1001 Pattes - Le test blu-ray
Publié le 2010-04-07 10:25:20 par Aimé
10/10
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8/10
- Acheter le blu-ray 1001 Pattes sur :
- Axel Music
Tout d'abord, je tiens à dire que ce film tient une place particulière dans mon coeur d'amateur de film d'animation comme certains films de Miyazaki ou Takahata.
Après l'événement cinématographique qu'a pu constituer Toy Story 1 (1995) , voila que les gars de chez Pixar basent très librement le scénario de leur second métrage d'animation sur Les Sept Mercenaires voir Les Sept Samouraïs : un village terrorisé/racketté par des gangsters/hors-la-loi/samouraïs/cowboys, envoie quelqu'un pour chercher de l'aide et débarrasser les lieux des gêneurs. Classique quoi.
Pour raconter cette histoire monumentale interprétée par des personnages minuscules, John Lasseter remet le couvert en tant que réalisateur, mais cette fois il sera épaulé par Andrew Stanton. Ils écriront tous les deux le scénario, en compagnie de celui qu'on surnommait "le coeur de Pixar", Joe Ranft (décédé en 2005 dans un accident de voiture). Ranft double également le personnage de la chenille Allemande, Heimlich.

Après les jouets, nos compères décident de raconter l'histoire d'une petite fourmi, Flick (Tilt en français, parce que son nom anglais, ça le fait carrément pas dans notre langue) qui essaie systématiquement d'aider la colonie en inventant des outils destinés à améliorer la vie de ses compatriotes. Seulement voila, il n'est pas très doué. Il n'est pas méchant pour deux ronds, il souhaite juste "faire la différence", sortir un peu des sentiers battus et du "cadre" qu'on lui a imposé toute sa vie. De ce fait, il est à l'origine de catastrophes aux proportions bibliques.
Les plans larges en cinémascope (magnifique utilisation du 2.35) de l'environnement et de l'arbre qui surplombe la fourmilière viendront nous rappeler de temps en temps combien les acteurs de cette histoire sont microscopiques et combien les enjeux sont énormes pour eux. A l'instar de certaines prises de vue du documentaire Microcosmos, où un plan large d'une forêt précédait systématiquement l'introduction d'une scène par laquelle on arrivait directement dans l'intimité de l'infiniment petit, le but étant de se rendre compte à quel point nous passons à côté d'une vie qui grouille sous nos pieds sans nous en apercevoir et dont nous ne mesurons aucunement l'échelle ou les proportions.
Il sera question de liberté, d'identité et de solidarité dans 1001 pattes. Pixar ne considère pas toutes nos chères têtes blondes comme des "clients" potentiels pour du merchandising et du "temps de cerveau" pour Mattel ou autres marques de jouets.
C'est pourquoi ils ont décidé de nous raconter, aux enfants et à nous, adultes, des histoires qui essaient de dire quelque chose. Ils intègrent de vraies valeurs humanistes et pas des pseudos-concepts blindés de clichés à l'odeur parfois nauséabonde.
Le résultat ? Une légèreté à toutes épreuves tout en distillant habilement un vrai fond. Une double lecture très appréciée des adultes qui accompagne inlassablement leurs progénitures blondes (ou brune voire rousse) à des séances de films d'animation en tout genre.
Il y a de la générosité à revendre dans 1001 Pattes. Et il y a de l'inventivité à revendre surtout. C'est pas compliqué il y a pratiquement une idée toutes les trois secondes. Bon d'accord, j'exagère peut-être un peu mais honnêtement, à peine.

Il y a également de l'humour, et quel humour. Ultra référentiel sans être plombant ou démonstratif, 1001 Pattes fait franchement rigoler de bon coeur. La troupe de théâtre avec ses personnages hauts en couleurs, qui s'avèrent tous être des rebuts d'artistes sur le retour mais avec une générosité sans limite, est à se pisser dessus. Et c'est là que Pixar se démarque des autres studios. Ils accordent une place toute particulière aux seconds couteaux comme on dit, ces seconds rôles dont l'importance est énorme. Ça donne une galerie de loosers tous plus attachants les uns que les autres : les deux cloportes acrobates qui parlent à peine anglais sont à mourir de rire, la puce qui est le directeur de ce joyeux bordel est irrésistible, sans compter la chenille obèse, Heimlich, qui n'a qu'un seul souhait : devenir un beau papillon.
