Alien, le 8ème Passager - Le test blu-ray
Publié le 2010-11-06 00:34:43 par Jeremy
10/10
10/10
10/10
10/10
- Acheter le blu-ray Alien, le 8ème Passager sur :
- Amazon.fr
Note : Ce film traitera en majorité de la version cinéma de 1979, le Director's Cut de 2003, n'apportant rien d'intéressant.
Note 2 : Si vous n'avez pas vu le film, ne cliquez pas sur l'onglet captures, sous peine de vous faire spoiler des moments clé de celui-ci... Vous voila prévenus.
C'est suite au succès surprise de La Guerre des Etoiles que la Fox se décide à investir sérieusement dans la Science Fiction. En effet, avec ses 50 Millions de dollars de recettes, Alan Ladd Jr. devient le président de la Fox et souhaite profiter de l'effet Star Wars. En 1976, Dan O'Bannon revient de Paris, ruiné. Il a collaboré avec Jodorowsky afin d'adapter le roman fleuve de Frank Herbert : Dune, qui s'est soldé par un abandon du projet.
La Genèse d'un Mythe
O'Bannon a besoin d'argent et rapidement, il ouvre son placard aux merveilles (l'armoire de stockage de tous les scénarios qu'il a écrit), et en ressort Alien. Le scénario circule, Roger Corman, grand faiseur de Z devant l'éternel est intéressé, et même prêt à signer avec O'Bannon et Ronald Shusett, qui s'est embarqué dans l'aventure, et par on ne sait quel miracle, le script arrive dans les bureaux de la Fox, qui achète le script. Les producteurs David Giler et Walter Hill retravaillent le script, même si l'ensemble est destiné à être une série B, fortement influencée par It! The Terror fron Beyond d'Edward L. Cahn, mêlée au 2001 l'Odyssée de l'Espace.
Le script original reprend astucieusement et plus sérieusement le film de fin d'étude de John Carpenter et Dan O'Bannon, où ce dernier tenait le premier rôle. Dans ce film bricolé avec des bouts de ficelles, le personnage principal était un "space trucker", un camionneur de l'espace, rapatriant du minerai au bercail, et surtout blasé de la compagnie de ces collègues. Ainsi l'idée du camionneur inter galactique est conservée par O'Bannon, et également par le studio.

Le problème est de trouver un réalisateur visionnaire, capable de mettre en image un tel scénario, que l'on pourrait aussi considérer comme calqué sur la légende du Minotaure. Walter Hill veut le réaliser, mais finalement restera scénariste (on l'a échappé belle). Par ailleurs, c'est à ce moment que O'Bannon commence à se faire arnaquer car il est de plus en plus mis sur le côté...
Hill va avoir une sacrée bonne idée : contacter un jeune réalisateur, Ridley Scott, qu'il avait rencontré, lorsqu'il avait vu son premier long métrage à Cannes, Les Duellistes.
Une vision cauchemardesque
Ridley Scott accepte immédiatement et entame le long processus de réalisation des storyboards. Mais un problème énorme subsiste : Quelle apparence donner à cette créature? Scott en parle à Hill, et ce dernier va repenser à Hans Ruedi Giger, un artiste plasticien, graphiste, illustrateur, sculpteur et designer suisse. Cet helvète assez étrange, avait travaillé avec Walter Hill sur l'adaptation avortée de Dune.
En effet, Giger était chargé d'imaginer tout ce qui était en rapport avec les Harkonnen. Il est le créateur de sculptures, et dessins à mi-chemin entre le biologique et la mécanique, et sera responsable d'une nouvelle forme d'art : la biomécanique. Ces oeuvres naviguent toujours entre fantasmagorie et cauchemar, et cet univers qui intéresse l'équipe du film.
L'équipe va le charger de la réalisation de ce que l'on appelle désormais, "la sainte trinité" Alien, à savoir le face-hugger (littéralement l'accrocheur de visage), le chestburster (l'éclateur de torse), et l'Alien proprement dit.

Le suisse va s'investir, et délivrer une oeuvre dépassant les espérances : il vient de créer la créature la plus terrifiante de l'histoire du cinéma! Il a créé un prédateur implacable, parfait, et même comparable à un virus. En effet, cette créature, tout comme le parasite, a traversé les âges, s'est adapté, et comme un virus, il vit dans un premier aux crochets des autres formes de vies. Pire que cela, l'impression d'invincibilité est constante dans le film, et rien ne nous dit vraiment qu'elle est morte à la fin...
Par contre, il a souvent été reproché que l'Alien ressemblait étrangement à une des créatures du roman de A. E. Van Vogt, La Faune de l'Espace, ce dont Dan O'Bannon se défend. Puisque la créature dudit roman, le Ixtl a besoin d'hôtes pour pondre ses oeufs, qui ne mettent que quelques heures à éclore, puis se nourrissent de l'hôte, avant d'en sortir. Avouez que cela ressemble fortement à la créature du film, non?
L'oeuvre de H. R. Giger est également très influencée par le sexe. Ainsi le corps de l'Alien a un impact très phallique, notamment sa tête, qui est souvent appelée casque, dont la forme rappelle le sexe masculin, mais également la "langue", organe puissant, et rigide, possédant également une bouche. Ce membre particulier ne peut aller que d'avant en arrière, et inversement. Enfin, la queue de l'Alien, se terminant par une excroissance acérée est aussi un symbole lourd de sens.

Giger réalisera une bonne partie des effets, et construira le premier Alien (afin de décider les producteurs) seul, conçue avec de vrais ossements assemblés à de la plasticine (sorte de pâte à modeler, utilisée en balistique, puisque possédant la même densité que le corps humain) sur des tuyaux et des pièces de moteur. C'est ce qu'il appelle la biomécanique. Mais il ne s'arrêtera pâs là, puisqu'il ira jusqu'à créer les oeufs, leur contenu le face-hugger, l'embryon, mais aussi une créature trouvée morte par Kane et ses amis, et qui a attisé les discussions les plus folles : le Space Jockey.
Cette créature, que vous verrez
, est en fait un pilote du vaisseau écrasé sur LV-426. On peut voir que sa cage thoracique est éclatée, sous entendant (quand on a déjà vu le film) qu'un Chestburster en est sorti. Et quand l'on a écouté le commentaire audio de Ridley Scott, qui nous annonce que l'Alien conserve 20% de l'ADN de son hôte (d'où son aspect humanoïde dans les deux premiers films), on imagine à peine la taille du guerrier Alien arrivé à maturité sorti du torse du Space Jockey, non?
En fait ce space jockey est de la race des Mala'kak, et l'on peut apercevoir son crâne dans Alien versus Predator : Requiem. Deux écoles s'affrontent quant à la présence d'Aliens sur leur vaisseau. La première serait que les Space Jokey auraient créés l'Alien, d'où le champ d'oeufs, tandis que d'autres affirment que ces créatures, collectaient les oeufs d'alien, afin de les étudier, et que le rayon bleuté que l'on voit dans le film, empêche l'éclosion de l'oeuf, et contenant la propagation des face-huggers. Quoiqu'il en soit, ces énormes créatures peuvent revues dans les différents romans sortis sur la franchise Alien, et même dans certains
.

