans "Confidential", qui est un making of et un Proms. j'ai passé un excellent moment durant chacun des deux bonus, et la durée totale avoisinne les deux heures quand même ! Il y a des blockbusters dont les bonus sont bien moins longs et carrément ennuyeux, alors ne boudons pas notre plaisir, et repartons à bord du TARDIS... Les deux sont excellents mais je vous en parle ci-dessous, nnon sans vous avoir mentionné que les seuls sous titres disponibles sonrt des sous titres anglais SDH (c'est déjà ça, non?) :

 

  • The Next Doctor Confidential : (56'20" - DD 2.0 - VC-1) : Comme pour les saisons dans leurs éditions anglaises et désormais la saison 5 en exclu Fnac, nous avons droit à un Confidential. Making of fleuve, sans trop de langue de bois (quoique certains peuvent agacer par leur passage de pommade sur untel ou untel), mais ce que l'on retient, c'est l'implication du casting et del'équipe technique, le soucis de bien faire, et de tout faire pour que le tournage se déroule bien. On y voit le réalisateur assez décontracté, et surtout David Tennant décontracté comme à son habitude, et hyper-concentré dès que le mot action est prononcé. Vraiment un bon making of, presqu'aussi long que l'épisode en lui même !

 

  • Doctor Who at the Proms 2008 : (59'10" - DD 2.0 - MPEG-2) : Pour ceux qui auraient manqué le test du Christmas Carol 2010 de Doctor Who, sachez qu'il s'agit d'un concert, organisé par la BBC, dans le Royal Albert Hall ! Orchestre Symphonique (le National Orchestra of BBC of Wales), un coup de renfort du London Philarmonic Choir (pour les coeurs), et en chef d'orchestre, l'assez exceptionnel : Ben Foster, qui si l'on s'en tient au look, ressemble plus à une Rockstar qu'à un Chef d'Orchestre. Tout comme pour le christmas Carol de 2010, je me suis réjoui, mais un peu trop vite, car le le bonus de 2010 nous était présernté en HD, et DTS-HD 2.0, nous avons droit ici à une pauvre SD et Dolby Digital 2.0. Alors autant vous dire qu'il vous faudra monter le son, et de beaucoup ! Quoiqu'il en soit, les titres sont tous issus des saisons 1 à 4 inclue, et la présence de Freema Agyeman, et d'autres personnages de la série, saura réjouir le fan que je suis, mais le passage par la case SD m'a un peu cassé le truc, je dois le reconnaitre. Dommage, car en plus d'être un concert d'une heure (en réalité ça dure deux heures, puisque l'orchestre joue en plus des morceaux de classique pur, comme Carmina Burana, bref, quelque chose d'avoisinnant l'univers musical de Murray Gold et du Doctor), c'est également un programme de qualité, maitrisé, où l'objectif est un peu (excusez le terme) la communion des amateurs de la bande originale de la série. C'est en partie à cause de cette SD que je n'ai mis que 8,5/10. En HD, on passait à 9,5/10 ! Quoiqu'il en soit, vous pouvez vous jetter dessus, vous ne le regretterez pas!

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Commentaires

03/02/2012 09:16
Je me suis mis dans la série depuis moins d'un mois, et je dois avouer que j'accroche vraiment. Je n'en suis qu'à la deuxième saison et David tennant est vraiment excellent. En tout cas, excellent test, que j'ai pas lu entièrement pour ne pas me spoiler mais tu m'en appris un peu plus sur l'historique du Docteur.

03/02/2012 09:40
Content que ça te plaise! David Tennant est gigantesque, d'ailleurs je ne sais pas si tu es sensible ou pas, mais certains épisodes sont de véritables crèves-coeurs, sans être des tire-larmes.
Tu me diras ça quand tu en seras à la quatrième saison...

03/02/2012 21:27
Bah là, le dernier que j'ai vu m'a vraiment plus et je le trouvais vraiment émouvant
l'épisode se déroule dans le passé avec Reinette Poisson, et au final, le docteur voit tout sa vie. A la fin, c'est vraiment émouvant et on voit un docteur vraiment touchant

04/02/2012 10:03
Oui, je suis d'accord avec toi cet épisode est touchant, il y en a un autre dans la troisième saison :

le docteur n'est plus le docteur mais un professeur dans un lycée privé peu avant la première guerre mondiale, la fin est superbe, et m'a beaucoup ému.