Ils ont encore une fois un casting vocal de choix : Kevin Spacey (Usual Suspects, Seven), Dave Foley (peu connu chez nous mais un acteur de télé plutôt connu aux US), Hayden Panetierre (la future cheer leader de la série Heroes, ici toute gamine), Julia Louis Dreyfuss (Seinfeld, Saturday Night Live).
Plus énorme encore, vous apprécierez à leur juste valeur le doublage de deux comédiens cultes : Roddy McDowall que vous connaissez par sa prestation inoubliable dans le rôle de Cornelius dans la Planète des Singes mais aussi Vampire, Vous Avez Dit Vampire. Il double Mister Soil, un membre du conseil des fourmis. C'est un des anciens. Ce rôle sera son dernier puisque McDowall nous quitta juste après. L'autre comédien est une comédienne. Il s'agit de Madeline Kahn. Vous la connaissez certainement car elle a joué dans de nombreux films de Mel Brooks comme Le shérif est en prison, Frankenstein, Jr et Le Grand Frisson (High Anxiety). Elle était également une excellente chanteuse et une comédienne de théâtre. Une tueuse. Madeline Kahn double Gipsy, la femme et l'assistante de Manni, le magicien. Malheureusement, elle décède d'un cancer en 1999, à l'âge de 57 ans.
Bref, vous l'aurez compris, des gens connus mais pas de casting "évident" pour rameuter la galerie. Un choix vocal plutôt déterminé par un personnage et sa personnalité. Un truc qui sert l'histoire quoi.
Il est amusant de constater que, depuis que Pixar nous livre chefs-d'oeuvres sur chefs-d'oeuvres, on connait de plus en plus le nom des metteurs en scène de ce studio prestigieux. Avant eux, cela n'arrivait finalement que pour les films d'animation japonais et quelques rares autres exceptions. En effet, qui serait capable de citer le réalisateur de La Belle et la Bête de Disney (ou même celui du Roi Lion). Je ne dis pas que les deux films pré-cités soient mauvais, je me rend juste compte que le réalisateur était moins mis en valeur que ne le sont ceux de chez Pixar. Preuve que le studio met en vedette ses artistes avant sa technique, car cette dernière ne leur sert avant tout qu'à raconter une histoire.
On voit bien ici que, même à l'époque où Disney était obligatoirement présent au dessus de Pixar, le studio prenait déjà la liberté de raconter ses histoires comme il le souhaitait.
Il ne faudra pas beaucoup de temps pour que le concurrent direct des studios Pixar, j'ai nommé Dreamworks, sortent aussi un film à base de... fourmis !
Assez curieusement, il parait que John Lasseter aurait balancé le pitch de 1001 Pattes le jour où l'ancien patron de Disney, Jeffrey Katzenberg, (qui deviendra un de ceux de Dreamworks) quitta la société. Bien entendu, Lasseter s'est senti trahi lorsqu'il apprit que Dreamworks allaient sortir leur propre film juste un mois avant la sortie de 1001 Pattes. Katzenberg affirma qu'il stopperai la production de son film si Lasseter et Steve Jobs acceptaient de décaler la sortie de leur long-métrage qui était en compétition direct avec Le Prince d'Egypte produit par Dreamworks. Ils refusèrent.
Malgré un casting 5 étoiles (Jennifer Lopez, Sylvester Stallone, Woody Allen, Sharon Stone, Christopher Walken, Anne Bancroft, Danny Glover... OUF ! et j'en oublie), Antz (Fourmiz en français) n'arrivera jamais à atteindre le degré d'émotion et de virtuosité de 1001 Pattes malgré une excellente interprétation de la part de Woody Allen. A Bug's Life rapporta deux fois plus d'argent au box-office que son concurrent direct.
Cette émotion qui fait toute la différence chez un Miyazaki, un Takahata ou un John Lasseter, un Pete Docter ou un Andrew Stanton.

