28 Semaines Plus Tard - Le test blu-ray
Publié le 2010-10-27 08:51:15 par Sébastien
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En 2002, 28 Jours Plus Tard foutait un gros coup de pied au cul du cinéma d'horreur et Danny Boyle nous balançait dans les gencives une petite merveille de zombie flick sans zombies. Un métrage hallucinant, entièrement tourné à la caméra DV, mélange de documentaire, de fiction, de zombie flick et de survival. Un tout petit budget (environ cinq millions de livres) qui remettait également au goût du jour le genre puisque les années 90 avaient plus ou moins vu la disparition des grandes productions au profit d'une profusion de séries Z (qui ont leur charme bien sûr).
Surtout 28 Jours Plus Tard modernisait complètement le concept. Ici, pas de zombies, mais des contaminés (pas à proprement parler une innovation, car d'autres films avant lui mettaient en avant le principe du virus, reste que 28 Jours Plus Tard s'inscrit totalement dans notre époque) et surtout des cannibales coureurs (même si certains cinéastes italiens des années 60 avaient plus ou moins tentés d'en faire autant). 28 Jours Plus Tard fonde réellement une deuxième école, par opposition aux zombies marcheurs classiques, celle des zombies qui courent comme des lapins (repris dans Dawn of the Dead ou Zombieland).
Cette opposition, ces deux types de zombies, va d'ailleurs entraîner une vraie rupture. Vieille école contre nouvelle vague en somme, Romero, par exemple, restant défenseur du zombie marcheur (logique), allant même jusqu'à regretter le choix de Zack Snyder d'avoir souscrit au "modernisme" en optant pour le zombie coureur dans son remake de Dawn of the Dead.

Enfin, et peut-être le plus suprenant là dedans, 28 Jours Plus Tard sera un réel succès, public mais aussi critique. On ne peut nier l'influence qu'aura ce film sur toute une partie de la production de genre, qui reprendra à son compte le dynamisme voulu et soutenu par Boyle. Sans 28 Jours Plus Tard, il n'y aurait peut-être jamais eu de [REC] ou de [REC]². Il n'était donc pas suprenant qu'à un moment donné ou un autre, une suite finisse par arriver. Cette suite sera 28 Semaines Plus Tard.
Au contraire de ce que l'on a souvent pu lire à droite et à gauche, 28 Jours Plus Tard n'était pas forcément conçu comme le premier volet d'une série (une trilogie en l'occurence). Pour la bonne et simple raison que le film se suffisait à lui-même. Il avait un début et une fin, fin pas franchement ouverte en prime. Donc la question d'une suite ne s'est pas forcément posée. En fait, si, elle s'est posée, mais plutôt en terme de légitimité. Quel genre de suite ? Pour raconter quoi ?
Ainsi, dans un premier temps, Alex Garland et Danny Boyle envisagèrent une suite directe au premier, qui se serait nommée 29 Jours plus Tard, reprennant les personnages du premier. Puis ils pensèrent à une histoire, se situant dans le même temps que 28 Jours Plus Tard, se concentrant sur un groupe de soldats anglais chargés de l'évacuation du Premier Ministre et de la Reine. C'est alors que Juan Carlos Fresnadillo va arriver et proposer son projet. Quelques semaines après la fin du premier, se concentrer sur la reconstruction du Royaume-Uni, de Londres pour commencer, se focaliser sur une famille et les épreuves qu'elle a traversées, un bidon d'essence et une allumette pour que le tout fasse boum. Et, bingo, ce sera la bonne !

Suite ne rime pas forcément avec paresse. Pour le coup, c'est changement complet de situation entre les deux, et à tous points de vues. Déjà pour le budget (qui double en gros). Par la technique également ainsi que par la taille de l'équipe. Surtout par l'ambiance. Quand 28 Semaines Plus Tard commence, le Royaume-Uni a été décimé. Il n'y a plus personne. Le virus a disparu car tous les porteurs sont morts de faim. L'armée américaine est sur place, pour favoriser reconstruction et repopulation par retour des Britanniques hors du territoire lors des évènements ou qui réussirent à être évacués plus les quelques survivants, retrouvés sur place.
On peut découper le film en deux parties. L'une suit complètement la fin du premier, qui se terminait par les premiers infectés mourant de fin et des chasseurs de l'armée en reconnaissance sur le territoire. Ainsi, cette partie est plutôt optimiste, les Britanniques qui reviennent sont installés dans une partie sûre de Londres, une partie nettoyée, avant de pouvoir aller ailleurs. On parle reconstruction, le pire est passé. Jusqu'à un certain évènement, une certaine découverte qui va entraîner à nouveau le chaos et plonger le film dans une seconde partie elle, nettement plus sombre, plus sombre encore que 28 Jours Plus Tard.
Car 28 Jours Plus Tard, malgré le chaos, la destruction d'un pays, les morts, la violence, restait malgré tout un film plutôt optimiste, en tout cas largement plus que la moyenne des zombies flick. Car à la fin, le virus était en voie d'éradication, les trois personnages principaux avaient survécu, bref le plus gros était passé. C'est rare dans le genre puisque la plupart du temps, tout le monde meurt à la fin et la situation n'a généralement pas d'échappatoire (en simplifiant bien sûr). Il faut aussi dire que la nature même du chaos engendré, cette sorte de rage, transmise par un virus, et la situation géographique de l'épidémie, une île, ne pouvait avoir comme conséquence que sa disparition, à terme. C'est aussi pour ça que 28 Jours Plus Tard se suffisait à lui-même car se terminant sur du positif, malgré tout, la promesse d'un lendemain meilleur.