Un tournage, un film, une légende
Une fois l'ensemble des préparatifs terminés, direction l'Angleterre, dans les studios de Shepperton. C'est là que seront installés les décors, ainsi que les maquettes du film. Par exemple, la maquette du vaisseau humain, le Nostromo (appelé ainsi en hommage à un titre de roman de Joseph Conrad) mesurait plus de 2m40, pesait près de trois tonnes et était manipulée par une grue. Le vaisseau des Space Jockey, lui aussi conçu par H. R. Giger, était plus petit, mais mesurait tout de même ses deux mètres! Les décors sont tous construits grandeur nature, afin de ne pas avoir de blue screen, et ainsi, correspondre à la vision du réal' : obtenir un A movie, plutôt qu'une série B, ou un gros zédard, genre Productions Corman. Preuve est faite de la crédibilité de ces décors : jamais les spectateurs n'ont eu si peur du noir, finalement...
Et lors des premières, à cette époque, où l'on n'avait jamais vu ce genre de choses sur un écran de cinéma, certaines personnes s'évanouissaient, ou sortaient de la salle, car le film était d'après eux, "insoutenable". Il n'y a pas mieux comme pub pour un film, et tous le monde se rua en salles...
Un univers crédible
Rappelons qu'environ une dizaine d'années avant Alien, le film de science fiction au succès incroyable, 2001, l'Odyssée de l'Espace imposait le respect par des vaisseaux design, propres, arrondis, ou bien rectilignes, bref, de la géométrie de base. Avec Alien, tout est chamboulé, à l'image des vaisseaux de la Guerre des Etoiles et le réalisateur de Blade Runner va proposer un vaisseau rouillé de partout, un vieux véhicule qui ne semble tenir que grâce aux réparations de Brett et Parker. Le vaisseau construit tel un labyrinthe, aux couloirs sombres et étriqués. D'ailleurs Ridley Scott voulait que la conception même du Nostromo, soit semblable à une cathédrale. Du coup, la ressemblance est assez frappante, dans le genre gothique, presque théâtral, avec une créature faisant finalement office d'évolution de la gargouille. Une technologie qui paraît volontairement désuète, surannée. Tout est à moitié pourri dans ce rafiot, et ça sent presque la mort. Donc exit, les vaisseaux rutilants, et place à la dark sf, limite rétro, car même dans son design, le Nostromo est tout sauf profilé, mais mastoc, et même relativement moche, comme le serait un super tanker face à un yacht luxueux.

Un film jouant sur nos peurs
L'équipage du Nostromo vont d'un point A à un point B, avec du minérai à son bord, sauf qu'on ne sait pas où ils vont, ce qui a déjà un effet sur nous : la perte de repères. Le film s'ouvre sur ce vaisseau gigantesque, puis sur ces hommes et ces femmes, sortant d'un sommeil artificiel. Le réveil est difficile, et pour nous aussi : nous ne savons pas où, ni pourquoi, et pire encore, nous ne savons pas quand nous nous trouvons! Et le réalisateur a le talent de nous plonger au coeur de son film, comme si Ripley, Dallas, Brett, et les autres étaient nos collègues. ainsi, ce n'est pas la cauchemardesque apparence de cette créature qui nous effraie le plus, car au final le bestiau n'apparait pas tant que ça à l'écran. Ce qui nous effraie réellement, c'est la longue et gigantesque partie de cache-cache qui n'amuse au final que cette sale bête! Une menace tapie dans l'ombre, latente, jouant sur nos peurs enfantines, comme celle du noir, et de ce qui est caché, voilà une force dont tire ce film. Et afin de nous mettre dans la position la plus inconfortable, en plus de la vieille technologie évoquée plus haut, Ridley Scott adopte un rythme lent, et angoissant, en jouant la suggestion de la présence de l'Alien, et sur la montée de la terreur grâce à la musique, ou pire en jouant avec les silences. Du coup, tout comme l'équipage du Nostromo, nous attendons que quelque chose se passe. Et à l'inverse du cinéma actuel qui dévoilerait et s'amuserait à aligner les séquences gores, Ridley Scott va s'amuser avec nos nerfs, jusqu'au bout, et en utilisant tous les subterfuges adéquats. Ainsi le détecteur de mouvement, sensé aider l'équipage à repérer la créature, se révèle totalement inefficace, nous faisant passer un niveau supérieur dans la paranoïa. Et le réalisateur en remettra une bonne couche, en nous emmenant dans les endroits les plus stressants possibles, comme cette salle des ventilateurs, où il n'y a de la lumière que par intermittence, ou encore dans ces conduits de ventilation, aux dimensions trop étroites. Par ailleurs, jamais la technologie ne sera utilisée comme fin, mais à chaque fois comme moyen, ce qui fait toute la différence. Ridley Scott part d'un principe simple, efficace et qui a pourtant tendance à être oublié de nos jours : moins on en voit, plus on y croit. Et plus on y croit, plus on est dedans! D'ailleurs la découverte du vaisseau sur LV-426 véhicule déjà un message basé sur la peur. En effet, avec ses formes arrondies, rappelant des os, on sent le danger, la menace : il ne faut pas y aller.

La douleur est une notion très présente dans le film, qu'elle soit intérieure (soit endogène, avec le chestburster), ou extérieure (exogène - l'alien), et cette créature infernale suit le même chemin que tout être humain : la survie. Pour cela (et pour naitre), il doit tuer, en détruisant le torse de son hôte, puis il doit subsister, et tuera à nouveau. Rarement survie n'aura été aussi pénible à vivre! La tension dégagée est intense, et ne retombera pas avant la fin du film. Mais alors, me direz-vous, mais moi je ne suis pas tendu parce qu'il y a un extra-terrestre tout chelou, hein! Non, effectivement, mais la tension vient également du fait que tout être a malgré lui peur de souffrir, et c'est bien cette éventuelle douleur qui nous tend.
D'autant que les membres de l'équipage du Nostromo ne sont pas des guerriers intersidéraux, ou des magiciens du futur. Non, ce ne sont que des ouvriers, qui transportent une marchandise, tentent de gagner honnêtement leur croûte, comme tout le monde, et surtout, qui veulent rentrer chez eux! Du coup, quand les problèmes commencent, on se sent plus concernés que s'ils étaient des tueurs de l'espace, à l'équipement high tech. La dimension humaine en est considérablement modifiée, nous touchant plus aisément, sauf si vous êtes pilote de chasseur stellaire, bon là, je ne dis pas...

L'homme au coeur d'un film d'extra-terrestre
Autre peur que celle qui est propre à l'homme : l'inconnu, et au delà de toute considération esthétique, ce film parle également de la lutte de l'homme contre sa peur de l'inconnu. L'affiche d'époque était pour cela une merveille de mystère, et d'effroi. Et si dès le premier mort (après celle de Kane), le spectateur comprend que l'équipage du Nostromo mène un combat perdu d'avance, chaque membre le mènera jusqu'à un final nous remettant à notre place : Ripley, en petite tenue (tenue devenue légendaire), effectue quelques réglages avant son hypersommeil. Mais la menace est toujours là, tapie dans l'ombre. Et même après avoir vu ce film un nombre incalculable de fois, je ne réussis que difficilement à repérer le xénomorphe, prouvant bel et bien que la menace peut être n'importe où.
Ainsi Ripley est totalement désarmée, l'Alien sort de sa cachette, elle lui fait face. Elle serait nue que ce serait pareil, car la créature représente la puissance face à ce fragile corps humain, où rien ne pouvant servir de défense ne peut être dissimulé, tandis que l'Alien, par sa force, sa taille, et ses atouts physionomiques ont le dessus dans tous les cas. Oui, oui, cette scène est sexuelle, mais le duel tourne court, et elle réussit à éjecter l'extra-terrestre dans l'espace.
Nouvelle preuve que cette foutue bestiole est invincible, elle passe devant le réacteur, mais ne semble pas touchée, elle est dans l'espace, mais ne meurt pas, et au vu de sa couleur, on est en droit de supposer que cette immonde bête est belle et bien la Mort, en plus du prédateur ultime.
Par ailleurs, il est possible de faire un parallèle avec le premier film de la vieille trilogie de Papy Lucas. Si le mal est externe dans Un Nouvel Espoir, et où le corps est dissimulé par un costume (Dark Vador, pour les deux cancres du fond qui n'ont rien compris), le mal du film de Ridley Scott se trouve dans un premier temps à l'intérieur, qui doit céder à une véritable pulsion destructrice afin de s'émanciper, remplaçant de façon beaucoup plus adulte, le côté obscur de la Force, et sublimement représenté par l'Alien même.

