127 Hours - Le test blu-ray
Publié le 2011-03-11 15:08:56 par Remy
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9/10
6.5/10
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Le cinéma a toujours été un bon moyen de parler de personnes ayant vécu des histoires incroyables qui changeront leur vie à jamais. Même quand le sujet n'est pas forcément très cinégénique, on arrive à sublimer ce genre d'histoire pour proposer quelque chose qui nous démontrera forcément le courage qui émane des gens qui sont en train de vivre ces « aventures ».
Cette fois-ci, c'est sur l'histoire d'Aron Ralston que l'on va s'attarder. Aron est un alpiniste chevronné qui aime beaucoup arpenter les endroits les plus reculés pour pouvoir assouvir sa passion de la grimpette. Ça ne le dérange absolument pas de partir seul à l'assaut de différents plans inclinés quand bien même il doit marcher un long moment avant d'y arriver. L'histoire d'Aron Ralston débute donc dans les paysages chaotiques et désertiques des gorges de l'Utah où il compte bien s'envoyer la descente d'un canyon très renommé pour les alpinistes, le Blue John Canyon.
C'est en se rendant là-bas qu'il va sympathiser avec un rocher qui l'empêchera de partir. Bloqué pendant près d'une semaine, Aron se décidera à passer à un choix violent mais néanmoins nécessaire pour sa survie. Il n'aurait pas dû manquer la diffusion de l'épisode de Man vs Wild où Bear Grylls aurait pu lui donner de très bons conseils sur quoi faire dans le désert de l'Utah (pour infos, c'est le deuxième épisode de la première saison).
Forcément après cette mésaventure qui a quand même failli un peu lui coûter la vie, le jeune homme va mettre tout le récit de son calvaire sur papier. Le livre où il raconte comment il a vécu pendant cela se nomme très justement Between a Rock and a hard place (Plus fort q'un roc) et au vu du récit et de la forte teneur en héroïsme de celui-ci, rien d'étonnant donc à en trouver une adaptation au cinéma et même si le sujet n'a pas grand-chose de passionnant au final.
Ben oui, filmer un gars qui est resté bloqué pendant quasiment une semaine ça peut vite tenir de la gageure. Mais ce qu'il y a de bien avec le récit d'Aron c'est qu'il explique que pendant ce temps-là, il a méchamment gamberger au point d'avoir de nombreuses hallucinations. Faut dire aussi qu'il n'avait pas prévu de se faire alpaguer par un rocher un poil collant et donc n'a pas prévu de quoi se sustenter en conséquence. Du coup il va vite se retrouver à cours de bouffe et d'eau, au point de boire son urine histoire de pas finir totalement desséché.
Donc oui, les hallucinations ne sont pas étonnantes et puis il faut bien faire passer le temps mais surtout écrire un livre avec juste « J'ai été coincé et ça fait mal » c'est pas forcément super vendeur. Loin de moi l'idée de remettre en cause ce qu'à vécu Aron Ralston mais c'est systématiquement (limite obligatoire) dans ces moments là où l'esprit commence à divaguer, disons que personnellement j'ai l'impression qu'on nous ressert à chaque fois le même discours dans ce genre de récit autobiographique, mais soit, disons que c'est une question de sensibilité.
Avec son histoire, le jeune alpiniste a fatalement fait le tour des plateaux de journaux télévisés, d'émissions qu'Evelyne Thomas ne renierait pas, de talk-show, de magazine en tout genre, en un mot il a, malgré lui, son moment de gloire et il est facile de comprendre que le livre fut un succès et qu'une adaptation allait voir le jour sur grand écran.
Je vous avouerai que je ne connaissais absolument pas l'histoire d'Aron Ralston avant de savoir que le projet allait voir le jour, l'année dernière. Quand j'ai comblé ces lacunes je me suis posé une simple question : « Comment on va pouvoir tenir un film avec juste un mec qui a son bras coincé sous un rocher ? » c'est pas franchement l'exercice le plus évident qui soit. Quand bien même il s'agit de Danny Boylederrière la caméra, on a vite fait de se retrouver avec un truc chiant bon à faire pleurer dans les chaumières.