Changement de registre pour sa suite car, dès que la seconde partie démarre, on retombe à nouveau dans le chaos, mais cette fois ci un chaos nettement plus "définitif". A travers la destruction, les situations désespérées, les mesures prises par les humains, tout pointe du doigt la fin des illusions. Le film va baigner alors dans une ambiance d'une noirceur vraiment éprouvante pour le spectateur. On rejoint ici les canons du genre à savoir qu'il n'y a pas de moyens de s'en sortir. De fait, les survivants auxquels la caméra s'attache n'auront de cesse de trouver un moyen de s'échapper, moyens qui leur seront régulièrement refusés ou retirés, avec à chaque fois le prélèvement de la vie de l'un d'entre eux. C'est un véritable jeu de massacre, que les militaires américains tentent de leur mieux d'endiguer, avant de reconnaître leur échec et d'essayer de tout détruire. Echec également, certains infectés s'échappant. La fin, ouverte au possible, cessait définitivement de nous laisser espérer un mieux. La chaos allait s'exporter.
On peut pas faire plus clair n'est ce pas ?
Grand architecte de ce chaos, l'espagnol Juan Carlos Fresnadillo nous livre un exercice époustouflant de maîtrise. J'avais déjà été particulièrement marqué par son énigmatique premier film, Intacto, qui m'avait frappé par la qualité de son scénario et par cet esthétisme trouble qui s'en dégageait. Et d'esthétique, il en sera également question dans ce 28 Semaines Plus Tard. Surtout, il sera question de maîtrise. Comme Boyle pour 28 Jours Plus Tard, Fresnadillo opte pour le format "documentaire de guerre". Beaucoup de scènes sont filmées caméra à l'épaule, avec des mouvements désordonnés, qui accentuent le chaos lié aux apparitions des contaminés. Les plans sont rapides, le montage vif, les gros plans sont multipliés dans des scènes que nous sommes contraints de regarder, des moments insoutenables et extrêmement déstabilisants. Elles n'ont en effet rien de confortable, sont éprouvantes.
Fresnadillo maîtrise également très bien le rythme de son film, proposant scènes de calme, plus intimistes (même dans la seconde partie du film, comme ce moment à Regent Park, dans l'oeil du cyclone). Il multiplie ainsi les prises de vue aériennes de Londres, faisant de la ville un acteur, puis un piège que ce soit à cause de la présence des contaminés ou du passage au napalm de certains quartiers de la ville par les militaires, jusqu'au gazage de ces mêmes quartiers. La ville devient alors les machoires d'un piège qui se referme lentement mais sûrement sur les survivants. Les prises de vue de Londres sont d'ailleurs fascinantes, celles d'une ville vide, dépeuplée, impressionnante de silence (les prises du vues ont été pour la plupart faites les dimanches matins, très tôt). On ressent parfaitement la résultante du virus après 28 Jours Plus Tard, son action sur la population britannique, à savoir sa disparition. Preuve également d'un savoir faire réel pour ce qui n'est finalement que son deuxième film, Fresnadillo contournera intelligement certaines difficultés liées au fait de tourner en ville. Un exemple parmi d'autres, il remettra au goût du jour la technique connue sous le nom de Nuit Américaine, consistant, grâce à l'utilisation de filtres, de tourner de jour, des scènes censées se passer de nuit, technique très en vogue dans les années 80. En effet, la nuit, Londres est parsemée de lumières. Or, dans le film, c'est une ville morte, abandonnée. D'où l'idée d'avoir recours à cette technique. Plutôt malin n'est-ce pas ?