Par ailleurs, s'il est facile d'établir un parallèle entre le succès de Luke skywalker, on peut tout aussi bien le faire pour un autre succès planétaire de la science fiction : 2001, l'Odyssée de l'Espace. En effet, et rejoignant mon paragraphe sur l'univers crédible d'Alien, Ridley Scott va opposer à la froideur et propre esthétique du film de Kubrick, son univers sombre et sale, magnifié par une photographie dans la plus pure tradition du cinéma gothique des années soixante. Et face à la naissance de l'humanité dans 2001, Scott opposera une mort certaine, inévitable, mais aléatoire (contrairement à la précision mathématique du film de Kubrick).
Ainsi, si 2001 peut représenter l'ordre, alors Alien est son opposé : le chaos.
J'en viens à l'idée de la compagnie. Leur émissaire sur le vaisseau, Ash entend bien étudier l'animal accroché au visage de Kane afin de peut-être en retirer une arme. N'oublions pas que nous sommes à la fin des années soixante-dix, et que la guerre du Viêt Nam a pris en 1975. Le conflit est encore dans tous les esprits, et l'ère post-Nixon est marquée par ce président encourageant le recours à l'arme plutôt qu'au dialogue. Ainsi c'est également le cas de cette compagnie qui pourrait tirer un maximum de profit de cette arme biologique.

Des acteurs sélectionnés
Avec une créature aussi impressionnante, on aurait pu en oublier qu'il fallait un réel talent pour montrer la peur et l'angoisse sur le visage de chaque membre de l'équipage.
Alors, tout le monde connait évidemment la fameuse Ripley, incarnée pour l'éternité par Sigourney Weaver. Elle est devenue en l'espace d'un film, une femme fragile qui devient une guerrière. Ce n'est pas pour rien que le cinéma à donné son nom à un syndrome. En effet, le syndrome Ripley est le fait pour un personnage féminin en apparence fragile, de devenir un guerrier aux nerfs d'acier. Pour l'accompagner, à la base dans le transport de minerai, 6 autres passagers :
Dallas, le chef de cette équipe, interprété par Tom Skeritt (Top Gun), à qui l'on pourrait prêter une relation avec Ripley. Dans le rôle de Kane, qui est le mec le plus malchanceux du film, puisque c'est le premier à se réveiller de l'hypersomnolence, c'est lui qui va dans le vaisseau inconnu sur LV-426, c'est lui qui est infecté, et c'est lui qui meurt en premier, nous retrouvons John Hurt que l'on retrouvera dans le rôle de John Merrick dans Elephant Man, ainsi que, plus récemment dans les Harry Potter, où il incarne Ollivander, le vendeur de baguettes.

Viennent ensuite les deux techniciens, Parker et Brett, incarnés respectivement par Yaphet Kotto (l'inoubliable Docteur Kananga de Vivre et Laissez Mourir), et Harry Dean Stanton, juste inoubliable dans Paris Texas, ou encore dans Sailor & Lula.
Le pilote, à l'origine masculin, mais changé en femme par Walter Hill, Lambert, est incarnée par Veronica Cartwright. On la reverra dans le génial Les Sorcières d'Eastwick.
Enfin, le septième passager, l'androide Ash, est incarné par Ian Holm, le fameux Bilbon de la trilogie de Peter Jackson sur Le Seigneur des Anneaux.
Je tiens à donner le nom de celui sans qui rien ne serait arrivé : Bolaji Badejo, qui était un étudiant africain en Design à l'époque, et repéré par le réalisateur dans un bar. Notons également, que le cascadeur anglais Eddie Powell incarna également l'Alien pour les séquences dangereuses. Enfin et pour terminer, l'ordinateur, Maman, est mû par la voix d'Helen Norton, qui jouait dans Superman 3.

Une musique spatiale
Etant donné que Ridley Scott avait carte blanche de la production pour mettre en image et en son, sa vision du script, il voulait engager le compositeur japonais, Isao Tomita. Ce compositeur très réputé dans son pays pour sa musique électronique, aurait ou correspondre au genre. Mais finalement les producteurs ont refusé, préférant un compositeur de formation dite classique. Le choix de la production se porte sur Jerry Goldsmith, déjà auteur de bandes originales telles que celles de La Planète des singes ou La Malédiction. Pour cette bande originale réussit à mettre en musique l'espace, avec de douces notes, mais il réussit également à installer la peur avec ses notes agressives aux violons. Sublime musique, tout simplement. notons que Ridley Scott utilisera, lors du générique final, la 2e symphonie "Romantique" de Howard Hanson.
Le Director's Cut
En 2003, Ridley Scott remonte son film pour la sortie du coffret DVD Alien Quadrilogy. Quelques minutes de différence, et deux scènes dites "importantes", que l'on retrouve en scènes coupées dans les bonus de la version cinéma : une gifle, et des cocons de personnages. Inutile, et posant plus de questions qu'il ne donne de réponses, ce montage est un coup marketing, ni plus ni moins. a voir pour dire de, mais clairement pas aussi bon que la version cinéma.
D'autant que le réalisateur lui-même déclarait qu'il était satisfait du montage de la version de 1979, alors dans ce cas, mis à part pour faire comme les autres, sur le coffret, je ne vois pas l'intérêt. Dans le présent coffret, c'est surtout pour le commentaire audio, que cette version est intéressante...

Le début d'une franchise
Le film est aussitôt un succès, et accumule 63 Millions de dollars au box office. Mais ce n'est que 7 ans que James Cameron se lance dans la suite du film de Ridley Scott, et délivre le film de SF-Hard Boiled qu'on connait. Puis David Fincher s'attèle au troisième épisode en 1992. Enfin, le quatrième film de la série, est réalisé par Jean-Pierre Jeunet, en 1997.
Dans ces entrefaites, l'extra-terrestre le plus célèbre du cinéma est adapté en bandes dessinées, aux Etats-Unis chez Dark Horse, tout comme l'autre extra-terrestre surnommé Pussy-face : Predator. Il était donc logique que les deux bestioles se rencontrent dans les comics, puis un
dans Predator 2, montre que ces chasseurs de l'espace, ont déjà décanillé de l'Alien. Quelques adaptations de jeux PC plus tard, un film Alien versus Predator voit le jour en 2004, et sa suite directe en 2008. Il y a peu de temps, le public avide de nouvelles aventures avec les aliens, a appris que Ridley Scott remettait le couvert pour tourner une préquelle à son propre film.
Conclusion
C'est en jouant sur le non dit, le hors champ ou l'horreur la plus visuelle, que Ridley Scott a réussit à imposer un film mêlant plusieurs genres, comme le survival, le huis-clos, l'horreur graphique, le suspens, et délivre également une belle réflexion sur la course à l'armement. Même si les trois suite de ce film sont excellentes, c'est bien le premier qui reste à mes yeux le meilleur d'entre tous, et c'est aussi là que l'Alien a le plus de "gueule". La naissance d'un mythe, une claque qui fonctionne toujours malgré les plus de trente ans du film, véritablement u tour de force majeur, puisque le film n'a pas vieilli, car il sait ménager ses effets, sans pour autant tout nous cacher. Un véritable chef d'oeuvre, ni plus ni moins.


Lien vers le test Aliens, Le Retour
Lien vers le test Alien 3
Lien vers le test Alien : Ressurection
Note 2 : Si vous n'avez pas vu le film, ne cliquez pas sur l'onglet captures, sous peine de vous faire spoiler des moments clé de celui-ci... Vous voila prévenus.
C'est suite au succès surprise de La Guerre des Etoiles que la Fox se décide à investir sérieusement dans la Science Fiction. En effet, avec ses 50 Millions de dollars de recettes, Alan Ladd Jr. devient le président de la Fox et souhaite profiter de l'effet Star Wars. En 1976, Dan O'Bannon revient de Paris, ruiné. Il a collaboré avec Jodorowsky afin d'adapter le roman fleuve de Frank Herbert : Dune, qui s'est soldé par un abandon du projet.
La Genèse d'un Mythe
O'Bannon a besoin d'argent et rapidement, il ouvre son placard aux merveilles (l'armoire de stockage de tous les scénarios qu'il a écrit), et en ressort Alien. Le scénario circule, Roger Corman, grand faiseur de Z devant l'éternel est intéressé, et même prêt à signer avec O'Bannon et Ronald Shusett, qui s'est embarqué dans l'aventure, et par on ne sait quel miracle, le script arrive dans les bureaux de la Fox, qui achète le script. Les producteurs David Giler et Walter Hill retravaillent le script, même si l'ensemble est destiné à être une série B, fortement influencée par It! The Terror fron Beyond d'Edward L. Cahn, mêlée au 2001 l'Odyssée de l'Espace.
Le script original reprend astucieusement et plus sérieusement le film de fin d'étude de John Carpenter et Dan O'Bannon, où ce dernier tenait le premier rôle. Dans ce film bricolé avec des bouts de ficelles, le personnage principal était un "space trucker", un camionneur de l'espace, rapatriant du minerai au bercail, et surtout blasé de la compagnie de ces collègues. Ainsi l'idée du camionneur inter galactique est conservée par O'Bannon, et également par le studio.