Une fois le générique en route, la question ne se pose plus, Boyle a réussi à relever le défi et propose un film très prenant à défaut d'être très intéressant. Personnellement et même si je n'en parlerai pas ici (il est de toutes façons super simple de savoir comment tout ça s'est terminé), je connaissais l'histoire et la plupart des tenants et aboutissants, je vois donc mal Boyle et son équipe faire un pied-de-nez à tout le monde en proposant quelque chose de diamétralement opposé. On est en terrain plus que connu, on sait ce qu'il va se passer, on ne saura absolument pas surpris de ce côté là. Mais ce n'est pas parce qu'on connait l'histoire que l'on va profondément s'emmerder, c'est même loin d'être le cas.
Déjà la première chose qui capte l'attention, c'est que Boyle va placer sa caméra sur les lieux réels de l'accident. Tout ce que l'on verra à l'écran dans la première partie du long-métrage sera presque tourné en extérieur, dans les vraies gorges de l'Utah. L'arrivée sur les lieux, le personnage qui roule sur des chemins caillouteux, sont autant de choses qui captent l'attention.
D'une part parce qu'on est subjugué par la beauté de ces lieux et d'autre part, on voit bien que ça ne sonne pas faux, que l'on n'est pas devant un tournage sur fond vert ou dans du décor carton pâte. J'exagère un peu le trait mais vous voyez ce que je veux dire.
D'emblée, on est captivé par les pérégrinations somme toute anodines d'Aron Ralston. Pour le moment on ne peut pas dire qu'il se passe grand-chose mais ça passe très facilement, d'autant que le quotat de dialogue va se réveiller puisque le jeune homme va rencontrer un binôme de filles semblant être un peu perdues.
Là on va découvrir un peu plus la personnalité de l'alpiniste, enfin du moins la personnalité qu'on lui donne dans le film, malheureusement pour moi je ne connais pas le vrai Aron Ralston en personne. On va donc le voir comme quelqu'un qui a pleinement confiance en lui, un brin déconneur, n'hésitant pas à se la jouer gros frimeur pour un peu épater la galerie et puis on se rendra compte qu'il a l'air d'avoir un gros grain en ce qui concerne les sensations fortes. Un gars à qui il ne pourra rien arriver tant il semble parfaitement connaître son sujet, le fameux canyon en l'occurrence.
Cette scène sera l'occasion pour le réalisateur d'offrir de nouvelles sensations aux spectateurs avec la séquence de la grotte remplie d'eau. Très bien amenée et très bien mise en scène. C'est surprenant on ne s'y attend pas forcément et du coup, il y a un effet « adrenaline » loin d'être déplaisant. Le film sait donc tenir le spectateur en haleine en lui offrant des scènes plutôt intéressantes visuellement et au niveau fun.
Pas une mauvaise chose étant donné ce qui arrivera dans les prochaines minutes. Pas la peine de refaire l'histoire, comme je le disais tout le monde ou preque la connait. Aron va donc essayer de descendre dans une crevasse mais ses choix d'appuis ne seront pas les plus heureux puisqu'il les prendra sur un rocher pas bien stable ce qui le fera chuter et le rocher avec, lui coinçant le bras droit pour les prochaines 127 heures de sa vie.
Et à partir de ce moment là, il n'y aura plus rien de surprenant dans le récit, le bras est coincé, on sait comment ça se termine, il n'y a vraiment aucune question à se poser à ce niveau là, ce que l'on attend maintenant c'est de savoir comment Boyle va pouvoir nous surprendre et nous tenir pour l'heure de film qu'il reste. C'est tout simple et ça tient en un mot : flashback. Aron Ralston va avoir largement le temps de repenser à sa vie, à certains des moments clés de celle-ci, aux diverses rencontres qu'il a pu faire, à la relation qu'il a avec les autres, sa famille notamment. Il va se poser des questions sur tout ça et se rendre compte qu'il a un comportement quand même un peu beaucoup égoïste.
En effet, Aron n'est pas franchement quelqu'un qui verse dans le partage avec les autres et en plus, il n'a prévenu personne de sa petite escapade, du coup l'idée de mourir seul comme un con lui traverse l'esprit à plusieurs reprises mais malgré tout, il tiendra bon.
Bref, ça tourne beaucoup dans sa tête et pas forcément que des trucs qui lui sont déjà arrivés. Comme je le disais plus haut il va commencer à délirer et à avoir des hallucinations, il entendra son nom dans le canyon, il verra des gens, Scooby-doo, enfin bref il n'est pas loin de lâcher totalement prise. Mais comme le jeune homme est prévoyant et qu'il aime bien filmer ses exploits sportifs (ou la nature je ne sais pas) il a amené avec lui un mini-camescope et il va se rattacher énormément à ça.