En prime, on peut réaliser un film de genre et être intelligent dans le propos. Le virus tel qu'il est présenté, son mode de transmission, ses origines (découvertes dans les bonus), fait écho avec un certains nombre d'évènements actuels. En effet, le virus est un dérivé du cancer et d'ebola et les modes de transmission, salive et sang, font diablement pensés au SIDA. Si on rajoute à ça qu'au départ, les recherches étaient menées pour "contrôler" la violence des individus, en vue très certainement d'une "maîtrise" des masses, on est complètement dans le délire répressif propre à notre époque. Quant à la symbolique de la maladie et la transmission du premier cas, post éradication, comment ne pas y voir un retournement de l'acte d'amour, venant du symbole même de la vie. La mère, qui transmet le virus en embrassant son mari, dans ce qui peut aussi bien être un acte de contrition (elle pardonne son mari), qu'une vengeance (elle le punit pour son acte). Cette même mère qui devient alors l'instrument de l'apocalypse. Bref, on peut y passer des heures, reste une réfléxion riche même pour ce domaine qui a souvent été contestataire !
Le scénario, conçu par Fresnadillo, en décidant de se focaliser sur une famille, en reconstruction, en parallèle de celle de Londres, et qui vole en éclat en même temps que la ville, joue, avec une intelligence rare sur le personnage du père. Fresnadillo va ainsi multiplier les moments particulièrement éprouvants avec en point d'orgue, cette formidable introduction qui, chronologiquement, se passe pendant 28 Jours Plus Tard. Cette séquence, l'une des plus marquantes, des plus sombres, des plus choquantes qu'il m'ait été de voir, est le point de départ et la cause de tout ce qui se passera après. La culpabilité née du geste que commettra cet homme sera la cause de ses efforts pour tenter de reconstruire une stabilité familiale, après le retour de ses enfants et puis, une fois contaminé, de la véritable chasse, pleine de rage à laquelle il se livrera.
Dans ce film, Robert Carlyle (Trainspotting, La Plage) est simplement époustouflant. Mon histoire d'amour personnelle avec lui à démarrer vers 1998, quand je l'ai découvert en train de jouer l'excellent Francis Begbie, dans le non moins excellent Trainspotting. Carlyle ne m'a jamais déçu depuis et il est tout bonnement impressionnant dans le rôle, du père, à la fois figure forte et portant le poids de sa trahison, poids qui servira de catalyseur, de but à l'expression de sa rage, lorsqu'il sera contaminé. Il se livrera alors à une véritable chasse à l'homme pour retrouver ses deux enfants et les tuer. Il est touchant en tant qu'humain car, malgré tout, on comprend sa décision en début de film, on partage le poids de cette culpabilité, le mensonge auquel il se livre avec ses enfants. En contaminé, il fait froid dans le dos, devient une bête fauve, un chasseur implacable.

L'autre pendant de la famille est la mère qui est jouée par Catherine McCormack, qu'on a pu voir dans Braveheart ou Spy Game. C'est également ici un rôle clef, source de la culpabilité du mari, et cause du retour du virus sur l'île. Un rôle marquant d'autant plus qu'en tant que mère, source de vie, elle devient son exacte opposé et à son corps défendant. Elle est peu de temps à l'écran, mais sa présence, les expressions de son visage marquent. A noter également les présences de Rose Byrne, déja vue dans Sunshine et dans l'excellente série Damages, et Jeremy Renner (S.W.A.T. Unité d'élite, Démineurs), tous deux dans le rôle de soldats qui cherchent à évacuer les deux enfants, Andy et Tammy, sources possibles d'un traitement pour le virus, Byrne et Renner proposant des interprétations solides et concernées, ce dernier s'offrant même le luxe d'un sacrifice particulièrement troublant. Enfin, saluons également les performances d'Imogen Poots et de Mackintosh Muggleton, dans les rôles respectifs de Tammy et d'Andy, et qui délivrent de belles performances dans des rôles et des conditions tout sauf simples.
Quand en plus d'un scénar solide, d'une réalisation de premier ordre et d'une très bonne interprétation, on rajoute le score proprement hallucinant de John Murphy, déjà à l'oeuvre sur Sunshine ou 28 Jours Plus Tard, on obtient quelque chose de définitivement marquant. Murphy signe une bande son de premier plan, parfaitement raccord avec le film, en osmose, avec quelques morceaux réellements marquants, de ceux qui vous restent après le visionnage.
L'une des grandes réussites de Fresnadillo, c'est d'avoir réussi à conserver le cadre du drame humain, même dans la plus parfaite boucherie. 28 Semaines Plus Tard est en effet un drame global, puisqu'il réintroduit le virus alors qu'il avait disparu, c'est surtout un drame familial, vu les évènements arrivant du début à la fin du métrage à la famille sur laquelle nous nous focalisons. D'abord séparés, au début du film, les enfants étant en Espagne au moment où la crise démarre, la perte de la mère, l'acte du père (et la culpabilité en découlant), les retrouvailles avec le père en vue de la reconstruction du pays, puis les retrouvailles avec la mère avant que tout éclate en morceaux. Ici, les humains ne sont pas des surhommes, nous ne verrons pas de survivants se transformer en guerrier. Ceux ne sont que de simples hommes et femmes. J'ai trouvé que la chape de plomb qui s'abat sur nos épaules dans la seconde partie du film ne fait que s'alourdir jusqu'au bout.