Je vais terminer par les fameuses "auto-citations" contenues dans les films du studio. 1001 Pattes ne faisant pas exception à la règle, voici ce que l'on peut trouver en regardant attentivement certaines scènes :
* Le restaurant Pizza Planet de Toy Story est représenté sur un camion de livraison lors de la scène où un insecte tente de prévenir un de ses congénères de ne pas trop s'approcher des lumières vives (les "bug zapper") qui sont nocives, et pour cause, ça les électrocute instantanément.
On reverra le logo Pizza Planet lorsque Tilt arrive à la ville des insectes, Bug City.
* Lors du générique de fin, pendant le bêtisier du tournage censé mettre en scène les personnages comme s'ils étaient de véritables acteurs en train de tourner un "vrai film", Tilt doit tourner la scène où il s'envole et s'écrie d'un seul : "To infinity and beyond" (vers l'infini et au-delà) alors que sa réplique est "For the Colony, and for oppressed ants everywhere!" (pour la colonie et toute les fourmis opprimées).
* On aperçoit aussi Woody en technicien sur le long-métrage qui tient le clap cinéma.

Finalement, personne ne le dit, mais je suis persuadé que pas mal de monde attend patiemment que Pixar se plante royalement sur un de ses films pour pouvoir dire : "tu vois, je te l'avais dit, ça cachait quelque chose".
Une dizaine de films plus tard, le niveau de Pixar n'a jamais été aussi haut (cf. Wall-E ou Up!/Là-Haut) et on se demande bien, film après film, ce qu'ils vont bien pouvoir faire de mieux la prochaine fois.
Après l'événement cinématographique qu'a pu constituer Toy Story 1 (1995) , voila que les gars de chez Pixar basent très librement le scénario de leur second métrage d'animation sur Les Sept Mercenaires voir Les Sept Samouraïs : un village terrorisé/racketté par des gangsters/hors-la-loi/samouraïs/cowboys, envoie quelqu'un pour chercher de l'aide et débarrasser les lieux des gêneurs. Classique quoi.
Pour raconter cette histoire monumentale interprétée par des personnages minuscules, John Lasseter remet le couvert en tant que réalisateur, mais cette fois il sera épaulé par Andrew Stanton. Ils écriront tous les deux le scénario, en compagnie de celui qu'on surnommait "le coeur de Pixar", Joe Ranft (décédé en 2005 dans un accident de voiture). Ranft double également le personnage de la chenille Allemande, Heimlich.

Après les jouets, nos compères décident de raconter l'histoire d'une petite fourmi, Flick (Tilt en français, parce que son nom anglais, ça le fait carrément pas dans notre langue) qui essaie systématiquement d'aider la colonie en inventant des outils destinés à améliorer la vie de ses compatriotes. Seulement voila, il n'est pas très doué. Il n'est pas méchant pour deux ronds, il souhaite juste "faire la différence", sortir un peu des sentiers battus et du "cadre" qu'on lui a imposé toute sa vie. De ce fait, il est à l'origine de catastrophes aux proportions bibliques.
Les plans larges en cinémascope (magnifique utilisation du 2.35) de l'environnement et de l'arbre qui surplombe la fourmilière viendront nous rappeler de temps en temps combien les acteurs de cette histoire sont microscopiques et combien les enjeux sont énormes pour eux. A l'instar de certaines prises de vue du documentaire Microcosmos, où un plan large d'une forêt précédait systématiquement l'introduction d'une scène par laquelle on arrivait directement dans l'intimité de l'infiniment petit, le but étant de se rendre compte à quel point nous passons à côté d'une vie qui grouille sous nos pieds sans nous en apercevoir et dont nous ne mesurons aucunement l'échelle ou les proportions.
Il sera question de liberté, d'identité et de solidarité dans 1001 pattes. Pixar ne considère pas toutes nos chères têtes blondes comme des "clients" potentiels pour du merchandising et du "temps de cerveau" pour Mattel ou autres marques de jouets.
C'est pourquoi ils ont décidé de nous raconter, aux enfants et à nous, adultes, des histoires qui essaient de dire quelque chose. Ils intègrent de vraies valeurs humanistes et pas des pseudos-concepts blindés de clichés à l'odeur parfois nauséabonde.