Lors de sa rencontre avec Megan et Kristi, ils se sont amusés à filmer ce qu'ils étaient en train de faire dans la grotte d'eau. Rien de salace là-dedans mais ça va lui permettre de penser à autre chose l'espace d'un instant ou alors de se lâcher lors d'une scène d'improvisation d'interview où il serait en train de se faire interviewer à la radio.
Tout cela lui permet de tenir pendant 127 Heures, jusqu'à ce qu'Aron se décide à faire quelque chose qui lui sauvera la vie, un choix pas forcément évident mais au vu de la situation, c'est ça ou la mort. Le choix est mince.
Malgré le fait que l'on connait l'histoire, on n'est pas moins surpris par le déroulement et par les choix artistiques de Boyle, c'est plutôt bien foutu et véritablement prenant.
Bien sûr et on a pu le lire sur quelques critiques, la réalisation a quelque chose de clipesque et si ce n'est pas dérangeant sur certaines choses, il y a des choix qui n'apportent rien, comme de filmer l'eau de la paille en train de monter (et pas qu'une fois) ou alors les split-screen qui n'ont finalement rien de sincèrement bouleversant. Certains plans sont ainsi très rapides. Rien de bien méchant mais je peux comprendre que ça ne puisse pas plaire. On est quand même très loin d'un film made in MTV comme j'ai pu le lire chez Télérama.
Mais si avec Boyle à la caméra on pouvait s'attendre à quelque chose de relativement solide, du côté du casting c'était un peu une zone d'ombre pour ma part. Oui parce que moi James Franco (Spider Man, Harvey Milk...), je ne le connaissais que de la trilogie Spider-Man et autant dire qu'il ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable. Je ne dis pas qu'il est mauvais ou quoi que ce soit de ce goût là, juste que j'avais l'impression qu'il a pataugé parfois beaucoup pour pas grand-chose et qu'il surjoue pas mal.Pour 127 Heures j'ai eu peur dans les dix premières minutes, j'ai eu franchement l'impression d'être devant une caricature d'Harry Osborn, puis une fois qu'il se retrouvera seul avec son rocher, il va prouver qu'il sait vraiment y faire.
Pour ma part, s'il y aurait une seule chose à retirer de ce film c'est ça, la prestation de James Franco. Il arrive à rendre simplement les émotions, sans forcer le trait, sans en faire des caisses et il est très convaincant.
La scène de l'interview improvisée m'aura totalement subjugué et fait revoir mon jugement sur l'acteur. Une agréable surprise à la limite de la révélation et tant mieux en même temps, parce que le film tient quand même beaucoup sur les épaules de celui qui interprète Aron Ralston, c'était pas franchement le moment pour l'erreur de casting, ça aurait été juste impardonnable.
Le casting est aussi composé d'Amber Tamblyn (Dr House, Spiral...) et de Kate Mara (Transsibérien, Le secret de Brockeback Mountain...) qui joueront respectivement Megan et Kristi les deux filles que rencontrent inoportunément Aron. Pas grand-chose à dire sur leurs prestations parce qu'au final elles n'apparaissent pas tant que ça, elles proposent quelque chose de correct pour le peu que l'on peut voir en somme. Clémence Poésy (Harry Potter et la Coupe de feu...), Treat Williams (Un cri dans l'océan...), Lizzy Caplan (Cloverfield...) et Kate Burton (Remember Me...) auront également le même type de rôle qui ne permet pas grand-chose en fin de compte.
Pour la seconde fois consécutive, Danny Boyle fera appel au talent du compositeur indien Allah Rakha Rahman. Le musicien s'amusera à mélanger les genres, tantôt symphoniques, tantôt bardés de riffs, la musique de 127 Heures n'est jamais envahissante ni là pour trop appuyer les différentes scènes. Elle se pose vraiment en complément d'ambiance et ajoutera parfois une touche d'émotion. On atteint peut-être pas la quintessence musicale de Sunshine mais Rahman a su parfaitement s'en tirer en proposant une bande son éclectique et dans le ton.