Surtout, et à la différence du premier, l'action humaine semble totalement inadaptée et carrément dépassée. Si l'armée est encore une fois pointée du doigt, ce n'est cette fois ci pas pour les mêmes raisons. Dans le premier, en gros, des soldats faisaient du carton de contaminés pour le fun et, parallèlement à ça, faisaient montre d'une cruauté, aussi bien envers les contaminés que les survivants, finalement très humaine. Sous entendu, les contaminés ne sont pas mauvais en tant que tel, ils ne font que ce que leur "nature" les force à faire, aveuglement là où l'homme peut être le véritable danger. Dans 28 Semaines Plus Tard, l'armée tente de juguler le flux de contaminés comme elle peut et finit par opter pour des mesures extrèmes (en gros "tirez dans le tas") sans pour autant avoir volonté de faire du "mal", mais plutôt dans une recherche de choix rationnels. Ce n'est pas plus joli comme acte, mais à la différences des soldats du premier, ils n'en tirent, visiblement aucun plaisir. Ainsi, le choix de la "terre brulée" sonne clairement comme un constat d'échec total, de la société des hommes comme de ses moyens de défense, incapable de penser différement, de façon non linéaire.
Ainsi, vous l'aurez compris, 28 Semaines Plus Tard transcende 28 Jours Plus Tard, va encore plus loin à tous les niveaux, se permettant même le luxe de rallier à lui des gens n'ayant pas aimé le premier. Il est plus dur, plus gore, plus rapide, plus violent, plus nihiliste que 28 Jours Plus Tard. C'est un film marquant, prenant, exigeant, de ceux qui vous marquent de façon indélébile, vous font souffrir en accord avec les acteurs. On ressort de 28 Semaines Plus Tard halluciné, meurtrie, changé. Et on en redemande.
P. S. : A noter que le fameux troisième volet, 28 Mois Plus Tard, semble toujours d'actualité, Danny Boyle ayant déclaré il y a peu que, s'il devait voir le jour, il se chargerait de la réalisation et qu'il était donc fortement interessé par sa mise en route. Gageons, espérons que ce projet se concrétisera enfin et apportera un final encore plus marquant que ce second épisode.

Surtout 28 Jours Plus Tard modernisait complètement le concept. Ici, pas de zombies, mais des contaminés (pas à proprement parler une innovation, car d'autres films avant lui mettaient en avant le principe du virus, reste que 28 Jours Plus Tard s'inscrit totalement dans notre époque) et surtout des cannibales coureurs (même si certains cinéastes italiens des années 60 avaient plus ou moins tentés d'en faire autant). 28 Jours Plus Tard fonde réellement une deuxième école, par opposition aux zombies marcheurs classiques, celle des zombies qui courent comme des lapins (repris dans Dawn of the Dead ou Zombieland).
Cette opposition, ces deux types de zombies, va d'ailleurs entraîner une vraie rupture. Vieille école contre nouvelle vague en somme, Romero, par exemple, restant défenseur du zombie marcheur (logique), allant même jusqu'à regretter le choix de Zack Snyder d'avoir souscrit au "modernisme" en optant pour le zombie coureur dans son remake de Dawn of the Dead.

Enfin, et peut-être le plus suprenant là dedans, 28 Jours Plus Tard sera un réel succès, public mais aussi critique. On ne peut nier l'influence qu'aura ce film sur toute une partie de la production de genre, qui reprendra à son compte le dynamisme voulu et soutenu par Boyle. Sans 28 Jours Plus Tard, il n'y aurait peut-être jamais eu de [REC] ou de [REC]². Il n'était donc pas suprenant qu'à un moment donné ou un autre, une suite finisse par arriver. Cette suite sera 28 Semaines Plus Tard.
Au contraire de ce que l'on a souvent pu lire à droite et à gauche, 28 Jours Plus Tard n'était pas forcément conçu comme le premier volet d'une série (une trilogie en l'occurence). Pour la bonne et simple raison que le film se suffisait à lui-même. Il avait un début et une fin, fin pas franchement ouverte en prime. Donc la question d'une suite ne s'est pas forcément posée. En fait, si, elle s'est posée, mais plutôt en terme de légitimité. Quel genre de suite ? Pour raconter quoi ?
Ainsi, dans un premier temps, Alex Garland et Danny Boyle envisagèrent une suite directe au premier, qui se serait nommée 29 Jours plus Tard, reprennant les personnages du premier. Puis ils pensèrent à une histoire, se situant dans le même temps que 28 Jours Plus Tard, se concentrant sur un groupe de soldats anglais chargés de l'évacuation du Premier Ministre et de la Reine. C'est alors que Juan Carlos Fresnadillo va arriver et proposer son projet. Quelques semaines après la fin du premier, se concentrer sur la reconstruction du Royaume-Uni, de Londres pour commencer, se focaliser sur une famille et les épreuves qu'elle a traversées, un bidon d'essence et une allumette pour que le tout fasse boum. Et, bingo, ce sera la bonne !