Le problème est de trouver un réalisateur visionnaire, capable de mettre en image un tel scénario, que l'on pourrait aussi considérer comme calqué sur la légende du Minotaure. Walter Hill veut le réaliser, mais finalement restera scénariste (on l'a échappé belle). Par ailleurs, c'est à ce moment que O'Bannon commence à se faire arnaquer car il est de plus en plus mis sur le côté...
Hill va avoir une sacrée bonne idée : contacter un jeune réalisateur, Ridley Scott, qu'il avait rencontré, lorsqu'il avait vu son premier long métrage à Cannes, Les Duellistes.
Une vision cauchemardesque
Ridley Scott accepte immédiatement et entame le long processus de réalisation des storyboards. Mais un problème énorme subsiste : Quelle apparence donner à cette créature? Scott en parle à Hill, et ce dernier va repenser à Hans Ruedi Giger, un artiste plasticien, graphiste, illustrateur, sculpteur et designer suisse. Cet helvète assez étrange, avait travaillé avec Walter Hill sur l'adaptation avortée de Dune.
En effet, Giger était chargé d'imaginer tout ce qui était en rapport avec les Harkonnen. Il est le créateur de sculptures, et dessins à mi-chemin entre le biologique et la mécanique, et sera responsable d'une nouvelle forme d'art : la biomécanique. Ces oeuvres naviguent toujours entre fantasmagorie et cauchemar, et cet univers qui intéresse l'équipe du film.
L'équipe va le charger de la réalisation de ce que l'on appelle désormais, "la sainte trinité" Alien, à savoir le face-hugger (littéralement l'accrocheur de visage), le chestburster (l'éclateur de torse), et l'Alien proprement dit.

Le suisse va s'investir, et délivrer une oeuvre dépassant les espérances : il vient de créer la créature la plus terrifiante de l'histoire du cinéma! Il a créé un prédateur implacable, parfait, et même comparable à un virus. En effet, cette créature, tout comme le parasite, a traversé les âges, s'est adapté, et comme un virus, il vit dans un premier aux crochets des autres formes de vies. Pire que cela, l'impression d'invincibilité est constante dans le film, et rien ne nous dit vraiment qu'elle est morte à la fin...
Par contre, il a souvent été reproché que l'Alien ressemblait étrangement à une des créatures du roman de A. E. Van Vogt, La Faune de l'Espace, ce dont Dan O'Bannon se défend. Puisque la créature dudit roman, le Ixtl a besoin d'hôtes pour pondre ses oeufs, qui ne mettent que quelques heures à éclore, puis se nourrissent de l'hôte, avant d'en sortir. Avouez que cela ressemble fortement à la créature du film, non?
L'oeuvre de H. R. Giger est également très influencée par le sexe. Ainsi le corps de l'Alien a un impact très phallique, notamment sa tête, qui est souvent appelée casque, dont la forme rappelle le sexe masculin, mais également la "langue", organe puissant, et rigide, possédant également une bouche. Ce membre particulier ne peut aller que d'avant en arrière, et inversement. Enfin, la queue de l'Alien, se terminant par une excroissance acérée est aussi un symbole lourd de sens.

Giger réalisera une bonne partie des effets, et construira le premier Alien (afin de décider les producteurs) seul, conçue avec de vrais ossements assemblés à de la plasticine (sorte de pâte à modeler, utilisée en balistique, puisque possédant la même densité que le corps humain) sur des tuyaux et des pièces de moteur. C'est ce qu'il appelle la biomécanique. Mais il ne s'arrêtera pâs là, puisqu'il ira jusqu'à créer les oeufs, leur contenu le face-hugger, l'embryon, mais aussi une créature trouvée morte par Kane et ses amis, et qui a attisé les discussions les plus folles : le Space Jockey.
Cette créature, que vous verrez

En fait ce space jockey est de la race des Mala'kak, et l'on peut apercevoir son crâne dans Alien versus Predator : Requiem. Deux écoles s'affrontent quant à la présence d'Aliens sur leur vaisseau. La première serait que les Space Jokey auraient créés l'Alien, d'où le champ d'oeufs, tandis que d'autres affirment que ces créatures, collectaient les oeufs d'alien, afin de les étudier, et que le rayon bleuté que l'on voit dans le film, empêche l'éclosion de l'oeuf, et contenant la propagation des face-huggers. Quoiqu'il en soit, ces énormes créatures peuvent revues dans les différents romans sortis sur la franchise Alien, et même dans certains


Un tournage, un film, une légende
Une fois l'ensemble des préparatifs terminés, direction l'Angleterre, dans les studios de Shepperton. C'est là que seront installés les décors, ainsi que les maquettes du film. Par exemple, la maquette du vaisseau humain, le Nostromo (appelé ainsi en hommage à un titre de roman de Joseph Conrad) mesurait plus de 2m40, pesait près de trois tonnes et était manipulée par une grue. Le vaisseau des Space Jockey, lui aussi conçu par H. R. Giger, était plus petit, mais mesurait tout de même ses deux mètres! Les décors sont tous construits grandeur nature, afin de ne pas avoir de blue screen, et ainsi, correspondre à la vision du réal' : obtenir un A movie, plutôt qu'une série B, ou un gros zédard, genre Productions Corman. Preuve est faite de la crédibilité de ces décors : jamais les spectateurs n'ont eu si peur du noir, finalement...
Et lors des premières, à cette époque, où l'on n'avait jamais vu ce genre de choses sur un écran de cinéma, certaines personnes s'évanouissaient, ou sortaient de la salle, car le film était d'après eux, "insoutenable". Il n'y a pas mieux comme pub pour un film, et tous le monde se rua en salles...
Un univers crédible
Rappelons qu'environ une dizaine d'années avant Alien, le film de science fiction au succès incroyable, 2001, l'Odyssée de l'Espace imposait le respect par des vaisseaux design, propres, arrondis, ou bien rectilignes, bref, de la géométrie de base. Avec Alien, tout est chamboulé, à l'image des vaisseaux de la Guerre des Etoiles et le réalisateur de Blade Runner va proposer un vaisseau rouillé de partout, un vieux véhicule qui ne semble tenir que grâce aux réparations de Brett et Parker. Le vaisseau construit tel un labyrinthe, aux couloirs sombres et étriqués. D'ailleurs Ridley Scott voulait que la conception même du Nostromo, soit semblable à une cathédrale. Du coup, la ressemblance est assez frappante, dans le genre gothique, presque théâtral, avec une créature faisant finalement office d'évolution de la gargouille. Une technologie qui paraît volontairement désuète, surannée. Tout est à moitié pourri dans ce rafiot, et ça sent presque la mort. Donc exit, les vaisseaux rutilants, et place à la dark sf, limite rétro, car même dans son design, le Nostromo est tout sauf profilé, mais mastoc, et même relativement moche, comme le serait un super tanker face à un yacht luxueux.