Avec 127 Heures, Danny Boyle signe encore un film réussi. Certes loin d'être exempt de défaut, le réalisateur s'en sort en proposant un voyage totalement dépaysant et offrant une autre façon de voir le survival. Pas la claque qu'on était en droit d'attendre ni la purge visuelle dont certains font état, le nouveau film de Boyle est à voir, rien que pour se rendre compte de l'histoire ahurissante qu'a pu vivre Aron Ralston au cours de ses nombreuses heures de solitude. En attendant 28 mois plus tard.
Cette fois-ci, c'est sur l'histoire d'Aron Ralston que l'on va s'attarder. Aron est un alpiniste chevronné qui aime beaucoup arpenter les endroits les plus reculés pour pouvoir assouvir sa passion de la grimpette. Ça ne le dérange absolument pas de partir seul à l'assaut de différents plans inclinés quand bien même il doit marcher un long moment avant d'y arriver. L'histoire d'Aron Ralston débute donc dans les paysages chaotiques et désertiques des gorges de l'Utah où il compte bien s'envoyer la descente d'un canyon très renommé pour les alpinistes, le Blue John Canyon.
C'est en se rendant là-bas qu'il va sympathiser avec un rocher qui l'empêchera de partir. Bloqué pendant près d'une semaine, Aron se décidera à passer à un choix violent mais néanmoins nécessaire pour sa survie. Il n'aurait pas dû manquer la diffusion de l'épisode de Man vs Wild où Bear Grylls aurait pu lui donner de très bons conseils sur quoi faire dans le désert de l'Utah (pour infos, c'est le deuxième épisode de la première saison).
Forcément après cette mésaventure qui a quand même failli un peu lui coûter la vie, le jeune homme va mettre tout le récit de son calvaire sur papier. Le livre où il raconte comment il a vécu pendant cela se nomme très justement Between a Rock and a hard place (Plus fort q'un roc) et au vu du récit et de la forte teneur en héroïsme de celui-ci, rien d'étonnant donc à en trouver une adaptation au cinéma et même si le sujet n'a pas grand-chose de passionnant au final.
Ben oui, filmer un gars qui est resté bloqué pendant quasiment une semaine ça peut vite tenir de la gageure. Mais ce qu'il y a de bien avec le récit d'Aron c'est qu'il explique que pendant ce temps-là, il a méchamment gamberger au point d'avoir de nombreuses hallucinations. Faut dire aussi qu'il n'avait pas prévu de se faire alpaguer par un rocher un poil collant et donc n'a pas prévu de quoi se sustenter en conséquence. Du coup il va vite se retrouver à cours de bouffe et d'eau, au point de boire son urine histoire de pas finir totalement desséché. Donc oui, les hallucinations ne sont pas étonnantes et puis il faut bien faire passer le temps mais surtout écrire un livre avec juste « J'ai été coincé et ça fait mal » c'est pas forcément super vendeur. Loin de moi l'idée de remettre en cause ce qu'à vécu Aron Ralston mais c'est systématiquement (limite obligatoire) dans ces moments là où l'esprit commence à divaguer, disons que personnellement j'ai l'impression qu'on nous ressert à chaque fois le même discours dans ce genre de récit autobiographique, mais soit, disons que c'est une question de sensibilité.
Avec son histoire, le jeune alpiniste a fatalement fait le tour des plateaux de journaux télévisés, d'émissions qu'Evelyne Thomas ne renierait pas, de talk-show, de magazine en tout genre, en un mot il a, malgré lui, son moment de gloire et il est facile de comprendre que le livre fut un succès et qu'une adaptation allait voir le jour sur grand écran.
Je vous avouerai que je ne connaissais absolument pas l'histoire d'Aron Ralston avant de savoir que le projet allait voir le jour, l'année dernière. Quand j'ai comblé ces lacunes je me suis posé une simple question : « Comment on va pouvoir tenir un film avec juste un mec qui a son bras coincé sous un rocher ? » c'est pas franchement l'exercice le plus évident qui soit. Quand bien même il s'agit de Danny Boyle derrière la caméra, on a vite fait de se retrouver avec un truc chiant bon à faire pleurer dans les chaumières.