Suite ne rime pas forcément avec paresse. Pour le coup, c'est changement complet de situation entre les deux, et à tous points de vues. Déjà pour le budget (qui double en gros). Par la technique également ainsi que par la taille de l'équipe. Surtout par l'ambiance. Quand 28 Semaines Plus Tard commence, le Royaume-Uni a été décimé. Il n'y a plus personne. Le virus a disparu car tous les porteurs sont morts de faim. L'armée américaine est sur place, pour favoriser reconstruction et repopulation par retour des Britanniques hors du territoire lors des évènements ou qui réussirent à être évacués plus les quelques survivants, retrouvés sur place.
On peut découper le film en deux parties. L'une suit complètement la fin du premier, qui se terminait par les premiers infectés mourant de fin et des chasseurs de l'armée en reconnaissance sur le territoire. Ainsi, cette partie est plutôt optimiste, les Britanniques qui reviennent sont installés dans une partie sûre de Londres, une partie nettoyée, avant de pouvoir aller ailleurs. On parle reconstruction, le pire est passé. Jusqu'à un certain évènement, une certaine découverte qui va entraîner à nouveau le chaos et plonger le film dans une seconde partie elle, nettement plus sombre, plus sombre encore que 28 Jours Plus Tard.
Car 28 Jours Plus Tard, malgré le chaos, la destruction d'un pays, les morts, la violence, restait malgré tout un film plutôt optimiste, en tout cas largement plus que la moyenne des zombies flick. Car à la fin, le virus était en voie d'éradication, les trois personnages principaux avaient survécu, bref le plus gros était passé. C'est rare dans le genre puisque la plupart du temps, tout le monde meurt à la fin et la situation n'a généralement pas d'échappatoire (en simplifiant bien sûr). Il faut aussi dire que la nature même du chaos engendré, cette sorte de rage, transmise par un virus, et la situation géographique de l'épidémie, une île, ne pouvait avoir comme conséquence que sa disparition, à terme. C'est aussi pour ça que 28 Jours Plus Tard se suffisait à lui-même car se terminant sur du positif, malgré tout, la promesse d'un lendemain meilleur.

Changement de registre pour sa suite car, dès que la seconde partie démarre, on retombe à nouveau dans le chaos, mais cette fois ci un chaos nettement plus "définitif". A travers la destruction, les situations désespérées, les mesures prises par les humains, tout pointe du doigt la fin des illusions. Le film va baigner alors dans une ambiance d'une noirceur vraiment éprouvante pour le spectateur. On rejoint ici les canons du genre à savoir qu'il n'y a pas de moyens de s'en sortir. De fait, les survivants auxquels la caméra s'attache n'auront de cesse de trouver un moyen de s'échapper, moyens qui leur seront régulièrement refusés ou retirés, avec à chaque fois le prélèvement de la vie de l'un d'entre eux. C'est un véritable jeu de massacre, que les militaires américains tentent de leur mieux d'endiguer, avant de reconnaître leur échec et d'essayer de tout détruire. Echec également, certains infectés s'échappant. La fin, ouverte au possible, cessait définitivement de nous laisser espérer un mieux. La chaos allait s'exporter.
On peut pas faire plus clair n'est ce pas ?Grand architecte de ce chaos, l'espagnol Juan Carlos Fresnadillo nous livre un exercice époustouflant de maîtrise. J'avais déjà été particulièrement marqué par son énigmatique premier film, Intacto, qui m'avait frappé par la qualité de son scénario et par cet esthétisme trouble qui s'en dégageait. Et d'esthétique, il en sera également question dans ce 28 Semaines Plus Tard. Surtout, il sera question de maîtrise. Comme Boyle pour 28 Jours Plus Tard, Fresnadillo opte pour le format "documentaire de guerre". Beaucoup de scènes sont filmées caméra à l'épaule, avec des mouvements désordonnés, qui accentuent le chaos lié aux apparitions des contaminés. Les plans sont rapides, le montage vif, les gros plans sont multipliés dans des scènes que nous sommes contraints de regarder, des moments insoutenables et extrêmement déstabilisants. Elles n'ont en effet rien de confortable, sont éprouvantes.
Fresnadillo maîtrise également très bien le rythme de son film, proposant scènes de calme, plus intimistes (même dans la seconde partie du film, comme ce moment à Regent Park, dans l'oeil du cyclone). Il multiplie ainsi les prises de vue aériennes de Londres, faisant de la ville un acteur, puis un piège que ce soit à cause de la présence des contaminés ou du passage au napalm de certains quartiers de la ville par les militaires, jusqu'au gazage de ces mêmes quartiers. La ville devient alors les machoires d'un piège qui se referme lentement mais sûrement sur les survivants. Les prises de vue de Londres sont d'ailleurs fascinantes, celles d'une ville vide, dépeuplée, impressionnante de silence (les prises du vues ont été pour la plupart faites les dimanches matins, très tôt). On ressent parfaitement la résultante du virus après 28 Jours Plus Tard, son action sur la population britannique, à savoir sa disparition. Preuve également d'un savoir faire réel pour ce qui n'est finalement que son deuxième film, Fresnadillo contournera intelligement certaines difficultés liées au fait de tourner en ville. Un exemple parmi d'autres, il remettra au goût du jour la technique connue sous le nom de Nuit Américaine, consistant, grâce à l'utilisation de filtres, de tourner de jour, des scènes censées se passer de nuit, technique très en vogue dans les années 80. En effet, la nuit, Londres est parsemée de lumières. Or, dans le film, c'est une ville morte, abandonnée. D'où l'idée d'avoir recours à cette technique. Plutôt malin n'est-ce pas ?