Un film jouant sur nos peurs
L'équipage du Nostromo vont d'un point A à un point B, avec du minérai à son bord, sauf qu'on ne sait pas où ils vont, ce qui a déjà un effet sur nous : la perte de repères. Le film s'ouvre sur ce vaisseau gigantesque, puis sur ces hommes et ces femmes, sortant d'un sommeil artificiel. Le réveil est difficile, et pour nous aussi : nous ne savons pas où, ni pourquoi, et pire encore, nous ne savons pas quand nous nous trouvons! Et le réalisateur a le talent de nous plonger au coeur de son film, comme si Ripley, Dallas, Brett, et les autres étaient nos collègues. ainsi, ce n'est pas la cauchemardesque apparence de cette créature qui nous effraie le plus, car au final le bestiau n'apparait pas tant que ça à l'écran. Ce qui nous effraie réellement, c'est la longue et gigantesque partie de cache-cache qui n'amuse au final que cette sale bête! Une menace tapie dans l'ombre, latente, jouant sur nos peurs enfantines, comme celle du noir, et de ce qui est caché, voilà une force dont tire ce film. Et afin de nous mettre dans la position la plus inconfortable, en plus de la vieille technologie évoquée plus haut, Ridley Scott adopte un rythme lent, et angoissant, en jouant la suggestion de la présence de l'Alien, et sur la montée de la terreur grâce à la musique, ou pire en jouant avec les silences. Du coup, tout comme l'équipage du Nostromo, nous attendons que quelque chose se passe. Et à l'inverse du cinéma actuel qui dévoilerait et s'amuserait à aligner les séquences gores, Ridley Scott va s'amuser avec nos nerfs, jusqu'au bout, et en utilisant tous les subterfuges adéquats. Ainsi le détecteur de mouvement, sensé aider l'équipage à repérer la créature, se révèle totalement inefficace, nous faisant passer un niveau supérieur dans la paranoïa. Et le réalisateur en remettra une bonne couche, en nous emmenant dans les endroits les plus stressants possibles, comme cette salle des ventilateurs, où il n'y a de la lumière que par intermittence, ou encore dans ces conduits de ventilation, aux dimensions trop étroites. Par ailleurs, jamais la technologie ne sera utilisée comme fin, mais à chaque fois comme moyen, ce qui fait toute la différence. Ridley Scott part d'un principe simple, efficace et qui a pourtant tendance à être oublié de nos jours : moins on en voit, plus on y croit. Et plus on y croit, plus on est dedans! D'ailleurs la découverte du vaisseau sur LV-426 véhicule déjà un message basé sur la peur. En effet, avec ses formes arrondies, rappelant des os, on sent le danger, la menace : il ne faut pas y aller.

La douleur est une notion très présente dans le film, qu'elle soit intérieure (soit endogène, avec le chestburster), ou extérieure (exogène - l'alien), et cette créature infernale suit le même chemin que tout être humain : la survie. Pour cela (et pour naitre), il doit tuer, en détruisant le torse de son hôte, puis il doit subsister, et tuera à nouveau. Rarement survie n'aura été aussi pénible à vivre! La tension dégagée est intense, et ne retombera pas avant la fin du film. Mais alors, me direz-vous, mais moi je ne suis pas tendu parce qu'il y a un extra-terrestre tout chelou, hein! Non, effectivement, mais la tension vient également du fait que tout être a malgré lui peur de souffrir, et c'est bien cette éventuelle douleur qui nous tend.
D'autant que les membres de l'équipage du Nostromo ne sont pas des guerriers intersidéraux, ou des magiciens du futur. Non, ce ne sont que des ouvriers, qui transportent une marchandise, tentent de gagner honnêtement leur croûte, comme tout le monde, et surtout, qui veulent rentrer chez eux! Du coup, quand les problèmes commencent, on se sent plus concernés que s'ils étaient des tueurs de l'espace, à l'équipement high tech. La dimension humaine en est considérablement modifiée, nous touchant plus aisément, sauf si vous êtes pilote de chasseur stellaire, bon là, je ne dis pas...

L'homme au coeur d'un film d'extra-terrestre
Autre peur que celle qui est propre à l'homme : l'inconnu, et au delà de toute considération esthétique, ce film parle également de la lutte de l'homme contre sa peur de l'inconnu. L'affiche d'époque était pour cela une merveille de mystère, et d'effroi. Et si dès le premier mort (après celle de Kane), le spectateur comprend que l'équipage du Nostromo mène un combat perdu d'avance, chaque membre le mènera jusqu'à un final nous remettant à notre place : Ripley, en petite tenue (tenue devenue légendaire), effectue quelques réglages avant son hypersommeil. Mais la menace est toujours là, tapie dans l'ombre. Et même après avoir vu ce film un nombre incalculable de fois, je ne réussis que difficilement à repérer le xénomorphe, prouvant bel et bien que la menace peut être n'importe où.
Ainsi Ripley est totalement désarmée, l'Alien sort de sa cachette, elle lui fait face. Elle serait nue que ce serait pareil, car la créature représente la puissance face à ce fragile corps humain, où rien ne pouvant servir de défense ne peut être dissimulé, tandis que l'Alien, par sa force, sa taille, et ses atouts physionomiques ont le dessus dans tous les cas. Oui, oui, cette scène est sexuelle, mais le duel tourne court, et elle réussit à éjecter l'extra-terrestre dans l'espace.
Nouvelle preuve que cette foutue bestiole est invincible, elle passe devant le réacteur, mais ne semble pas touchée, elle est dans l'espace, mais ne meurt pas, et au vu de sa couleur, on est en droit de supposer que cette immonde bête est belle et bien la Mort, en plus du prédateur ultime.
Par ailleurs, il est possible de faire un parallèle avec le premier film de la vieille trilogie de Papy Lucas. Si le mal est externe dans Un Nouvel Espoir, et où le corps est dissimulé par un costume (Dark Vador, pour les deux cancres du fond qui n'ont rien compris), le mal du film de Ridley Scott se trouve dans un premier temps à l'intérieur, qui doit céder à une véritable pulsion destructrice afin de s'émanciper, remplaçant de façon beaucoup plus adulte, le côté obscur de la Force, et sublimement représenté par l'Alien même.

Par ailleurs, s'il est facile d'établir un parallèle entre le succès de Luke skywalker, on peut tout aussi bien le faire pour un autre succès planétaire de la science fiction : 2001, l'Odyssée de l'Espace. En effet, et rejoignant mon paragraphe sur l'univers crédible d'Alien, Ridley Scott va opposer à la froideur et propre esthétique du film de Kubrick, son univers sombre et sale, magnifié par une photographie dans la plus pure tradition du cinéma gothique des années soixante. Et face à la naissance de l'humanité dans 2001, Scott opposera une mort certaine, inévitable, mais aléatoire (contrairement à la précision mathématique du film de Kubrick).
Ainsi, si 2001 peut représenter l'ordre, alors Alien est son opposé : le chaos.
J'en viens à l'idée de la compagnie. Leur émissaire sur le vaisseau, Ash entend bien étudier l'animal accroché au visage de Kane afin de peut-être en retirer une arme. N'oublions pas que nous sommes à la fin des années soixante-dix, et que la guerre du Viêt Nam a pris en 1975. Le conflit est encore dans tous les esprits, et l'ère post-Nixon est marquée par ce président encourageant le recours à l'arme plutôt qu'au dialogue. Ainsi c'est également le cas de cette compagnie qui pourrait tirer un maximum de profit de cette arme biologique.

Des acteurs sélectionnés
Avec une créature aussi impressionnante, on aurait pu en oublier qu'il fallait un réel talent pour montrer la peur et l'angoisse sur le visage de chaque membre de l'équipage.
Alors, tout le monde connait évidemment la fameuse Ripley, incarnée pour l'éternité par Sigourney Weaver. Elle est devenue en l'espace d'un film, une femme fragile qui devient une guerrière. Ce n'est pas pour rien que le cinéma à donné son nom à un syndrome. En effet, le syndrome Ripley est le fait pour un personnage féminin en apparence fragile, de devenir un guerrier aux nerfs d'acier. Pour l'accompagner, à la base dans le transport de minerai, 6 autres passagers :
Dallas, le chef de cette équipe, interprété par Tom Skeritt (Top Gun), à qui l'on pourrait prêter une relation avec Ripley. Dans le rôle de Kane, qui est le mec le plus malchanceux du film, puisque c'est le premier à se réveiller de l'hypersomnolence, c'est lui qui va dans le vaisseau inconnu sur LV-426, c'est lui qui est infecté, et c'est lui qui meurt en premier, nous retrouvons John Hurt que l'on retrouvera dans le rôle de John Merrick dans Elephant Man, ainsi que, plus récemment dans les Harry Potter, où il incarne Ollivander, le vendeur de baguettes.