Une fois le générique en route, la question ne se pose plus, Boyle a réussi à relever le défi et propose un film très prenant à défaut d'être très intéressant. Personnellement et même si je n'en parlerai pas ici (il est de toutes façons super simple de savoir comment tout ça s'est terminé), je connaissais l'histoire et la plupart des tenants et aboutissants, je vois donc mal Boyle et son équipe faire un pied-de-nez à tout le monde en proposant quelque chose de diamétralement opposé. On est en terrain plus que connu, on sait ce qu'il va se passer, on ne saura absolument pas surpris de ce côté là. Mais ce n'est pas parce qu'on connait l'histoire que l'on va profondément s'emmerder, c'est même loin d'être le cas.
Déjà la première chose qui capte l'attention, c'est que Boyle va placer sa caméra sur les lieux réels de l'accident. Tout ce que l'on verra à l'écran dans la première partie du long-métrage sera presque tourné en extérieur, dans les vraies gorges de l'Utah. L'arrivée sur les lieux, le personnage qui roule sur des chemins caillouteux, sont autant de choses qui captent l'attention. D'une part parce qu'on est subjugué par la beauté de ces lieux et d'autre part, on voit bien que ça ne sonne pas faux, que l'on n'est pas devant un tournage sur fond vert ou dans du décor carton pâte. J'exagère un peu le trait mais vous voyez ce que je veux dire.
D'emblée, on est captivé par les pérégrinations somme toute anodines d'Aron Ralston. Pour le moment on ne peut pas dire qu'il se passe grand-chose mais ça passe très facilement, d'autant que le quotat de dialogue va se réveiller puisque le jeune homme va rencontrer un binôme de filles semblant être un peu perdues.
Là on va découvrir un peu plus la personnalité de l'alpiniste, enfin du moins la personnalité qu'on lui donne dans le film, malheureusement pour moi je ne connais pas le vrai Aron Ralston en personne. On va donc le voir comme quelqu'un qui a pleinement confiance en lui, un brin déconneur, n'hésitant pas à se la jouer gros frimeur pour un peu épater la galerie et puis on se rendra compte qu'il a l'air d'avoir un gros grain en ce qui concerne les sensations fortes. Un gars à qui il ne pourra rien arriver tant il semble parfaitement connaître son sujet, le fameux canyon en l'occurrence.
Cette scène sera l'occasion pour le réalisateur d'offrir de nouvelles sensations aux spectateurs avec la séquence de la grotte remplie d'eau. Très bien amenée et très bien mise en scène. C'est surprenant on ne s'y attend pas forcément et du coup, il y a un effet « adrenaline » loin d'être déplaisant. Le film sait donc tenir le spectateur en haleine en lui offrant des scènes plutôt intéressantes visuellement et au niveau fun.
Pas une mauvaise chose étant donné ce qui arrivera dans les prochaines minutes. Pas la peine de refaire l'histoire, comme je le disais tout le monde ou preque la connait. Aron va donc essayer de descendre dans une crevasse mais ses choix d'appuis ne seront pas les plus heureux puisqu'il les prendra sur un rocher pas bien stable ce qui le fera chuter et le rocher avec, lui coinçant le bras droit pour les prochaines 127 heures de sa vie.
Et à partir de ce moment là, il n'y aura plus rien de surprenant dans le récit, le bras est coincé, on sait comment ça se termine, il n'y a vraiment aucune question à se poser à ce niveau là, ce que l'on attend maintenant c'est de savoir comment Boyle va pouvoir nous surprendre et nous tenir pour l'heure de film qu'il reste. C'est tout simple et ça tient en un mot : flashback. Aron Ralston va avoir largement le temps de repenser à sa vie, à certains des moments clés de celle-ci, aux diverses rencontres qu'il a pu faire, à la relation qu'il a avec les autres, sa famille notamment. Il va se poser des questions sur tout ça et se rendre compte qu'il a un comportement quand même un peu beaucoup égoïste. En effet, Aron n'est pas franchement quelqu'un qui verse dans le partage avec les autres et en plus, il n'a prévenu personne de sa petite escapade, du coup l'idée de mourir seul comme un con lui traverse l'esprit à plusieurs reprises mais malgré tout, il tiendra bon.