En prime, on peut réaliser un film de genre et être intelligent dans le propos. Le virus tel qu'il est présenté, son mode de transmission, ses origines (découvertes dans les bonus), fait écho avec un certains nombre d'évènements actuels. En effet, le virus est un dérivé du cancer et d'ebola et les modes de transmission, salive et sang, font diablement pensés au SIDA. Si on rajoute à ça qu'au départ, les recherches étaient menées pour "contrôler" la violence des individus, en vue très certainement d'une "maîtrise" des masses, on est complètement dans le délire répressif propre à notre époque. Quant à la symbolique de la maladie et la transmission du premier cas, post éradication, comment ne pas y voir un retournement de l'acte d'amour, venant du symbole même de la vie. La mère, qui transmet le virus en embrassant son mari, dans ce qui peut aussi bien être un acte de contrition (elle pardonne son mari), qu'une vengeance (elle le punit pour son acte). Cette même mère qui devient alors l'instrument de l'apocalypse. Bref, on peut y passer des heures, reste une réfléxion riche même pour ce domaine qui a souvent été contestataire !
Le scénario, conçu par Fresnadillo, en décidant de se focaliser sur une famille, en reconstruction, en parallèle de celle de Londres, et qui vole en éclat en même temps que la ville, joue, avec une intelligence rare sur le personnage du père. Fresnadillo va ainsi multiplier les moments particulièrement éprouvants avec en point d'orgue, cette formidable introduction qui, chronologiquement, se passe pendant 28 Jours Plus Tard. Cette séquence, l'une des plus marquantes, des plus sombres, des plus choquantes qu'il m'ait été de voir, est le point de départ et la cause de tout ce qui se passera après. La culpabilité née du geste que commettra cet homme sera la cause de ses efforts pour tenter de reconstruire une stabilité familiale, après le retour de ses enfants et puis, une fois contaminé, de la véritable chasse, pleine de rage à laquelle il se livrera.
Dans ce film, Robert Carlyle (Trainspotting, La Plage) est simplement époustouflant. Mon histoire d'amour personnelle avec lui à démarrer vers 1998, quand je l'ai découvert en train de jouer l'excellent Francis Begbie, dans le non moins excellent Trainspotting. Carlyle ne m'a jamais déçu depuis et il est tout bonnement impressionnant dans le rôle, du père, à la fois figure forte et portant le poids de sa trahison, poids qui servira de catalyseur, de but à l'expression de sa rage, lorsqu'il sera contaminé. Il se livrera alors à une véritable chasse à l'homme pour retrouver ses deux enfants et les tuer. Il est touchant en tant qu'humain car, malgré tout, on comprend sa décision en début de film, on partage le poids de cette culpabilité, le mensonge auquel il se livre avec ses enfants. En contaminé, il fait froid dans le dos, devient une bête fauve, un chasseur implacable.

L'autre pendant de la famille est la mère qui est jouée par Catherine McCormack, qu'on a pu voir dans Braveheart ou Spy Game. C'est également ici un rôle clef, source de la culpabilité du mari, et cause du retour du virus sur l'île. Un rôle marquant d'autant plus qu'en tant que mère, source de vie, elle devient son exacte opposé et à son corps défendant. Elle est peu de temps à l'écran, mais sa présence, les expressions de son visage marquent. A noter également les présences de Rose Byrne, déja vue dans Sunshine et dans l'excellente série Damages, et Jeremy Renner (S.W.A.T. Unité d'élite, Démineurs), tous deux dans le rôle de soldats qui cherchent à évacuer les deux enfants, Andy et Tammy, sources possibles d'un traitement pour le virus, Byrne et Renner proposant des interprétations solides et concernées, ce dernier s'offrant même le luxe d'un sacrifice particulièrement troublant. Enfin, saluons également les performances d'Imogen Poots et de Mackintosh Muggleton, dans les rôles respectifs de Tammy et d'Andy, et qui délivrent de belles performances dans des rôles et des conditions tout sauf simples.
Quand en plus d'un scénar solide, d'une réalisation de premier ordre et d'une très bonne interprétation, on rajoute le score proprement hallucinant de John Murphy, déjà à l'oeuvre sur Sunshine ou 28 Jours Plus Tard, on obtient quelque chose de définitivement marquant. Murphy signe une bande son de premier plan, parfaitement raccord avec le film, en osmose, avec quelques morceaux réellements marquants, de ceux qui vous restent après le visionnage.
L'une des grandes réussites de Fresnadillo, c'est d'avoir réussi à conserver le cadre du drame humain, même dans la plus parfaite boucherie. 28 Semaines Plus Tard est en effet un drame global, puisqu'il réintroduit le virus alors qu'il avait disparu, c'est surtout un drame familial, vu les évènements arrivant du début à la fin du métrage à la famille sur laquelle nous nous focalisons. D'abord séparés, au début du film, les enfants étant en Espagne au moment où la crise démarre, la perte de la mère, l'acte du père (et la culpabilité en découlant), les retrouvailles avec le père en vue de la reconstruction du pays, puis les retrouvailles avec la mère avant que tout éclate en morceaux. Ici, les humains ne sont pas des surhommes, nous ne verrons pas de survivants se transformer en guerrier. Ceux ne sont que de simples hommes et femmes. J'ai trouvé que la chape de plomb qui s'abat sur nos épaules dans la seconde partie du film ne fait que s'alourdir jusqu'au bout.