Le résultat ? Une légèreté à toutes épreuves tout en distillant habilement un vrai fond. Une double lecture très appréciée des adultes qui accompagne inlassablement leurs progénitures blondes (ou brune voire rousse) à des séances de films d'animation en tout genre.
Il y a de la générosité à revendre dans 1001 Pattes. Et il y a de l'inventivité à revendre surtout. C'est pas compliqué il y a pratiquement une idée toutes les trois secondes. Bon d'accord, j'exagère peut-être un peu mais honnêtement, à peine.

Il y a également de l'humour, et quel humour. Ultra référentiel sans être plombant ou démonstratif, 1001 Pattes fait franchement rigoler de bon coeur. La troupe de théâtre avec ses personnages hauts en couleurs, qui s'avèrent tous être des rebuts d'artistes sur le retour mais avec une générosité sans limite, est à se pisser dessus. Et c'est là que Pixar se démarque des autres studios. Ils accordent une place toute particulière aux seconds couteaux comme on dit, ces seconds rôles dont l'importance est énorme. Ça donne une galerie de loosers tous plus attachants les uns que les autres : les deux cloportes acrobates qui parlent à peine anglais sont à mourir de rire, la puce qui est le directeur de ce joyeux bordel est irrésistible, sans compter la chenille obèse, Heimlich, qui n'a qu'un seul souhait : devenir un beau papillon.
Ils ont encore une fois un casting vocal de choix : Kevin Spacey (Usual Suspects, Seven), Dave Foley (peu connu chez nous mais un acteur de télé plutôt connu aux US), Hayden Panetierre (la future cheer leader de la série Heroes, ici toute gamine), Julia Louis Dreyfuss (Seinfeld, Saturday Night Live).
Plus énorme encore, vous apprécierez à leur juste valeur le doublage de deux comédiens cultes : Roddy McDowall que vous connaissez par sa prestation inoubliable dans le rôle de Cornelius dans la Planète des Singes mais aussi Vampire, Vous Avez Dit Vampire. Il double Mister Soil, un membre du conseil des fourmis. C'est un des anciens. Ce rôle sera son dernier puisque McDowall nous quitta juste après. L'autre comédien est une comédienne. Il s'agit de Madeline Kahn. Vous la connaissez certainement car elle a joué dans de nombreux films de Mel Brooks comme Le shérif est en prison, Frankenstein, Jr et Le Grand Frisson (High Anxiety). Elle était également une excellente chanteuse et une comédienne de théâtre. Une tueuse. Madeline Kahn double Gipsy, la femme et l'assistante de Manni, le magicien. Malheureusement, elle décède d'un cancer en 1999, à l'âge de 57 ans.
Bref, vous l'aurez compris, des gens connus mais pas de casting "évident" pour rameuter la galerie. Un choix vocal plutôt déterminé par un personnage et sa personnalité. Un truc qui sert l'histoire quoi.
Il est amusant de constater que, depuis que Pixar nous livre chefs-d'oeuvres sur chefs-d'oeuvres, on connait de plus en plus le nom des metteurs en scène de ce studio prestigieux. Avant eux, cela n'arrivait finalement que pour les films d'animation japonais et quelques rares autres exceptions. En effet, qui serait capable de citer le réalisateur de La Belle et la Bête de Disney (ou même celui du Roi Lion). Je ne dis pas que les deux films pré-cités soient mauvais, je me rend juste compte que le réalisateur était moins mis en valeur que ne le sont ceux de chez Pixar. Preuve que le studio met en vedette ses artistes avant sa technique, car cette dernière ne leur sert avant tout qu'à raconter une histoire.
On voit bien ici que, même à l'époque où Disney était obligatoirement présent au dessus de Pixar, le studio prenait déjà la liberté de raconter ses histoires comme il le souhaitait.
Il ne faudra pas beaucoup de temps pour que le concurrent direct des studios Pixar, j'ai nommé Dreamworks, sortent aussi un film à base de... fourmis !