Viennent ensuite les deux techniciens, Parker et Brett, incarnés respectivement par Yaphet Kotto (l'inoubliable Docteur Kananga de Vivre et Laissez Mourir), et Harry Dean Stanton, juste inoubliable dans Paris Texas, ou encore dans Sailor & Lula.
Le pilote, à l'origine masculin, mais changé en femme par Walter Hill, Lambert, est incarnée par Veronica Cartwright. On la reverra dans le génial Les Sorcières d'Eastwick.
Enfin, le septième passager, l'androide Ash, est incarné par Ian Holm, le fameux Bilbon de la trilogie de Peter Jackson sur Le Seigneur des Anneaux.
Je tiens à donner le nom de celui sans qui rien ne serait arrivé : Bolaji Badejo, qui était un étudiant africain en Design à l'époque, et repéré par le réalisateur dans un bar. Notons également, que le cascadeur anglais Eddie Powell incarna également l'Alien pour les séquences dangereuses. Enfin et pour terminer, l'ordinateur, Maman, est mû par la voix d'Helen Norton, qui jouait dans Superman 3.

Une musique spatiale
Etant donné que Ridley Scott avait carte blanche de la production pour mettre en image et en son, sa vision du script, il voulait engager le compositeur japonais, Isao Tomita. Ce compositeur très réputé dans son pays pour sa musique électronique, aurait ou correspondre au genre. Mais finalement les producteurs ont refusé, préférant un compositeur de formation dite classique. Le choix de la production se porte sur Jerry Goldsmith, déjà auteur de bandes originales telles que celles de La Planète des singes ou La Malédiction. Pour cette bande originale réussit à mettre en musique l'espace, avec de douces notes, mais il réussit également à installer la peur avec ses notes agressives aux violons. Sublime musique, tout simplement. notons que Ridley Scott utilisera, lors du générique final, la 2e symphonie "Romantique" de Howard Hanson.
Le Director's Cut
En 2003, Ridley Scott remonte son film pour la sortie du coffret DVD Alien Quadrilogy. Quelques minutes de différence, et deux scènes dites "importantes", que l'on retrouve en scènes coupées dans les bonus de la version cinéma : une gifle, et des cocons de personnages. Inutile, et posant plus de questions qu'il ne donne de réponses, ce montage est un coup marketing, ni plus ni moins. a voir pour dire de, mais clairement pas aussi bon que la version cinéma.
D'autant que le réalisateur lui-même déclarait qu'il était satisfait du montage de la version de 1979, alors dans ce cas, mis à part pour faire comme les autres, sur le coffret, je ne vois pas l'intérêt. Dans le présent coffret, c'est surtout pour le commentaire audio, que cette version est intéressante...

Le début d'une franchise
Le film est aussitôt un succès, et accumule 63 Millions de dollars au box office. Mais ce n'est que 7 ans que James Cameron se lance dans la suite du film de Ridley Scott, et délivre le film de SF-Hard Boiled qu'on connait. Puis David Fincher s'attèle au troisième épisode en 1992. Enfin, le quatrième film de la série, est réalisé par Jean-Pierre Jeunet, en 1997.
Dans ces entrefaites, l'extra-terrestre le plus célèbre du cinéma est adapté en bandes dessinées, aux Etats-Unis chez Dark Horse, tout comme l'autre extra-terrestre surnommé Pussy-face : Predator. Il était donc logique que les deux bestioles se rencontrent dans les comics, puis un

Conclusion
C'est en jouant sur le non dit, le hors champ ou l'horreur la plus visuelle, que Ridley Scott a réussit à imposer un film mêlant plusieurs genres, comme le survival, le huis-clos, l'horreur graphique, le suspens, et délivre également une belle réflexion sur la course à l'armement. Même si les trois suite de ce film sont excellentes, c'est bien le premier qui reste à mes yeux le meilleur d'entre tous, et c'est aussi là que l'Alien a le plus de "gueule". La naissance d'un mythe, une claque qui fonctionne toujours malgré les plus de trente ans du film, véritablement u tour de force majeur, puisque le film n'a pas vieilli, car il sait ménager ses effets, sans pour autant tout nous cacher. Un véritable chef d'oeuvre, ni plus ni moins.


Lien vers le test Aliens, Le Retour
Lien vers le test Alien 3
Lien vers le test Alien : Ressurection
Bon, autant éviter de tourner autour du pot : jamais je n'aurais cru pouvoir visionner ce film avec une image de cette qualité. Restauration? maximale pour Alien, avec une nuance dans les couleurs que j'avais vu, et mieux que j'ai rarement vu sur un blu-ray, car l'équilibre entre pellicule et rendu HD est tout simplement idéal! Un niveau de détail hallucinant (la transparence de l'oeuf, la goutte qui tombe vers le plafond...), et des noirs tout simplement parfaits.
Mon Top démo instantané, et une gifle que je n'avais que rarement reçu sur le support!
Je ne vois sincèrement pas ce que l'on peut demander de plus au support, sur un film à la photographie si particulière.
La plus belle façon de voir ce film, mais également une démo à faire à vos proches, tant le film montre une restauration faite avec sérieux.
Mon Top démo instantané, et une gifle que je n'avais que rarement reçu sur le support!
Je ne vois sincèrement pas ce que l'on peut demander de plus au support, sur un film à la photographie si particulière.
La plus belle façon de voir ce film, mais également une démo à faire à vos proches, tant le film montre une restauration faite avec sérieux.
Parlons de la VF en DTS 5.1, qui est équivalente à son homologue DVD, et qui manque d'un tout petit peu de d'espace, et d'ampleur pour restituer sa grande soeur VO DTS-HD Master Audio 5.1, qui premièrement est plus ample, et beaucoup plus immersive.
Dans les deux versions, ce sont les enceintes frontales qui auront le plus travail, et c'est même en VF que les arrières seront le plus sollicitées. Malgré tout, une supériorité indéniable de la VO, même si la VF s'en sort avec les honneurs.
Deux fabuleuses pistes sonores généreuses en montée en tension. Rien de moins que les deux pistes qu'on aurait aimé avoir depuis longtemps afin de profiter au maximum du score de Goldsmith.
L'ambiance générale est tout simplement ahurissante, donnant à ce premier film, une véritable piste de démo!
Dans les deux versions, ce sont les enceintes frontales qui auront le plus travail, et c'est même en VF que les arrières seront le plus sollicitées. Malgré tout, une supériorité indéniable de la VO, même si la VF s'en sort avec les honneurs.
Deux fabuleuses pistes sonores généreuses en montée en tension. Rien de moins que les deux pistes qu'on aurait aimé avoir depuis longtemps afin de profiter au maximum du score de Goldsmith.
L'ambiance générale est tout simplement ahurissante, donnant à ce premier film, une véritable piste de démo!
Ce n'est pas tant le nombre, mais la qualité des documentaires qui vous surprendront. Autant, certains films alignent les bonus comme des articles sur un ticket de caisse, autant les disques 1, 5 et 6, regorgent de documentaires allant à l'encontre même de la promotion, montrant simplement des personnes travaillant avec leurs tripes, afin de naissance à un film auquel ils croient. Passionnant dans la très grande majorité, les bonus des disques de cette anthologie, sont à l'image de la saga Alien : indispensables!!
Ce coffret est réellement un "Ultimate", puisque les personnes n'ayant pas connu les joies du Laser Disc pourront malgré tout retrouver les bonus des précédentes éditions du grand CD jaune !!
Un titanesque travail de recherche, de rassemblement de tout ce matériel, pour donner ni plus ni moins, que ce qu'il y a de plus exhaustif pour cette saga intemporelle.
Le coffret présente déjà en soi, un bonus de taille : le mode Mu-th-ur (à cause du nom de l'ordinateur d'Alien le huitième passager, Mother, Maman, en VF).
Ainsi, ce mode permet de placer des signets, et votre lecteur les mémorisera, car certains signés sélectionnés à partir du Disque 1, ne seront que sur le disque 5. Et bien, lors de l'insertion du cinquième disque, la première chose que vous verrez est le sigle de la Weyland-Yutani, vous permettant ainsi de sauter les annonces anti-piratage, et autres bandes annonces éditeur, pour directement arriver au menu.
Bien entendu, plus vous sélectionnerez de choses à regarder, comme si vous choisissiez votre menu au restaurant, le temps de chargement pourra être considérablement allongé. Mais force est de constater que si les vingts premières minutes d'utilisation ne sont pas faciles, une fois la bête apprivoisée, ce mode est un véritable bonheur. A noter, que le Blu-Ray de Minority Report proposait déjà un mode semblable, mais beaucoup développé (la somme de bonus étant également plus légère). Un mode à apprendre, à utiliser, afin de se régaler. Un gros pas en avant, à mon avis, dans l'univers des bonus Blu-Ray. C'est beau la technologie Java!
Bonus présents sur le disque Alien
--
Accès à la Version Director's Cut de 2003 : pour passer à l'autre version du film.