Surtout, et à la différence du premier, l'action humaine semble totalement inadaptée et carrément dépassée. Si l'armée est encore une fois pointée du doigt, ce n'est cette fois ci pas pour les mêmes raisons. Dans le premier, en gros, des soldats faisaient du carton de contaminés pour le fun et, parallèlement à ça, faisaient montre d'une cruauté, aussi bien envers les contaminés que les survivants, finalement très humaine. Sous entendu, les contaminés ne sont pas mauvais en tant que tel, ils ne font que ce que leur "nature" les force à faire, aveuglement là où l'homme peut être le véritable danger. Dans 28 Semaines Plus Tard, l'armée tente de juguler le flux de contaminés comme elle peut et finit par opter pour des mesures extrèmes (en gros "tirez dans le tas") sans pour autant avoir volonté de faire du "mal", mais plutôt dans une recherche de choix rationnels. Ce n'est pas plus joli comme acte, mais à la différences des soldats du premier, ils n'en tirent, visiblement aucun plaisir. Ainsi, le choix de la "terre brulée" sonne clairement comme un constat d'échec total, de la société des hommes comme de ses moyens de défense, incapable de penser différement, de façon non linéaire.
Ainsi, vous l'aurez compris, 28 Semaines Plus Tard transcende 28 Jours Plus Tard, va encore plus loin à tous les niveaux, se permettant même le luxe de rallier à lui des gens n'ayant pas aimé le premier. Il est plus dur, plus gore, plus rapide, plus violent, plus nihiliste que 28 Jours Plus Tard. C'est un film marquant, prenant, exigeant, de ceux qui vous marquent de façon indélébile, vous font souffrir en accord avec les acteurs. On ressort de 28 Semaines Plus Tard halluciné, meurtrie, changé. Et on en redemande.
P. S. : A noter que le fameux troisième volet, 28 Mois Plus Tard, semble toujours d'actualité, Danny Boyle ayant déclaré il y a peu que, s'il devait voir le jour, il se chargerait de la réalisation et qu'il était donc fortement interessé par sa mise en route. Gageons, espérons que ce projet se concrétisera enfin et apportera un final encore plus marquant que ce second épisode.

Objectivement, l'image est crade et pour tout un tas de raisons, essentiellement budgétaires bien sûr, tout en comptant sur les volontés du réalisateur.
Le transfert ne pouvait donc pas fondamentalement changer cela. On se retrouve ainsi avec une image très fortement bruitée par moments avec, et c'est la vraie surprise du chef, des plans superbement restranscrits, principalement ceux aériens. On a ainsi ce que peut offrir de mieux la HD et des scènes nettement plus justes, même si l'ensemble est bien supérieur à ce que l'on avait vu jusque là et respecte l'image telle qu'elle a été pensée au départ.
Il ne faut pas s'attendre au miracle, même si on en est pas loin, et ça ne peut être vu comme une limitation du support, même si un surcroit d'efforts n'aurait peut-être pas été de trop non plus.

Le transfert ne pouvait donc pas fondamentalement changer cela. On se retrouve ainsi avec une image très fortement bruitée par moments avec, et c'est la vraie surprise du chef, des plans superbement restranscrits, principalement ceux aériens. On a ainsi ce que peut offrir de mieux la HD et des scènes nettement plus justes, même si l'ensemble est bien supérieur à ce que l'on avait vu jusque là et respecte l'image telle qu'elle a été pensée au départ.
Il ne faut pas s'attendre au miracle, même si on en est pas loin, et ça ne peut être vu comme une limitation du support, même si un surcroit d'efforts n'aurait peut-être pas été de trop non plus.