Assez curieusement, il parait que John Lasseter aurait balancé le pitch de 1001 Pattes le jour où l'ancien patron de Disney, Jeffrey Katzenberg, (qui deviendra un de ceux de Dreamworks) quitta la société. Bien entendu, Lasseter s'est senti trahi lorsqu'il apprit que Dreamworks allaient sortir leur propre film juste un mois avant la sortie de 1001 Pattes. Katzenberg affirma qu'il stopperai la production de son film si Lasseter et Steve Jobs acceptaient de décaler la sortie de leur long-métrage qui était en compétition direct avec Le Prince d'Egypte produit par Dreamworks. Ils refusèrent.
Malgré un casting 5 étoiles (Jennifer Lopez, Sylvester Stallone, Woody Allen, Sharon Stone, Christopher Walken, Anne Bancroft, Danny Glover... OUF ! et j'en oublie), Antz (Fourmiz en français) n'arrivera jamais à atteindre le degré d'émotion et de virtuosité de 1001 Pattes malgré une excellente interprétation de la part de Woody Allen. A Bug's Life rapporta deux fois plus d'argent au box-office que son concurrent direct.
Cette émotion qui fait toute la différence chez un Miyazaki, un Takahata ou un John Lasseter, un Pete Docter ou un Andrew Stanton.

Je vais terminer par les fameuses "auto-citations" contenues dans les films du studio. 1001 Pattes ne faisant pas exception à la règle, voici ce que l'on peut trouver en regardant attentivement certaines scènes :
* Le restaurant Pizza Planet de Toy Story est représenté sur un camion de livraison lors de la scène où un insecte tente de prévenir un de ses congénères de ne pas trop s'approcher des lumières vives (les "bug zapper") qui sont nocives, et pour cause, ça les électrocute instantanément.
On reverra le logo Pizza Planet lorsque Tilt arrive à la ville des insectes, Bug City.
* Lors du générique de fin, pendant le bêtisier du tournage censé mettre en scène les personnages comme s'ils étaient de véritables acteurs en train de tourner un "vrai film", Tilt doit tourner la scène où il s'envole et s'écrie d'un seul : "To infinity and beyond" (vers l'infini et au-delà) alors que sa réplique est "For the Colony, and for oppressed ants everywhere!" (pour la colonie et toute les fourmis opprimées).
* On aperçoit aussi Woody en technicien sur le long-métrage qui tient le clap cinéma.

Finalement, personne ne le dit, mais je suis persuadé que pas mal de monde attend patiemment que Pixar se plante royalement sur un de ses films pour pouvoir dire : "tu vois, je te l'avais dit, ça cachait quelque chose".
Une dizaine de films plus tard, le niveau de Pixar n'a jamais été aussi haut (cf. Wall-E ou Up!/Là-Haut) et on se demande bien, film après film, ce qu'ils vont bien pouvoir faire de mieux la prochaine fois.
Et bien ça va être difficile de ne pas utiliser de superlatifs pour cette édition qui sera une fois de plus une véritable référence en matière de Haute Définition. Difficile également pour moi de ne pas répéter encore une fois ce que j'ai dit à propos d'autres transferts concernant les films d'animation Pixar. Je m'en excuse d'avance mais finalement c'est de leur faute puisqu'ils sont pratiquement irréprochables à chaque fois. Qui peut en dire autant ?
Il est vrai que l'on a souvent tendance à affirmer que c'est toujours plus "facile" de transférer un film d'animation en image de synthèse directement sur une galette haute def (ce qui n'est pas toujours vrai d'ailleurs) mais quand même, c'est toujours aussi impressionnant.
A l'époque où était sorti le dvd, c'était la toute première fois que Disney réalisait un transfert tout numérique (digital to digital). Le DVD était, de ce fait, une grande réussite.
Là, il faut dire que l'upgrade est de taille. Tout est parfait.
Le niveau de détails et de textures frise l'indécence. Le film date de plus de 10 ans mais n'a pas à rougir face à un Wall-E récemment édité. Bien entendu, je parle de la qualité du transfert et non pas de la technique qui a forcément évoluée entre ces deux long-métrages.
La colorimétrie est somptueuse, la copie immaculée, la fluidité monstrueuse de perfection. Je n'ai décelé ni banding ni aliasing intempestif qui viendraient interférer pendant le visonnage de ce Blu-ray.