Bref, ça tourne beaucoup dans sa tête et pas forcément que des trucs qui lui sont déjà arrivés. Comme je le disais plus haut il va commencer à délirer et à avoir des hallucinations, il entendra son nom dans le canyon, il verra des gens, Scooby-doo, enfin bref il n'est pas loin de lâcher totalement prise. Mais comme le jeune homme est prévoyant et qu'il aime bien filmer ses exploits sportifs (ou la nature je ne sais pas) il a amené avec lui un mini-camescope et il va se rattacher énormément à ça. Lors de sa rencontre avec Megan et Kristi, ils se sont amusés à filmer ce qu'ils étaient en train de faire dans la grotte d'eau. Rien de salace là-dedans mais ça va lui permettre de penser à autre chose l'espace d'un instant ou alors de se lâcher lors d'une scène d'improvisation d'interview où il serait en train de se faire interviewer à la radio. Tout cela lui permet de tenir pendant 127 Heures, jusqu'à ce qu'Aron se décide à faire quelque chose qui lui sauvera la vie, un choix pas forcément évident mais au vu de la situation, c'est ça ou la mort. Le choix est mince.
Malgré le fait que l'on connait l'histoire, on n'est pas moins surpris par le déroulement et par les choix artistiques de Boyle, c'est plutôt bien foutu et véritablement prenant.
Bien sûr et on a pu le lire sur quelques critiques, la
a quelque chose de clipesque et si ce n'est pas dérangeant sur certaines choses, il y a des choix qui n'apportent rien, comme de filmer l'eau de la paille en train de monter (et pas qu'une fois) ou alors les split-screen qui n'ont finalement rien de sincèrement bouleversant. Certains plans sont ainsi très rapides. Rien de bien méchant mais je peux comprendre que ça ne puisse pas plaire. On est quand même très loin d'un film made in MTV comme j'ai pu le lire chez Télérama.
Mais si avec Boyle à la caméra on pouvait s'attendre à quelque chose de relativement solide, du côté du casting c'était un peu une zone d'ombre pour ma part. Oui parce que moi James Franco (Spider Man, Harvey Milk...), je ne le connaissais que de la trilogie Spider-Man et autant dire qu'il ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable. Je ne dis pas qu'il est mauvais ou quoi que ce soit de ce goût là, juste que j'avais l'impression qu'il a pataugé parfois beaucoup pour pas grand-chose et qu'il surjoue pas mal.Pour 127 Heures j'ai eu peur dans les dix premières minutes, j'ai eu franchement l'impression d'être devant une caricature d'Harry Osborn, puis une fois qu'il se retrouvera seul avec son rocher, il va prouver qu'il sait vraiment y faire. Pour ma part, s'il y aurait une seule chose à retirer de ce film c'est ça, la prestation de James Franco. Il arrive à rendre simplement les émotions, sans forcer le trait, sans en faire des caisses et il est très convaincant.
La scène de l'interview improvisée m'aura totalement subjugué et fait revoir mon jugement sur l'acteur. Une agréable surprise à la limite de la révélation et tant mieux en même temps, parce que le film tient quand même beaucoup sur les épaules de celui qui interprète Aron Ralston, c'était pas franchement le moment pour l'erreur de casting, ça aurait été juste impardonnable.
Le casting est aussi composé d'Amber Tamblyn (Dr House, Spiral...) et de Kate Mara (Transsibérien, Le secret de Brockeback Mountain...) qui joueront respectivement Megan et Kristi les deux filles que rencontrent inoportunément Aron. Pas grand-chose à dire sur leurs prestations parce qu'au final elles n'apparaissent pas tant que ça, elles proposent quelque chose de correct pour le peu que l'on peut voir en somme. Clémence Poésy (Harry Potter et la Coupe de feu...), Treat Williams (Un cri dans l'océan...), Lizzy Caplan (Cloverfield...) et Kate Burton (Remember Me...) auront également le même type de rôle qui ne permet pas grand-chose en fin de compte.
Pour la seconde fois consécutive, Danny Boyle fera appel au talent du compositeur indien Allah Rakha Rahman. Le musicien s'amusera à mélanger les genres, tantôt symphoniques, tantôt bardés de riffs, la musique de 127 Heures n'est jamais envahissante ni là pour trop appuyer les différentes scènes. Elle se pose vraiment en complément d'ambiance et ajoutera parfois une touche d'émotion. On atteint peut-être pas la quintessence musicale de Sunshine mais Rahman a su parfaitement s'en tirer en proposant une bande son éclectique et dans le ton.