Solide dans l'ensemble même si trop souvent frontale, la piste VO, en DTS-HD Master Audio 5.1, se révèle très puissante et sollicitera vos enceintes dans les moments bruyants (il y en a beaucoup). Elle met surtout en valeur les superbes compositions de John Murphy.
Cette piste se révèle bien entendu supérieure à la VF, en DTS 5.1, qui est néanmoins capable de très belles choses.

Cette piste se révèle bien entendu supérieure à la VF, en DTS 5.1, qui est néanmoins capable de très belles choses.

Globalement c'est très intéressant, permet d'éclairer notamment tout le travail sur les contaminés, leur entraînement, le profil recherché et permet également de lever le voile sur l'origine du virus. Ce sont les mêmes que l'édition DVD.
° Commentaire audio du réalisateur et du producteur
° Scènes coupées : Au nombre de deux avec explications du pourquoi du cut, toujours intéressant de connaître les motivations.
° 28 Jours plus Tard, étape 1 et 2 : Des BD interactives qui permettent de découvrir la création du virus, tirées du projet comic, The Aftermath.
° Making of
° Featurettes : Au nombre de deux qui présentent l'entraînement reçu par les interprètes des contaminés et la façon dont certaines scènes d'action furent tournées.

° Commentaire audio du réalisateur et du producteur
° Scènes coupées : Au nombre de deux avec explications du pourquoi du cut, toujours intéressant de connaître les motivations.
° 28 Jours plus Tard, étape 1 et 2 : Des BD interactives qui permettent de découvrir la création du virus, tirées du projet comic, The Aftermath.
° Making of
° Featurettes : Au nombre de deux qui présentent l'entraînement reçu par les interprètes des contaminés et la façon dont certaines scènes d'action furent tournées.

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Commentaires
27/10/2010 09:28
Excellent test comme d'habitude. A noter une toute petite boulette dans la phrase "e. Le virus a disparu car tous les porteurs sont morts de fin." Je pense que c'est plutôt mort de faim ou alors je n'ai pas compris le sens de la phrase :D
Concernant le film en lui même c'est une suite de grande qualité, avec une approche différente du premier. Là où 28 jours plus tard se concentrait sur la survie de quelques uns, 28 semaines plus tard fait dans le plus vaste et plus dans la peur de masse. Quoiqu'il en soit on ne s'ennuie pas un seul instant. un must have assurément.
Concernant le film en lui même c'est une suite de grande qualité, avec une approche différente du premier. Là où 28 jours plus tard se concentrait sur la survie de quelques uns, 28 semaines plus tard fait dans le plus vaste et plus dans la peur de masse. Quoiqu'il en soit on ne s'ennuie pas un seul instant. un must have assurément.
27/10/2010 10:17
Merci, ça fait toujours plaisir les mots doux
27/10/2010 10:34
le faim est corrigé (et certainement en même temps que la réponse de Ludalovitch).
27/10/2010 10:46
J'ai même pas eu le temps de le corriger que c'était déjà fait
27/10/2010 18:20
Intacto était bourré de qualités, Fresnadillo confirme dans cette suite...à quand son prochain long ?
Excellent test au passage
Excellent test au passage
27/10/2010 18:46
Quelle claque j'avais pris avec ce film. L'intro m'avait juste mis à terre, la lâcheté du personnage principale nous était montrée en pleine face. Pour une fois, c'était loin d'être un héros.
Et le reste est en totale adéquation.
La séquence de tirs m'a franchement mis mal à l'aise, puis cette fin !
Bref, une suite de très haute volée.
Merci pour le test mon Seb
Et le reste est en totale adéquation.
La séquence de tirs m'a franchement mis mal à l'aise, puis cette fin !
Bref, une suite de très haute volée.
Merci pour le test mon Seb
28/10/2010 15:34 - Edite le 28/10/2010 15:35
j'avais trouvé ce film sympa, et la poursuite en ouverture était (est) démente. Apres le film devie un peu dans le bizarre au niveau scenar. J'ai pas trop adheré à la reaction de Robert Carlyle devant sa femme attachée. Mais bon ...
Faudrait que je me matte le 1er tome, meme si j'aime pas trop l'acteur principal (le mechant de Batman Begins là )
Merci pour ton test mec !
Faudrait que je me matte le 1er tome, meme si j'aime pas trop l'acteur principal (le mechant de Batman Begins là )
Merci pour ton test mec !



















































Je savais que ma capture sous spoil allait te plaire...
Par contre, niveau image j'aurais un chouillat plus, parce que la photo est voulue ainsi, et le tournage avec caméra pas forcément tip top vu le mouvement tend à servir le film plutôt que l'inverse.
Par exemple, le début hyper granuleux m'a plu comme rarement!
Après le niveau détails qui est un cran en dessous de ce qu'on attendait est également voulu: il fallait que l'on reste sur du réalisme/pris sur le vif, type reportage à l'arrache.
Et personnellement, j'ai trouvé ça plutôt bien vu.