Bon j'arrête là, ça ne sert à rien de continuer puisque nous sommes en face de la perfection ultime. JETEZ votre DVD SD et passez au Blu-ray, vous ne le regretterez pas.
Il est vrai que l'on a souvent tendance à affirmer que c'est toujours plus "facile" de transférer un film d'animation en image de synthèse directement sur une galette haute def (ce qui n'est pas toujours vrai d'ailleurs) mais quand même, c'est toujours aussi impressionnant.
A l'époque où était sorti le dvd, c'était la toute première fois que Disney réalisait un transfert tout numérique (digital to digital). Le DVD était, de ce fait, une grande réussite.
Là, il faut dire que l'upgrade est de taille. Tout est parfait.
Le niveau de détails et de textures frise l'indécence. Le film date de plus de 10 ans mais n'a pas à rougir face à un Wall-E récemment édité. Bien entendu, je parle de la qualité du transfert et non pas de la technique qui a forcément évoluée entre ces deux long-métrages.
La colorimétrie est somptueuse, la copie immaculée, la fluidité monstrueuse de perfection. Je n'ai décelé ni banding ni aliasing intempestif qui viendraient interférer pendant le visonnage de ce Blu-ray.
Bon j'arrête là, ça ne sert à rien de continuer puisque nous sommes en face de la perfection ultime. JETEZ votre DVD SD et passez au Blu-ray, vous ne le regretterez pas.
Et bien pour le son, c'est pareil que pour l'image. La piste DTS-HD en version originale est aussi une référence auditive.
Tous les bruits de l'environnement de la fourmilière sont restitués avec une précision taillée au scalpel. Les effets sonores à 360° sont légions et on entendrait une mouche péter à 15 kilomètres (vu que c'est un film sur les insectes, je me suis permis cette image si délicate).
Le travail du design/habillage sonore des techniciens de chez Pixar est bien plus qu'impressionnant et le Blu-ray révèle enfin toutes les subtilités qu'on attendait tous.
La piste VF en Dolby Digital 5.1 n'est pas en reste même, si un peu en deçà de la piste HD. Elle vous donnera toute satisfaction puisque l'ensemble de vos enceintes (avant/arrière + caisson de basse) sera sollicité pour votre plus grande joie.
Tous les bruits de l'environnement de la fourmilière sont restitués avec une précision taillée au scalpel. Les effets sonores à 360° sont légions et on entendrait une mouche péter à 15 kilomètres (vu que c'est un film sur les insectes, je me suis permis cette image si délicate).
Le travail du design/habillage sonore des techniciens de chez Pixar est bien plus qu'impressionnant et le Blu-ray révèle enfin toutes les subtilités qu'on attendait tous.
La piste VF en Dolby Digital 5.1 n'est pas en reste même, si un peu en deçà de la piste HD. Elle vous donnera toute satisfaction puisque l'ensemble de vos enceintes (avant/arrière + caisson de basse) sera sollicité pour votre plus grande joie.
Tous les bonus de l'édition DVD ont été reportés sur ce Blu-ray, et Pixar nous a gâté avec des bonus inédits malgré le fait que nous sommes en présence ici d'une édition un brin moins fournie que d'autres déjà disponibles en Blu-ray.

- Commentaire audio de John Lasseter, Andrew Stanton, et le monteur Lee Unkrich - Toujours passionnant et décontracté, les commentaires audio sur les films Pixar nous apprennent une foultitude de choses.
- Filmmakers' Round Table (21mins, HD) Exclusif au BR et assurément un des suppléments les plus intéressants du lot. "Tour de table" où Lasseter, Stanton ainsi que les producteur Kevin Reher et Darla K. Anderson amènent des précisions qui complètent à merveille l'écoute du commentaire audio mais cette fois-ci en image.
- Preproduction Featurettes (34mins, SD) - il s'agit d'un module en cinq parties qui revient sur le processus de fabrication du film. On y voit des tests d'animation, des storyboards et des images d'archives sur les plantes et les insectes qui les ont aider à créer et rendre crédible le monde de 1001 Pattes.
- Behind the Scenes Featurettes (29mins, SD) - module encore une fois subdivisé en plusieurs parties. Les créateurs reviennent sur le casting vocal, l'animation et le design sonore.