Version Director's Cut de 2003

Les bonus sont "découpés", par disque, et les disques 5 et 6, ne regroupent que les bonus du film testé, pour les bonus des autres films de la franchise, reportez-vous aux tests correspondants.
Disque 5 : Anthologie : La Création
--Contenus Additionnels : 27 modules inédits, regroupant encore d'autres choses sur le premier film de la saga, avec entres autres des souvenirs, des interviews, des réflexions, un choix avorté de Meryl Streep, dans le rôle de Ripley, l'influence du projet précédent d'O'Bannon et Giger : Dune, ou encore, et c'est ce qui m'a le plus surpris : le recrutement de cet étudiant africain (nigérien pour être exact), pour endosser le costume de la créature. Un sacré bon moment vous attend avec ces modules. Tout ce qu'il vous faut c'est du temps ! Et ai-je besoin de vous dire que chacun de ces 27 modules est indispensable, et DOIT être vu !

Disque 6
--Prévisualisation Concept Artistique Distribution Production Photographies Post-Production et retombées Photographies Divers

Disque 6 - Partie Anthologie
--Alien dans la cave : La Collection de Bob Burns : La collection d'objets venant directement des plateaux de tournage de Bob Burns. Il a réussit à tout récupérer, car il faisait un spectacle gratuit en pleine rue, devant lui pour Halloween. La Fox a bien voulu lui filer des accessoires provenant des deux premiers films, et Burns a eu le droit de les garder. Quelques jours après, on lui demandait s'il en voulait d'autres. Il répond oui, et c'est une grue, et plusieurs 38tones qui débarquent et livrent même les décors des vaisseaux, les maquettes, et la Reine grandeur nature! (SD - VOST-F - 16'54"). Parodie : Galerie d'images Dark Horse : Il s'agit ici d'un diaporama chapitré comme précédemment, sauf que ce sont les covers des comics américains sur Alien. Je suis reparti 15 ans en arrière avec les premiers paperback que j'achetais. Galerie Patchs et Logos : Encore un diaporama chapitré, où sont présentés les patchs (les écussons en tissus), ainsi que leur dessins préparatoires et les dessins des logos des films. Crédits : Les crédits de ce coffret.
Ce coffret est réellement un "Ultimate", puisque les personnes n'ayant pas connu les joies du Laser Disc pourront malgré tout retrouver les bonus des précédentes éditions du grand CD jaune !!
Un titanesque travail de recherche, de rassemblement de tout ce matériel, pour donner ni plus ni moins, que ce qu'il y a de plus exhaustif pour cette saga intemporelle.
Le coffret présente déjà en soi, un bonus de taille : le mode Mu-th-ur (à cause du nom de l'ordinateur d'Alien le huitième passager, Mother, Maman, en VF).
Ainsi, ce mode permet de placer des signets, et votre lecteur les mémorisera, car certains signés sélectionnés à partir du Disque 1, ne seront que sur le disque 5. Et bien, lors de l'insertion du cinquième disque, la première chose que vous verrez est le sigle de la Weyland-Yutani, vous permettant ainsi de sauter les annonces anti-piratage, et autres bandes annonces éditeur, pour directement arriver au menu.
Bien entendu, plus vous sélectionnerez de choses à regarder, comme si vous choisissiez votre menu au restaurant, le temps de chargement pourra être considérablement allongé. Mais force est de constater que si les vingts premières minutes d'utilisation ne sont pas faciles, une fois la bête apprivoisée, ce mode est un véritable bonheur. A noter, que le Blu-Ray de Minority Report proposait déjà un mode semblable, mais beaucoup développé (la somme de bonus étant également plus légère). Un mode à apprendre, à utiliser, afin de se régaler. Un gros pas en avant, à mon avis, dans l'univers des bonus Blu-Ray. C'est beau la technologie Java!
Bonus présents sur le disque Alien
--
- Version Cinéma 1979
- Commentaire Audio de 1999 de Ridley Scott : Passionnant commentaire, où Ridley nous explique tout ce que l'on s'est toujours posé! Passionnant, même si le réalisateur peut parfois être soporifique dans le ton, ses anecdotes et explications sont indispensables.
- Musique isolée de la version cinéma : La piste isolé avec uniquement la musique absolument géniale de Jerry Goldsmith, un bonus qui vaut malgré tout son pesant d'or.
- Musique isolée (version originale du compositeur) : inédit : La bande originale, originale, c'est-à-dire avant le refus, ou la modification par le studio, le réalisateur ou l'auteur. Une musique peut-être plus extravagante que celle du film.
- Index des scènes coupées : Même si elles ne sont pas inédites, elles ont le mérite d'être proposées en HD, et en VF ou VOST-F). Rien d'exceptionnel, le film se suffit à lui-même, pas besoin d'en ajouter :
- La Transmission : 1'35"
- L'arme de Kane : 0'12"
- Une Gifle en plein visage : 0'48"
- Pluie Rouge : 1'50"
- Accès Accordé : 0'11"
- Cocon : 1'51"
- Pas un amoureux des chats : 0'10"

- Commentaire Audio de 2003 par Ridley Scott, les acteurs, et le reste de l'équipe : Alors explication, parce que les acteurs et le reste de l'équipe, c'est un peu vague. Les acteurs présents sont John Hurt, Harry Dean Stanton, Veronica Cartwright, Tom Skeritt, et Sigourney Weaver. Le reste de l'équipe (j'ai du mal avec ce terme) : Dan O'Bannon (scénariste), Terry Rawlings (monteur), et Ron Shusett (producteur exécutif). Très bon commentaire, notamment sur les décors et les costumes, les souvenirs de chacun, on sent une bonne ambiance générale, à écouter.
- Musique isolée (version originale du compositeur : Comme pour la version cinéma, c'est le score de Jerry Goldsmith uniquement qui est diffusé pendant le film.
- Marqueur de scènes coupées : Excellente idée que ce marqueur. En effet, en l'activant, un symbole apparaitra pendant le film (en version Director's Cut), vous indiquant que cette scène est une scène supplémentaire/ raccourcie/étendue. Très intéressant et pratique à utiliser.
- Accéder à la version cinéma de 1979 : pour passer à l'autre version du film.