Avec 127 Heures, Danny Boyle signe encore un film réussi. Certes loin d'être exempt de défaut, le réalisateur s'en sort en proposant un voyage totalement dépaysant et offrant une autre façon de voir le survival. Pas la claque qu'on était en droit d'attendre ni la purge visuelle dont certains font état, le nouveau film de Boyle est à voir, rien que pour se rendre compte de l'histoire ahurissante qu'a pu vivre Aron Ralston au cours de ses nombreuses heures de solitude. En attendant 28 mois plus tard.
Une image démo pas plus pas moins mais ça ne sera pas qu'une image démo de plus, 127 Heures place la barre très haut et les différentes sorties de 2011 vont devoir méchamment assurer pour se hisser à la hauteur de ce Blu-Ray.
Il n'y a qu'à voir les dix premières minutes pour s'en convaincre, on est totalement plongé dans ces canyons. C'est beau, c'est superbement bien défini, on voit très très loin, bref, une image qui fait honneur au support.
Une DTS HD MA 5.1 pour la VO et autant vous dire que c'est très impressionnant. Impressionnant d'une part parce qu'elle est immersive et deuxièmement parce qu'au final le film est bavard et que les dialogues sont très bien rendus et retranscrits via la centrale.
Le reste de votre installation finira de vous coincer aux côtés du personnage et de ses différents délires. Vous me direz des nouvelles de cette scène de déluge. Terrible !
Il existe une VF canadienne sur ce Blu-Ray qui sera disponible en Dolby Digital 5.1 et ne se hissera pas à la hauteur de sa grande soeur. Alors bien sûr elle semblera plus puissante mais ne proposera pas le même niveau de détail, je peux vous affirmer que l'on perd vraiment en immersion.
Sachez aussi que l'accent canadien n'est pas trop prononcé, certains trouveront que c'est déjà de trop. A vous de choisir.
Pas forcément les bonus les plus indispensables du format mais le tout reste relativement intéressant en évitant l'écueil du tout promo (que l'on retrouve un peu par moment). Tous les modules sont proposés en HD mais sans aucun sous-titres.
- Audio Commentary : Le réalisateur, le producteur et le co-scénariste reviennent sur beaucoup d'aspects du film tout en étant très intéressant et très informatif.
- Search and Rescue (HD, 15 mins) : Un petit document qui revient sur les faits tels qu'ils se sont passés et faisant intervenir les vrais protagonistes. On se rend compte que des gens étaient quand même en train de chercher après Aron Ralston mais qu'ils sont à la limite de s'être croisés. A ne pas manquer !
- Deleted Scenes (HD, 35 mins) : Rien de bien palpitant par ici. On verra des suites de scènes faisant le lien avec d'autres. Sympa mais sans gros plus. Par contre on aura droit à une fin alternative de plus de 20 mins où l'on voit beaucoup plus de délire de la part d'Aron Ralston, rien de bien extraordinaire non plus.
- 127 Hours: An Extraordinary View (HD, 35 mins) : Sous ce nom se cache en fait un making-of, enfin une partie de making-of. C'est ici que l'on se rendra compte que la plupart des décors de la gorge où est coincée James Franco est montée de toute pièce. On se focalisera beaucoup sur ce point là du film. A voir mais à éviter si vous voulez garder la magie du film.
- The God of Love (HD, 18 mins) : Comme souvent avec les films de Danny Boyle en Blu-Ray ou DVD, on nous permet de retrouver un court-métrage. Ici c'est celui de Luke Matheny qui a gagné le gros lot et en plus c'est pas volé. L'histoire est celle d'un chanteau de jazz qui va avoir la chance de gagner un pouvoir, celui de rendre les gens amoureux. C'est drôle, bien foutu, intelligent et le tout baigne dans une ambiance particulièrement savoureuse, notamment dû à un superbe noir et blanc. Un bonus qui n'a rien à voir avec le film mais qui est vraiment plaisant à découvrir !
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Commentaires
J'ai trouvé aussi Franco très bien dans Milk donc ce n'est pas étonnant de le voir chez Danny Boyle mais ce qui est étonnant pour le coup, c'est sa performance. Une grosse partie de la crédibilité du film passe par lui.
Pas le choc de l'année mais un bon film :)
Va falloir que je jette un œil à Harvey Milk.





























































































