- The First Draft (11mins, HD): premier jet du script
- Design Galleries: concept art, character designs, storyboards, environement.
- Geri's Game (5mins, HD): court-métrage de génie qu'on ne présente plus et qui a reçu un oscar.
- Outtakes (8mins, HD) - Scènes coupées.
- Publicity Materials: Trailers, posters, spots publicitaires.
- Grasshopper & the Ants (8mins, HD): un dessin animé "vintage" de la série Walt Disney Silly Symphony datant de 1934 et principale inspiration pour le film.
- BD-Live Functionality
- Digital Copy

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Commentaires
Sébastien
07/04/2010 10:55
Touchant et drôle ... bon on finit par se répéter avec Pixar c'est presque chiant !
07/04/2010 11:49
Un chef-d'oeuvre de plus,comme tout ce qu'a fait pixar.
07/04/2010 13:46
junglefever > grave c'est exactement ce que je me disais en me relisant au niveau de tous les tests donc désolé pour les éventuelles redites
vicking > + 1000
vicking > + 1000
07/04/2010 14:08
Un Pixar un peu merdique selon moi, nan mais les mecs ont pas idée de faire un film sur des trucs aussi inutiles que les insectes...
Ca prend pas?...Bon ok j'ai adoré comme tout Pixar quoi
Ca prend pas?...Bon ok j'ai adoré comme tout Pixar quoi
07/04/2010 14:18
En fait, on va faire un modèle de test unique pour les pixar, ou il n'y aura plus qu'a mettre les noms
07/04/2010 15:14
Premier PIXAR que j'ai vu et donc forcement un de mes préférés :)
07/04/2010 16:45
il n'est pas sorti en France ,n'est-ce pas?
c'est le doublage canadien?
c'est le doublage canadien?
07/04/2010 16:47
En relativisant, et même si j'adore les autres oeuvres de Pixar, 1001 Pattes doit être mon préféré. Il est pourtant loin de la fulgurance visuelle d'un Up ou Wall-e, mais bon dieu que j'ai pu rigoler à la vision de ce "7 samurais" revisité et pourtant pas cliché (ni téléphoné) là où de nombreux films live se sont cassé le nez en cherchant à plagier/rendre hommage.
07/04/2010 16:56
magneto > de mémoire c'est le doublage canadien mais je re-vérifie ça se soir et je te confirme et non en effet, il n'est pas sorti chez nous mais le Blu-Ray est region ABC
neocalimero > trop vrai ce que tu dis à propos des 7 Samouraïs/Mercenaires
neocalimero > trop vrai ce que tu dis à propos des 7 Samouraïs/Mercenaires
07/04/2010 20:50
1001 pattes c'est le premier Pixar que j'ai acheté... C'est simple comme un coup de Phil !
08/04/2010 01:14
magneto > je te confirme qu'il s'agit d'une VFQ (québécoise)
08/04/2010 09:07
merci Aimé
08/04/2010 11:50
j'ai honte : chaque fois qu'on l'a visionné, je me suis endormie... Je tenterai une troisième fois, peut-être un après-midi pour limiter les risques soporifiques... Fourmiz ne m'avait pas fait ça.
08/04/2010 12:29
T'as dormi sur 1001 Pattes Flo ? SHAME ON YOU
Ah nan c'est pas possible quoi ok Fourmiz est sympa mais A Bug's Life l'éclate direct (même si Woody Allen n'est pas dans le film hein ^^).
Faudra retenter à l'occaz :)
Ah nan c'est pas possible quoi ok Fourmiz est sympa mais A Bug's Life l'éclate direct (même si Woody Allen n'est pas dans le film hein ^^).
Faudra retenter à l'occaz :)
08/04/2010 17:39
bin j'ai vraiment bien bien aimé Fourmiz, c'est peut-être pour ça que j'accroche moins à mille et une pattes... mais je retenterai sans soucis ! En tous cas super test (je le dis rarement même si je le pense toujours concernant la très grande majorité des tests)
















































