Les bonus sont "découpés", par disque, et les disques 5 et 6, ne regroupent que les bonus du film testé, pour les bonus des autres films de la franchise, reportez-vous aux tests correspondants.
Disque 5 : Anthologie : La Création
--
- La Bête de l'intérieur : la fabrication d'Alien : Le Making of chapitré (et décomposé comme ci-dessous), qui vous demandera pas moins 177 minutes et 34 secondes !! Et oui, pas loin de trois heures! Chaque étape du processus de création de ce chef d'oeuvre y passe, et même si ce bonus était déjà présent dans le coffret 9DVD, c'est avec plaisir que je l'ai revu. Indispensable
- le monstre principal : Développement de l'histoire : (18'14")
- Les créateurs : Réalisation & Design : (16'41")
- les Camionneurs de l'espace : Le Casting : (14'53")
- La Peur de l'inconnu : Studio Sheperton, 1979 : (24'03")
- Les profondeurs obscures : Nostromo et la planète Alien : (17'28")
- Le Huitième Passager : Conception de la Créature : (31'34")
- Au futur : Montage et Musique : (16'28")
- Les Effets Visuels : (18'51")
- Un cauchemar réalisé : Réactions au film : (19'22")
- Conception du cycle de vie Alien
- l'influence de Dune de Jodorowsky
- O'Bannon travaillant avec Shusett
- L'épiphanie de Ridley Scott
- Jon Finch met les points sur les i
- Trouver Ripley
- Les acteurs comme accessoires
- Sigourney Weaver apprend le métier
- L'art Fonctionnel de Ron Cobb
- Dailies : improvisation de Parker & Brett
- Ce look du futur ancien
- Les essais de mouvement de Bolaji Badejo
- Découverte de Bolaji Badejo
- Giger sur Giger
- Le Brio déroutant de H.R. Giger
- James Cameron dissèque Alien
- Cocon d'amour
- Jerry Goldsmith se souvient d'Alien
- Jerry Goldsmith sur le silence
- Le pour & le contre des temp tracks
- Relations entre personnes du même sexe dans l'espace
- Les oiseaux-jouets de la destruction
- Les souvenirs de la Nuit des Oscars
- Tournage d'Essai : Nostromo sur un monte-charge
- La fin d'un genre
- Premières impressions
- La Bataille de O'Bannon pour se faire reconnaitre

Disque 6
--
- Pré-production
- Développement
- Première version du scénario par Dan O'Bannon
- Première version du scénario par Dan O'Bannon
- Développement
- Ridleygrammes : aperçus et notes d'origines
- Archive de Storyboards
- L'art d'Alien : Portfolio d'Art Conceptuel
- Bout d'essai de Sigourney Weaver
- Galerie des Portraits de la Distribution
- Le Chestburster : séquence multi-angles
- Galerie des Graphismes vidéos
- Galerie d'images de production
- Polaroïds de continuité
- Les Décors d'Alien
- L'Atelier de H.R. Giger
- Vidéos
- Scènes Coupées Supplémentaires
- Scènes Coupées Supplémentaires
- Galerie d'images
- Experience the Terror
- Archives Laserdisc : 22 chapitres de tous ce que les afficionados du CD géant jaune ont pu découvrir, dans les éditions américaines de l'époque, les LD NTSC. Quoiqu'il en soit, cette section, à la qualité vidéo hésitante (NTSC oblige), est là, on ne va pas s'en plaindre!
- Alien Legacy :
- Cinémathèque Américaine : Questions à Ridley Scott
- Bandes Annonces TV & Cinéma

Disque 6 - Partie Anthologie
--
- Alien Evolution (version TV 2001 Originale) : Il s'agit d'un reportage datant de 2001, diffusé le 13 octobre de cette année là sur Channel 4 au Royaume-Uni. Ce reportage traite de l'héritage des quatre films Alien. Plutôt intéressant, d'autant que le grand Oublié Dan O'Bannon y est interviewé, ainsi que certains membres des différentes équipes sur les quatre films (SD - VOST-F - 48'53").
- Alien Evolution (nouveau montage 2003) : Un nouveau montage du précédent reportage, avec des interviews étendues. Ce montage était prévu pour le Laserdisc, mais a finalement atterri sur le coffret 9 DVD : Alien Quadrilogy.
- La Saga Alien : Reportage de près de deux heures (1h49'02"), qui balaye toute la saga, avec l'évolution de Ripley sur chaque film mais aussi celle des Aliens.
- Attraction 3D Aliens le Retour : divisé en deux parties, il s'agit ici, de s'intéresser à l'attraction située en Corée. Malheureusement, jamais dans ce coffret on ne parlera de l'attraction de Londres, où le visiteur était un civil escorté par des marines sapés comme dans le second film, et ces soldats se faisaient attraper par les xénomorphes un par un. Dommage que personne n'en parle...
- Script : le script complet de cette attraction, sous forme de diaporama chapitré (un chapitre, une page)
- Concept Artistique : Toujours sous forme de diaporama chapitré, comprenant des dessins préparatoires et les storyboards de l'attraction.
- Peter's Daughter (Family Guy Saison 6 Episode 7) : Trente et une secondes du dessin animé, où la Reine explique à Ripley et à Newt que si elles croient s'échapper comme ça, elles se trompent. Très drôle. (SD - VOST-F - 0'31").
- La Folle Histoire de l'Espace : le passage du restaurant du film de Mel Brooks, où John Hurt reprend son rôle d'Alien le Huitième Passager, et finit par un "Not Again!", suivi d'un numéro de claquettes par le Chestburster. Super marrant (SD - VOST-F - 1'47").
- Acheter le blu-ray Alien, le 8ème Passager sur :
- Amazon.fr
Commentaires
06/11/2010 09:13
Ah tu l'aimes ce xénomorphe, hein ?! ^^ Tu en parles avec tellement de passion qu'on sent dans ton test une véritable envie de transmettre cet engouement !
Test impeccable, détaillé et fouillé jusque dans les bonus !
J'adore cette saga et cette mouture en HD lui rend honneur !
Un grand merci Jeremy !
Test impeccable, détaillé et fouillé jusque dans les bonus !
J'adore cette saga et cette mouture en HD lui rend honneur !
Un grand merci Jeremy !
06/11/2010 09:29
"Un xéno quoi mon lieutenant.... ah ça c'est ton insecte"
Magnifique test , très travaillé qui donne plus qu'envie de voir (?!) ou revoir ces monuments de la SF qui en plus sont particulièrement bien travaillé sous ce format.
Magnifique test , très travaillé qui donne plus qu'envie de voir (?!) ou revoir ces monuments de la SF qui en plus sont particulièrement bien travaillé sous ce format.
06/11/2010 12:35
Superbe test
Le film de Ridley Scott reste le meilleur film de la saga de par sa réalisation et son ambiance horrifique
Il faut évidemment noter que le travail de designer de Giger sur le film a beaucoup contribué à la réussite du film
Le film de Ridley Scott reste le meilleur film de la saga de par sa réalisation et son ambiance horrifique
Il faut évidemment noter que le travail de designer de Giger sur le film a beaucoup contribué à la réussite du film
06/11/2010 13:03
Ah ouais putain de test de furieux ! Ça donne envie de mettre directement la galette dans le BR.
Puis le BR rend hommage comme il se doit au film et merci à la Fox de ne pas nous avoir blousé avec des bonus à la con. Franchement chapeau !
Puis le BR rend hommage comme il se doit au film et merci à la Fox de ne pas nous avoir blousé avec des bonus à la con. Franchement chapeau !
06/11/2010 16:41
Grand film, le meilleur de la franchise très clairement un must du genre
07/11/2010 13:47
C'est mon épisode préféré également de part cette ambiance inégalée, la musique, la peur, la froideur de l'espace...
Bref ton test rend un très bel hommage au film
Bref ton test rend un très bel hommage au film
07/11/2010 14:47
Merci à tous !
16/09/2011 09:57
Vu, enfin, dans cette édition. Sacré restauration, même si ce n'est pas parfait, mais le résultat reste bluffant. En revanche, ça me confirme bien que ce n'est pas mon préféré de la franchise. Le plus anxiogène, clairement, et un grand film. Mais j'attends de me rematter les 2 et 3 pour donner un avis déf !

































































































































Que dire d'Alien après ça ? .... film ultime ? parfait ? en tout cas il a révolutionné le genre c'est clair. Je l'ai vu à l'âge de 12 ans (avant c'était interdit au moins de 13 ans) et je me rappelle avoir été totalement scotché lors de la scène de Kane.
Je garde un souvenir très intense de ce film. La musique de Goldsmith en DTS-HD Master Audio, je vous raconte même pas
Et puis le blu-ray rend vraiment justice au film, c'est un bonheur. INDISPENSABLE !